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Projet de loi de finances pour 1997 : enseignement scolaire

 

4. Le développement de la formation continue des enseignants

a) Dans le premier degré

La formation continue des personnels du premier degré, mise en place à partir de 1969 a, dès l'origine, été envisagée comme une formation permanente incluant une formation initiale et des opérations de formation continue, celle-ci étant nécessaire pour adapter la pratique professionnelle des maîtres aux transformations du système éducatif. Depuis, la formation continue des maîtres s'est très largement inscrite dans la réalité de l'enseignement primaire et elle est dispensée dans le cadre départemental.

Si le bilan des actions réalisées apparaît non négligeable, des progrès doivent encore être réalisés notamment dans l'élaboration des plans de formation et dans l'évaluation de leurs résultats.

A cet égard, une évaluation menée au niveau national pendant l'année scolaire 1994-1995 a montré que si les plans départementaux de formation pouvaient encore parfois être organisés en fonction de l'offre de formation disponible, ils sont de plus en plus souvent conçus en partant des besoins et de la demande des personnels.

En 1995-1996, 143.631 enseignants du premier degré avaient suivi un stage départemental de formation continue.

S'agissant des langues vivantes, le concours externe de recrutement de professeurs des écoles comporte désormais une épreuve orale dans les épreuves d'admission, qui peut porter, au choix du candidat, sur une langue choisie parmi celles enseignées à l'école élémentaire. Depuis la session de 1995, les candidats peuvent également présenter en plus une épreuve écrite facultative portant sur les mêmes langues.

Sur les 9.622 candidats admis à la session de 1995, près de 42 % ont choisi les langues vivantes pour la deuxième épreuve orale d'admission.

Pour l'année scolaire 1996-1997, il a été demandé aux inspecteurs d'académie de prévoir, outre la poursuite des formations linguistiques déjà en place, des stages didactiques destinés aux maîtres devant exercer au cours élémentaire et n'ayant pas reçu antérieurement de formation spécifique.

Pour faciliter la mise en place des stages départementaux, et outre le concours qu'apporteront désormais les MAPFEN aux départements qui ne disposeraient pas de formateurs en nombre suffisant, six stages de formateurs sont prévus au plan national de formation de la direction des écoles.

La musique est également une des disciplines qui peuvent être choisies au concours externe de recrutement de professeurs des écoles comme deuxième épreuve orale d'admission. Sur les 9.622 candidats admis à la session de 1995, près de 35 % ont choisi de subir cette épreuve dans cette discipline.

Il a été demandé aux inspecteurs d'académie de faire figurer parmi les priorités retenues pour les plans départementaux de formation continue des stages destinés à favoriser la mise en oeuvre de la mesure prévue dans le NCE qui préconise une initiation à la musique pour les enfants de toutes les classes.

b) Dans le second degré

Au cours de l'année scolaire 1995-1996, grâce à l'apport de la formation continue, les principales évolutions engagées au sein du système éducatif ont été accompagnées par un certain nombre d'initiatives.

Pour les collèges, les dispositifs élaborés à la demande des équipes pédagogiques ont permis de préparer la mise en oeuvre, à la rentrée scolaire 1996, des nouveaux programmes de sixième.

Pour les lycées professionnels, dans la logique du NCE, des formations ont été développées pour permettre une plus grande diversification des publics accueillis et des parcours proposés. Elles visent à ce que soit assurée la qualification professionnelle de tous les élèves, y compris de ceux d'entre eux qui sont scolarisés en section d'éducation spécialisée et en section d'enseignement général et professionnel adapté.

Dans toutes les académies, conformément à la mesure n° 152 du NCE, les nouveaux enseignants ont bénéficié des mesures d'accueil et de suivi afin de favoriser leur intégration au sein des établissements. Les nouveaux titulaires issus des IUFM ont bénéficié d'actions de formation spécifiques et, parfois, des conseils d'un tuteur expérimenté.

Les plans académiques de formation devront prendre en compte la rénovation du cycle central des collèges. Des actions nationales de formation réservées aux enseignants de français contribueront à développer, en collège, une plus grande maîtrise de la langue. L'effort de promotion d'une éducation civique hors de la logique disciplinaire se poursuivra en même temps que les actions visant à aider les enseignants dans la recherche de parcours diversifiés pour les élèves des classes de cinquième et quatrième.

La recherche de réponses éducatives aux phénomènes de violence et aux conduites à risque sera également privilégiée.

Enfin, la mise en oeuvre de procédures de validation des acquis professionnels, ainsi que la diversification des parcours proposés aux élèves de baccalauréat professionnel et de brevet de technicien supérieur, conduiront à proposer des pratiques pédagogiques spécifiques pour la formation des enseignants.