Allez au contenu, Allez à la navigation



Projet de loi de finances pour 1997 : industries agricoles et alimentaires

 

C. UNE SITUATION CONTRASTÉE DES ENTREPRISES DANS UN ENVIRONNEMENT GLOBALEMENT POSITIF

1. Le résultat des entreprises du secteur agro-alimentaire

Ce secteur reste encore très atomisé. En 1995, les IAA comptaient 4.241 entreprises de plus de 10 salariés, représentant quelque 376.000 emplois. Au total, toutes entreprises confondues, la branche procure environ quelque 546.000 emplois.

Il n'existe certes que 3 % d'entreprises de plus de 500 salariés, mais elles regroupent 36 % des effectifs. Les différences sectorielles sont importantes et l'industrie des viandes apparaît comme plus atomisée que la moyenne, ce qui fragilise et laisse entrevoir une poursuite des restructurations. L'industrie laitière, par contre, est un secteur relativement concentré, de même que l'industrie des boissons.

Toutefois, si les grandes entreprises apparaissent plus efficientes que les petites, certains secteurs tels les préparations de plats à base de viandes ou les conserves de fruits et légumes connaissent de très bonnes performances dans les petites structures. Il en est de même dans des produits spécifiques tels la pâtisserie, la biscuiterie et leurs dérivés, sans doute mieux adaptés pour répondre à des marchés limités et aux besoins spécifiques.

Si les grands groupements ont relevé la tête en 1995, nombre de PME ont du mal à se remettre de la crise des années 1992-1994.

LES PRINCIPAUX GROUPES COOPERATIFS AGRO-ALIMENTAIRES

EN FRANCE EN 1994

LES PRINCIPAUX GROUPES COOPERATIFS AGRO-ALIMENTAIRES

EN FRANCE EN 1994

Sur le plan de l'investissement, le service statistique du ministère de l'agriculture a relevé une stagnation qui risque ainsi d'obérer la compétitivité du secteur dans les années à venir.

Sur le plan de la profitabilité, aucune étude récente n'est disponible en ce domaine. Cependant, il est certain que les résultats d'ensemble du secteur ont, au mieux, stagné en 1995 et cela pour deux raisons essentielles :

- d'abord et surtout du fait de la pression de la grande distribution qui a développé systématiquement ses marques de distributeur et ses produits premier prix et qui, poussée par la concurrence entre distributeurs et par la stagnation de ses ventes, a exigé et obtenu des « ristournes arrière » plus importantes encore que les années précédentes ;

- du fait de la hausse de certains prix agricoles qui n'ont pas pu être répercutés dans les prix de vente : il s'agit notamment de la hausse des céréales sensible au second semestre de 1995 et surtout en 1996.

En ce qui concerne les investissements étrangers en France, le

flux a été cependant exceptionnellement faible et aucune opération d'envergure n'est à signaler. Quant aux investissements directs français à l'étranger, le flux net s'élève à 1,068 millions de francs pour les IAA, soit 3,745 milliards de francs pour les sorties de capitaux et 2,67 pour les rentrées.