2. La rénovation de l'enseignement supérieur

La rénovation de l'enseignement supérieur, qui accueillait en 1995/1996, 10.853 étudiants, dont 3.276 dans les écoles privées d'ingénieur, reste largement à faire, tant en raison de l'insuffisance de moyens que d'un certain flou dans ses orientations.

* Pourtant, le rapport remis en 1994 par notre collègue Pierre Laffitte au ministre de l'agriculture avait tracé les axes prioritaires d'adaptation des formations supérieures agricoles aux enjeux économiques, sociaux et professionnels :

- la qualité, l'hygiène et la sécurité alimentaire ;

- les technologies agro-alimentaires ;

- la valorisation non-alimentaire des produits agricoles ;

- l'aménagement des paysages et la gestion de l'espace rural.

Mais ce schéma, qui garde -toute son actualité- ne se traduit encore qu'assez peu dans les faits.

* Par ailleurs, le ministère de l'agriculture est très conscient de la double nécessité d'améliorer la « lisibilité » des formations et des cursus, et d'encourager l'émergence de « pôles » de dimension internationale associant les établissements agricoles publics et privés et les universités.

Le projet de loi d'orientation agricole devrait permettre de clarifier ces orientations. Il faut espérer qu'il prévoira aussi les moyens de les réaliser, et de tirer l'enseignement supérieur agricole d'une misère préoccupante, tant au niveau des moyens de fonctionnement que des équipements.

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