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CHAPITRE III -

L'ÉVOLUTION DU COMMERCE EXTÉRIEUR FRANÇAIS

Le projet de budget du commerce extérieur pour 2000 s'inscrit dans un contexte marqué par un excédent commercial qui, après une forte croissance depuis plusieurs années, se réduit en raison d'une conjoncture internationale dégradée.

I. UNE ANNÉE 1998 MARQUÉE PAR UN EXCÉDENT COMMERCIAL ÉLEVÉ MAIS EN DIMINUTION PAR RAPPORT À 1997

A. ÉVOLUTION GÉNÉRALE ET COMPÉTITIVITÉ DES PRODUITS FRANÇAIS

1. Une légère réduction du solde commercial

En 1998, le commerce extérieur français a encore fait preuve d'un dynamisme exceptionnel. Pour la sixième année consécutive, il dégage un excédent qui s'élève à 160 milliards de francs (en données FAB/FAB, y compris le matériel militaire), soit environ 2 % du PIB. Bien qu'inférieur de 6,5 milliards de francs à celui de 1997, il se situe à un niveau historiquement élevé.

A l'inverse de 1997, la conjoncture internationale a pesé sur les échanges, ce qui explique le ralentissement aussi bien des importations que des exportations. La décélération des achats (+ 7,2 % contre + 9,4 % en 1997), est toutefois sensiblement moindre que pour les ventes (+ 6,1 % contre + 14,4%).

L'année 1998 est le résultat de variations contrastées selon les branches.

Sous l'effet de l'effondrement des cours mondiaux du pétrole en 1998, les achats de la branche énergétique reculent sensiblement mais les exportations sont également affectées (produits pétroliers raffinés). La facture énergétique diminue de façon importante et retrouve son niveau de 1995. L'excédent de l'industrie civile se réduit sensiblement ainsi que celui de l'agro-alimentaire. Cette réduction concerne la plupart des branches, notamment les produits chimiques de base et la sidérurgie, du fait d'une faible croissance des exportations.

La branche " automobile et matériel de transport terrestre " se caractérise, quant à elle, par sa vigueur : la bonne santé du marché européen pour l'ensemble de la filière a dynamisé le commerce, tant à l'importation qu'à l'exportation.

De même, le bon niveau de l'investissement des entreprises en France a permis aux importations d'équipement professionnel de s'accroître très nettement en 1998, tandis que des ventes records d'Airbus et des lancements spatiaux particulièrement nombreux cette année ont eu pour conséquence une augmentation notable des exportations de la branche " construction aéronautique ".

LES ÉCHANGES EN 1997 ET 1998
(DONNÉES FAB-FAB, Y COMPRIS MATÉRIEL MILITAIRE, EN MILLIONS DE FRANCS)


 

1997

1998

Evolution

Importations

1 527 805

1 638 335

7,2%

Exportations

1 694 283

1 798 358

6,1 %

Solde

166 478

160 023

 

LE SOLDE COMMERCIAL FRANÇAIS
(DONNÉES FAB-FAB, Y COMPRIS MATÉRIEL MILITAIRE, EN MILLIARDS DE FRANCS)

2. Un excédent diversement réparti

Alors que les achats français à l'Union européenne s'accélèrent, le ralentissement des importations s'est généralisé à l'ensemble des autres zones. En particulier, la baisse des cours mondiaux des produits de base explique en grande partie l'important retrait des achats en Moyen-Orient et la stabilité des importations originaires d'Afrique.

La diminution plus accentuée du taux de croissance globale des exportations est, en premier lieu, le résultat du recul de 15 % des ventes aux pays d'Asie à économie en développement rapide. Par ailleurs, le taux de croissance de nos exportations se réduit de près de moitié vers les pays de l'OCDE et le fort développement des ventes vers les pays de l'Est est compromis par la crise russe. A l'opposé, nos exportations sont très dynamiques vers l'Afrique (+ 15,5 %).

Ainsi, l'impact défavorable du retour au déficit avec les pays d'Asie à économie en développement rapide et du tassement du solde avec l'Union européenne est limité par la forte hausse de l'excédent avec l'Afrique et le Moyen-Orient, ainsi que par la réduction notable du déséquilibre avec les pays de l'OCDE hors Union européenne.

Les modifications les plus marquantes dans le palmarès des partenaires commerciaux concernent, à l'importation, les pays fournisseurs de produits énergétiques et, à l'exportation, les pays d'Asie en crise ainsi que la Russie : ces pays reculent dans les différents classements. Les excédents des échanges avec le Royaume-Uni et l'Espagne s'amplifient, tandis que les échanges avec le Japon enregistrent le plus fort déficit bilatéral de la France.

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