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PARISOT Henri

Ancien sénateur des Vosges

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 22 septembre 1968
  • Fin de mandat le 2 octobre 1977 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PARISOT (Henri, Paul)

Né le 5 septembre 1895 à Mirecourt (Vosges)

Décédé le 3 juin 1984 à Mirecourt (Vosges)

Sénateur des Vosges de 1952 à 1977

Le tandem formé par Henri Parisot et Louis Courroy sollicite à nouveau les suffrages des grands électeurs lors des élections sénatoriales du 26 avril 1959 dans les Vosges. Cette liste a connu le succès en 1952 puis en 1958. Elle se veut à l'image du département : Henri Parisot, maire de Mirecourt, représente « la Plaine » (en réalité le plateau lorrain) ; Louis Courroy, conseiller général du Thillot, est implanté dans la Montagne vosgienne. Si les grands électeurs leur accordent une majorité absolue dès le premier tour, les candidatures dissidentes de maire de Vomécourt, Georges Marin, et de l'ingénieur-conseil, André Gravier, font perdre plus de 200 voix à Henri Parisot par rapport à juin 1958. Il obtient 647 voix sur 1 157 contre 850 sur 1 158 moins d'un an plus tôt. Son colistier Louis Courroy est plus facilement réélu sénateur avec 773 voix, contre 881 en juin 1958.

Henri Parisot appartient au groupe des Républicains indépendants (RI) et siège à la commission des affaires étrangères de la Haute assemblée jusqu'en 1977. La confiance de ses collègues lui vaut de retrouver les fonctions de secrétaire du Sénat dès le 5 mai 1959. Il exercera cette responsabilité jusqu'à l'automne 1968. Henri Parisot est en outre élu sénateur de la Communauté le 8 juillet 1959. Deux périodes distinctes peuvent être distinguées s'agissant de son activité parlementaire sous la Ve République. De 1959 à 1968, il intervient peu en séance publique, sinon sur des sujets très techniques. Le 12 décembre 1963, il remplace son collègue Paul Piales comme rapporteur d'un texte autorisant la ratification d'une convention signée le 5 octobre 1962 entre la République fédérale d'Allemagne (RFA), la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et la France. Il s'agit de créer une organisation européenne pour les recherches astronomiques dans l'hémisphère austral, dont l'observatoire s'installerait sans doute au Chili. Le sénateur des Vosges s'étonne d'abord que la convention « soit ratifiée aussi tardivement par le Parlement », alors que les scientifiques en attendent beaucoup. Il traduit en outre le sentiment de la commission des affaires étrangères en formant le voeu que « d'autres Etats européens viennent dans un proche avenir se joindre aux premiers signataires de la convention », en particulier la Grande-Bretagne ou l'Italie. Le 23 juin 1965, il défend un projet de loi visant à approuver l'accord de siège conclu le 30 juin 1961 entre le gouvernement français et l'Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes. Cette structure, qui agit en faveur du développement de la coopération internationale en matière de lutte contre les parasites et les maladies du végétal, souhaite en effet bénéficier des privilèges reconnus aux organisations internationales, comme l'inviolabilité des locaux et des archives ou l'immunité de juridiction pour ses fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions. Deux ans et demi plus tard, il expose à ses collègues les raisons qui justifient la réorganisation du corps des ingénieurs relevant du ministère des Armées en deux nouveaux corps : ceux des ingénieurs d'armement et des ingénieurs des études et techniques d'armement (séance du 12 décembre 1967).

Henri Parisot accorde les pouvoirs spéciaux au gouvernement Debré pour rétablir l'ordre en Algérie au lendemain de la semaine des barricades (3 février 1960) et approuve la réforme des régimes matrimoniaux (11 mai 1965). Il refuse en revanche de légaliser la contraception médicamenteuse (5 décembre 1967). C'est sans autre concurrence que celle d'une liste communiste et de deux candidats isolés, dont le futur maire socialiste d'Epinal Pierre Blanck, qu'Henri Parisot est réélu sénateur des Vosges avec son habituel colistier, Louis Courroy, le 22 septembre 1968. 824 grands électeurs sur 1 166 se prononcent en effet en faveur du maire de Mirecourt.

Le parlementaire lorrain ne siège plus au bureau du Sénat après l'automne 1968. Il se défait en outre de ses mandats locaux en ne se représentant pas aux municipales de mars 1971 à Mirecourt, ni aux cantonales de septembre 1973. Cette plus grande disponibilité trouve sa traduction dans son activité législative. En 1971, Henri Parisot est choisi comme rapporteur pour avis du budget de la section commune et de la section gendarmerie du ministère de la défense pour 1972. Il assume à nouveau cette responsabilité en 1972, 1973, 1974, 1975 et 1976. Il s'attache tout particulièrement à la revalorisation de la condition militaire et relaie avec constance les demandes des personnels des armées, qu'il s'agisse des problèmes d'habillement, de transmissions ou d'équipement informatique. Favorable à un meilleur « dialogue entre l'appelé et l'armée », il se réjouit de la réforme du règlement du service général qui donnera « plus de souplesse » au commandement, en particulier dans les unités d'appelés (séance du 30 novembre 1973).

Henri Parisot ne néglige pas pour autant les intérêts de son département d'élection, berceau de la lutherie française. Il évoque ce sujet lors du débat sur le budget des affaires culturelles pour 1974 et salue la création en 1970 d'une « école de lutherie placée sous l'égide de l'éducation nationale » à Mirecourt. Il demande de surcroît au Gouvernement d'aider les maîtres luthiers qui souhaitent créer des ateliers dans la petite cité lorraine (séance du 7 décembre 1973).

Le sénateur des Vosges appartient à la majorité dans les années 1970. Il soutient la création des régions (29 juin 1972) ainsi que l'abaissement de la majorité à 18 ans, mais s'oppose en revanche à la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (19 décembre 1974) comme à la création du divorce par consentement mutuel (18 juin 1975).

Henri Parisot et Louis Courroy ne se représentent pas aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977 dans les Vosges. Leur complicité politique, même s'ils appartiennent à deux générations différentes - Henri Prisot est né en 1894 et Louis Courroy en 1915 - se manifeste dans ce retrait concerté. Christian Poncelet, récemment élu président du Conseil général des Vosges, et le député Albert Voilquin leur succèdent alors sur les bancs de la Haute assemblée.

C'est dans sa ville natale qu'Henri Parisot s'éteint à l'âge de 88 ans. Un quotidien local salue alors en lui un « homme de bien et de devoir ». L'ancien sénateur avait été décoré des Croix de guerres 1914-1918 et 1939-1945. Officier de la Légion d'honneur, il avait également reçu la Médaille du combattant volontaire de la Résistance.

Une avenue de Mirecourt porte son nom depuis 1988.

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Photo de M. Henri PARISOT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 5 septembre 1895
Décédé le 3 juin 1984
Profession
Négociant
Département
Vosges