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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

PREMIÈRE PARTIE :

LE CONTEXTE NATIONAL ET INTERNATIONAL

I. LE CONTEXTE INTERNATIONAL

Les éléments qui suivent proviennent essentiellement des réponses au questionnaire adressé à la DREE par votre rapporteur spécial, en application de l'article 49 de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001.

A. LE COMMERCE MONDIAL

Après avoir subi en 2001 la contraction la plus forte des vingt dernières années, le commerce mondial s'est redressé au dernier trimestre, grâce notamment au dynamisme de la demande américaine et asiatique. Le commerce mondial s'est ainsi replié en moyenne de 1,5 % par trimestre sur les trois premiers trimestres de l'année 2001, puis s'est stabilisé en fin d'année dernière avant d'amorcer, sur le début de l'année 2002, un modeste mouvement de reprise (moins de 1 %). Le redressement devrait s'intensifier dans le courant de l'année 2002, compte tenu notamment de la progression spectaculaire des importations américaines de biens.

B. LES ETATS-UNIS

La récession de l'économie américaine s'est étendue sur les trois premiers trimestres de l'année 2001. Elle s'est avérée particulièrement marquée dans le secteur industriel avec une contraction de 6,5 % de l'investissement en équipement en 2001, qui s'est poursuivie au début de l'année 2002. La croissance américaine a toutefois été soutenue au premier trimestre, atteignant 1,2 %, grâce notamment à une moindre baisse des stocks, dont la contribution à la croissance s'élève à + 0,8 %. A cette composante « technique » de la reprise s'ajoute le maintien de la consommation privée et publique. Au deuxième trimestre, la croissance s'est en revanche nettement infléchie pour atteindre + 0,3 %, sous l'effet d'une nette dégradation de la contribution des échanges extérieurs, liée à une progression importante des importations de biens.

C. LE JAPON

Le Japon, dont le PIB s'est contracté de 0,5 % en 2001 avec une contribution très négative des échanges extérieurs et un repli marqué de l'investissement, a renoué au premier trimestre 2002 avec une croissance forte de 1,4 %, due pour moitié à ses exportations. La consommation privée, pilier essentiel de la croissance nipponne sur le passé récent, ne venant plus soutenir l'activité, le PIB reculerait sur la seconde partie de l'année. La croissance attendue des importations du Japon serait donc, dans ce contexte, nulle.

D. LA ZONE EURO

Les principaux pays de la zone euro - à l'exception de l'Espagne - ont connu une contraction de leur activité à la fin de l'année 2001, avec une reprise modérée au premier semestre 2002. Le rythme de croissance de l'activité est modéré : tandis que la consommation privée accélère, l'investissement continue de se replier, en particulier en Allemagne, et ce, en dépit de l'orientation très favorable des enquêtes de conjoncture dans l'industrie en début d'année.