CHAPITRE IV - LES CRÉDITS CONSACRÉS À LA POLITIQUE DU TOURISME

Ce chapitre est présenté par M. René Hérisson, rapporteur pour avis. Après avoir souligné la résistance du secteur du tourisme à la crise, celui-ci constate la forte baisse des crédits consacrés à la politique du tourisme, s'inquiète de ses conséquences pour l'agence de promotion touristique Atout France et souligne la nécessité de rénover le parc vieillissant des hébergements touristiques.

I. UN SECTEUR DE L'ÉCONOMIE NATIONALE RÉSISTANT À LA CRISE

A. DES FLUX TOURISTIQUES TOUJOURS DYNAMIQUES

En ce qui concerne les principales tendances de l'économie touristique, ce domaine se confirme comme un secteur résistant à la crise. La reprise du tourisme mondial est forte en 2010, avec une hausse des arrivées internationales de 7 % par rapport à 2009. Mais elle profite surtout à l'Asie et, dans une moindre mesure à l'Amérique. La hausse est limitée à 3 % en Europe. Le cap du milliard de touristes internationaux devrait être franchi en 2012.

Avec 76,8 millions d'entrées en 2010, la France demeure la première destination touristique mondiale, devant les États-Unis et la Chine. Les touristes allemands et ceux en provenance des pays émergents contribuent notablement à ce bon résultat. Le nombre des nuitées passées par les touristes étrangers (515 millions) est en légère croissance (+0,5 %), en raison d'un allongement mesuré de la durée des séjours. Toutefois, notre pays n'est que troisième en termes de recettes du tourisme international, avec un montant de 35,1 milliards d'euros en 2010, derrière les États-Unis et l'Espagne, car sa position géographique centrale en fait un pays de transit pour de nombreux touristes, qui vont séjourner plus longuement dans l'un des pays limitrophes.

B. L'IMPORTANCE DU TOURISME DANS L'ÉCONOMIE NATIONALE

La révision méthodologique des comptes satellites du tourisme, qui était en cours depuis plusieurs années, est enfin achevée. Elle conduit à réévaluer à la hausse l'importance économique du tourisme. L'indicateur mesurant traditionnellement la part du tourisme dans le PIB, qui s'élevait à 6,2 % pour la dernière année connue, c'est-à-dire 2007, s'établit à 7,1 % en 2010.

D'autres chiffres-clefs permettent de mesurer l'importance du tourisme dans l'économie française.

Bien qu'en baisse de 1,1 % par rapport à 2009, les recettes touristiques dégagent en 2010 un solde positif de 6,1 milliards d'euros, qui fait du tourisme l'un des principaux postes excédentaires de la balance des paiements.

Le secteur du tourisme emploie 857 000 salariés au 31 décembre 2010, soit une création de 16 500 emplois sur l'année, correspondant à une hausse de 1,7 % par rapport à 2009. Il convient d'ajouter à ce chiffre 140 400 emplois non salariés, soit un total de près d'un million d'emploi.

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