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Projet de loi de finances pour 1997 : industries agricoles et alimentaires

 

II. L'ÉVOLUTION SECTORIELLE

Le tableau ci-après retrace l'évolution enregistrée dans chacune des branches du secteur agro-alimentaire en 1995.

Indicateurs d'activité des industries agro-alimentaires en 1995

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A. LES PRODUCTIONS ANIMALES

Le poste des productions animales (viandes et conserves de viande ; lait et produits laitiers) représente plus de 40 % de la production des IAA.

1. Les viandes et conserves de viandes

Alors que la consommation de la viande bovine dans de nombreux pays, en France baisse, elle a progressé en 1995 de 2,8 %, pour atteindre 28,1 k/habitant.

Cependant, à l'exception de deux groupes, les activités relatives à la viande bovine ont été très difficiles en 1995, plusieurs grosses entreprises ayant été en perte sensible. La situation est identique dans le secteur des volailles, aggravée par une surproduction et la diminution des exportations vers les pays tiers, conséquence des accords de Marrakech. La charcuterie-salaison a connu des résultats inégaux : bons pour les entreprises très spécialisées disposant de marques, médiocres pour les autres.

La demande en conserves, dont les prix ont de nouveau baissé, s'est accélérée.

2. Le lait et les produits laitiers

On a assisté à une stagnation des résultats d'ensemble. Les produits frais ont particulièrement souffert de la concurrence entre industriels mise à profit par les distributeurs. Le secteur des fromages a maintenu des marges au niveau antérieur globalement satisfaisant.

Cependant, ces produits pèsent pour 19 % dans le budget alimentaire des ménages français.

Une mention toute particulière doit être faite pour les fromages.

La production approche 1,5 million de tonnes pour les seuls fromages de vache. Les fromages frais se hissent à la première place avec un demi-million de tonnes. L'engouement constant pour ces produits leur a permis de doubler leur production en 15 ans. Ensuite, viennent les pâtes molles avec 460.000 tonnes, les pâtes pressées cuites avec 288.000 tonnes, les pâtes pressées non cuites avec 200.000 tonnes, les pâtes persillées avec 30.000 tonnes.

Parmi les fromages affinés, ce sont les AOC qui maintiennent la meilleure croissance du fait de la valeur que représente l'appellation d'origine en tant qu'argument commercial.

Toutefois, la consommation stagne avec 23 kilos/an/habitant malgré une tendance des prix à la baisse. Ce sont, en fait, les exportations qui tirent la production avec 460.000 tonnes exportées en 1995 (contre 300.000 tonnes en 1988) surtout vers l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, le Royaume-Uni. Au total, ce sont près de 8 milliards de francs d'excédent commercial qui ont ainsi été dégagés.

Mais l'avenir est, peut-être, moins favorable avec la montée en puissance des productions de fromages dans chacun des pays européens, clients de la France et la baisse des exportations subventionnées en direction des pays tiers, conformément aux accords du GATT. Ces ventes aidées représentent le l/6e des exportations françaises totales de fromages.