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Projet de loi de finances pour 2001 : Forces terrestres

 

II. L'ADAPTATION DE L'ARMÉE DE TERRE À SON NOUVEL ENVIRONNEMENT

A. LA POURSUITE DE LA RÉORGANISATION DES STRUCTURES

L'armée de terre a largement opéré la réorganisation des forces, du commandement et des soutiens.

La restructuration des forces est pratiquement achevée. 39 régiments des forces ont été dissous, l'armée de terre conservant 85 régiments qui, pour la quasi-totalité d'entre eux, ont mis en place leurs nouvelles structures. Ces régiments disposent tous, au minimum, de 2 unités élémentaires de combat professionnelles et ont atteint 95 % de leur taux d'encadrement prévu. En fin d'année 2000, le nombre d'unités élémentaires (compagnies ou escadrons) totalement professionnalisées s'élèvera, dans les régiments, à 132, pour 182 prévues, dans les armes de mêlée, 77 sur 101 prévues pour les armes d'appui, 78 dans le domaine du soutien et de la logistique, 28 dans celle de l'aéromobilité, 22 dans celui du renseignement et 27 dans celui des transmissions.

La réorganisation du commandement est en phase d'achèvement. Le commandement de la force d'action terrestre (CFAT) à Lille et celui de la force logistique terrestre (CFLT) à Montlhéry sont opérationnels depuis 1998. Rappelons que le CFAT est chargé de la préparation opérationnelle des forces projetables, le CFLT assurant la conduite du soutien opérationnel. Avec la création cette année de l'état-major de force de Limoges, s'ajoutant à ceux de Nantes, Besançon et Marseille, l'armée de terre dispose désormais de ses quatre états-majors de force, destinés à être totalement et immédiatement projetables pour assurer le commandement d'une force du niveau d'une division OTAN. L'ensemble des 15 brigades (8 brigades interarmes, 1 brigade aéromobile, 4 brigades spécialisées et 2 brigades logistiques) ainsi que leurs états-majors respectifs sont créés. Enfin, le 1er juillet dernier ont été créées les 5 régions " Terre " (Bordeaux, Lyon, Metz, Paris et Rennes), chargées des questions liées à la vie courante de formations (budget, infrastructure, gestion et administration du personnel civil et militaire d'active et de réserve, recrutement et instruction).

Enfin, l'adaptation du dispositif de formation et de soutien, amorcée en 1997, se poursuit avec une phase marquée par des restructurations et dissolutions d'unité, notamment dans les organismes du matériel et du commissariat puis dans les services du génie, les transmissions stratégiques et les groupements de camps. L'école de défense nucléaire, bactériologique et chimique de Caen a été dissoute cette année, et celle de spécialistes du service de santé pour l'armée de terre, à Dinan, le sera en 2001.

L'année 2000 a également vu la dissolution des inspections d'armes, dont les attributions en matière de doctrine et de traditions sont respectivement transférées au commandement de la doctrine et de l'enseignement supérieur et aux écoles d'armes. Elles sont remplacées par un nouvel organisme unique : l'inspection de l'armée de terre. Cette inspection directement subordonnée au chef d'état-major est dirigée par un officier général et s'appuie sur 6 inspecteurs de fonction (commandement-renseignement, mêlée, appuis, logistique et formation, administration-budget-infrastructure et personnel), dont un inspecteur de la fonction personnel, ayant une vocation particulière de conseil et d'écoute sur les questions de personnel.