N° 76
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2000-2001
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Annexe au procès-verbal de la séance du 15
novembre 2000
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de
législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur la proposition de loi
organique, ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE APRÈS
DÉCLARATION D'URGENCE, destinée à améliorer
l'équité des
élections à
l'assemblée de la
Polynésie française,
Par M. Lucien LANIER,
Sénateur.
(1). Cette commission est composée de :
MM. Jacques Larché, président ;
René-Georges Laurin, Mme Dinah Derycke, MM. Pierre Fauchon, Charles
Jolibois, Georges Othily, Robert Bret, vice-présidents ;
Patrice Gélard, Jean-Pierre Schosteck, Jacques Mahéas,
Jean-Jacques Hyest, secrétaires ; Nicolas About, Guy
Allouche, Jean-Paul Amoudry, Robert Badinter, José Balarello,
Jean-Pierre Bel, Christian Bonnet, Mme Nicole Borvo, MM. Guy-Pierre Cabanel,
Charles Ceccaldi-Raynaud, Marcel Charmant, Raymond Courrière,
Jean-Patrick Courtois, Luc Dejoie, Jean-Paul Delevoye, Gérard Deriot,
Gaston Flosse, Yves Fréville, René Garrec, Paul Girod, Daniel
Hoeffel, Jean-François Humbert, Pierre Jarlier, Lucien Lanier, Edmond
Lauret, François Marc, Bernard Murat, Jacques Peyrat, Jean-Claude
Peyronnet, Henri de Richemont, Simon Sutour, Alex Türk, Maurice Ulrich.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(11ème législature) :
1448, 2329, 2410,
2473 et T.A. 550
Sénat : 439
(1999-2000).
LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
DES LOIS
Réunie le 15 novembre 2000 sous la présidence de
M. Charles Jolibois, vice-président, la commission des Lois a
procédé, sur le rapport de M. Lucien Lanier, à l'examen de
la proposition de loi organique adoptée par l'Assemblée nationale
après déclaration d'urgence, destinée à
améliorer l'équité des élections à
l'assemblée de la Polynésie française.
Après une présentation des évolutions
démographiques des différents archipels de la Polynésie
française et de leur incidence sur la répartition des
sièges au sein de l'assemblée locale, M. Lucien Lanier a
indiqué que tous s'accordaient à admettre la
nécessité et l'urgence d'une nouvelle révision de cette
répartition, les écarts de représentation s'étant
considérablement creusés depuis 1985. Il a rappelé que le
Sénat avait pris une initiative en ce sens au mois de novembre 1999,
restée sans lendemain puisque l'Assemblée nationale avait
préféré statuer sur une proposition de loi organique
distincte, inscrite à l'ordre du jour prioritaire après
déclaration d'urgence au mois de juin dernier, ce qui ne permettrait
d'aboutir que moins de six mois avant le prochain renouvellement de
l'assemblée territoriale fixé à mai 2001.
M. Lucien Lanier a indiqué que le dispositif
adopté par l'Assemblée nationale tendait à opérer
une redistribution des sièges entre les cinq circonscriptions, sept des
quarante et un sièges composant l'assemblée de la
Polynésie française étant retirés de la dotation
des archipels des Iles Sous-le-Vent, des Iles Tuamotu et Gambier, des Iles
Australes et des Iles Marquises pour être attribués aux Iles du
Vent. Après avoir rappelé que la jurisprudence constitutionnelle
en matière d'égalité du suffrage affirmait la
prépondérance du critère démographique tout en
ménageant une possibilité de pondération pour des motifs
d'intérêt général, il a estimé que ce
dispositif méconnaissait la spécificité
polynésienne faite de diversité, aboutissait à
marginaliser la représentation des archipels ce qui était
contraire à l'objectif de rééquilibrage lié
à la fermeture du Centre d'expérimentation du Pacifique et
à toute l'évolution depuis 1946, et paraissait incompatible, pour
les deux circonscriptions dotées de seulement deux sièges, avec
le mode de scrutin proportionnel en vigueur.
Dans le prolongement du dispositif qu'elle avait
approuvé un an auparavant, la commission a adopté la
rédaction proposée par le rapporteur consistant à
augmenter de vingt deux à trente le nombre de sièges des Iles du
Vent sans modifier les dotations des autres archipels.
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