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Projet de loi de finances pour 2001 : Aviation civile et transport aérien

 

b) L'augmentation des capacités de traitement du trafic aérien

Consciente de l'enjeu, la direction générale de l'aviation civile a programmé de nouveaux investissements pour le traitement du trafic aérien (soit une enveloppe d'environ 1 milliard de francs en 2000 et en 2001). Un plan d'augmentation des capacités à cinq ans a été mis en place.

Pour augmenter la capacité du système français de gestion du trafic, un nouveau centre de contrôle a notamment été construit à Aix en Provence (d'une capacité de 26 positions de contrôle contre 22 actuellement) ; le centre de Bordeaux doit être agrandi ; de nouvelles stations de travail des contrôleurs sont installées (programme " ODS " France) ; les stations radars secondaires seront renouvelées.

Dans les zones les plus chargées, de nouveaux secteurs de contrôle ont été ouverts, afin d'obtenir une division plus fine de l'espace. Une réorganisation de la circulation aérienne en région parisienne est à l'étude, en liaison avec le ministère de la Défense.

Le protocole pluriannuel signé avec les personnels prévoyait le recrutement, pour les années 1998-2000, de 270 contrôleurs de la navigation aérienne, ainsi que de 90 électroniciens de la sécurité aérienne et de 210 techniciens des études et de l'exploitation de l'aviation civile. Pour faire face à l'augmentation du trafic, un recrutement supplémentaire de 90 contrôleurs aériens a été décidé pour l'année 2000.

Enfin, un dialogue soutenu avec les autorités militaires devrait permettre un meilleur partage de l'espace aérien entre civils et militaires. La coordination doit en effet être renforcée à trois niveaux : une redéfinition des zones d'entraînement militaire a été effectuée en 1999 et des études sont en cours pour les adapter à la croissance du trafic civil (au profit de Roissy-Charles De Gaulle, Montpellier et Marseille) ; une cellule de coordination a été créée pour ajuster ces zones d'entraînement en fonction des pointes du trafic civil ; une coordination en temps réel des contrôleurs militaires et civils est, enfin, mise en place pour rendre les zones d'entraînement plus perméables au trafic civil.