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Étude de législation comparée n° 202 - novembre 2009 - La castration chimique

 

Service des études juridiques (Novembre 2009)

SUÈDE

En application de la loi pénitentiaire, selon laquelle le séjour en prison doit, d'une part, préparer la réadaptation des personnes incarcérées à la vie sociale et, d'autre part, prévenir les risques de récidive, les prisonniers qui ont été condamnés pour des infractions sexuelles suivent en principe une psychothérapie.

Depuis 2002, l'administration pénitentiaire met en oeuvre le programme ROS (Relation och Samenlevnad, c'est-à-dire Relation et vie collective), qui repose généralement sur la thérapie de groupe. D'une durée de quelque 150 heures réparties sur 18 à 28 semaines, ce programme se déroule sous la responsabilité d'un psychologue. Depuis octobre 2009, une thérapie individuelle peut être proposée dans le cadre d'une variante du programme ROS. Dans certains cas, un traitement médicamenteux - facultatif - complète la psychothérapie.

Dans tous les établissements pénitentiaires qui accueillent des délinquants sexuels, le programme ROS est proposé. Toutefois, faute de ressources financières, on estime qu'environ un tiers des délinquants sexuels ne participeraient pas à cette psychothérapie.