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Projet de loi de finances pour 2001 : Défense: dépenses ordinaires

 

III. RÉCAPITULATION GÉNÉRALE

A. UNE PROFONDE MODIFICATION STRUCTURELLE

Evolution des effectifs du ministère de la défense entre 1996 et 2002

(hors comptes de commerce et mesures d'ajustement)

(Milliers)

 

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

Militaires d'active ........

298

304

310

316

331

325

330

Appelés du contingent ..

201

170

138

103

62

41

27

Civils ............................

74

75

76

78

78

80

83

Total ...................

573

549

524

497

471

446

440

Au total, au terme de la loi de programmation, la structure des effectifs du ministère de la Défense aura été profondément modifiée : les militaires d'active, qui ne représentaient que la moitié des effectifs en 1996, en représenteront désormais les trois-quarts. Les appelés du contingent, qui en représentaient plus du tiers, n'en représenteront plus qu'à peine 6 %. Parallèlement, les personnels civils auront progressé de 13 % à 19 %, moins toutefois qu'il n'était initialement prévu.

B. L'APPARITION DE SOUS-EFFECTIFS DANS LES ARMÉES ET DANS CERTAINS SERVICES

Les écarts entre la programmation et le budget établissent que la programmation n'est pas respectée dans ce domaine. La situation réelle est pire car dans les armées et dans certains services, un grand nombre d'emplois de personnels civils est vacant.

Plus de 5 000 emplois de personnel civil sont durablement vacants dans les armées. La situation ne s'améliore guère par rapport à l'année précédente.

Les causes de cette situation sont connues : impossibilité d'obtenir une véritable mobilité des ouvriers des établissements de la délégation générale pour l'armement vers les armées, inadéquation des emplois proposés aux qualifications détenues, longueur des procédures de recrutement du personnel titulaire.

La loi de programmation militaire a fixé les étapes du passage progressif d'une armée mixte à une armée professionnelle. Le rapport qui y est annexé insiste, notamment, sur l'importance attachée au remplacement d'une partie des appelés par du personnel civil. Aujourd'hui, les écarts constatés ont des conséquences pernicieuses sur la charge de travail des militaires en place, sur les engagements des militaires du rang et sur les capacités d'action des unités.

Par ailleurs, certains secteurs, au premier rang desquels le service de santé des armées, mais aussi celui des ingénieurs de l'armement, des atomiciens, voire même des informaticiens, rencontrent aujourd'hui de très sérieuses difficultés de recrutement.

Les mesures financières prévues pour pallier cette évolution par le projet de budget - qui concernent les médecins et les ingénieurs de l'armement, ne suffiront pas à l'enrayer.

ÉVOLUTION DES EFFECTIFS DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE PAR CATÉGORIES DE PERSONNEL

(Hors comptes de commerce et avec mesures d'ajustement)

Données chiffrées en gras
Annuité 2001 de la programmation

474 009

     

446 143

   
   

- 27 866

   

440 206

Officiers

     

- 5 937

 
 

38 542

       
   

- 159

38 383

   
       

- 194

38 189

           
           
           

Sous-officiers

         
 

205 156

- 2 482

202 674

- 3 378

199 296

           
           
           
           
           

Militaires du rang engagés

 

+ 7 707

 

+ 8 484

 
 

76 336

 

84 043

   
         

92 527

           
           

Appelés et volontaires

         
           
 

73 726

- 32 658

     
     

41 068

- 13 897

27 171

           
           
           
           
         

83 023

Civils

80 249

- 274

79 975

+ 3 048

 
           
           

L.F.I. 2000 P.L.F. 2001 Annuité 2002
de la programmation

Source : ministère de la défense - septembre 2000