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Projet de loi de finances pour 2003 : Recherche et nouvelles technologies

 

b) En terme de performances

Selon les indicateurs 2002 de l'OST (Observatoire des sciences et des techniques), les résultats clés de la recherche française se caractérisent par :

- une stabilisation, en 1998-1999, de l'indice d'impact des publications françaises8(*) au niveau de 1997, dégradé par rapport à 1985. Toutefois, la part mondiale de citation de la recherche française a augmenté depuis 1998 ;

une dégradation persistante de nos positions technologiques, mesurées par notre part de brevets, tant dans le système européen que dans le système américain et même sur notre propre marché ;

des compétences scientifiques insuffisantes dans des technologies clés, telles que l'électronique, les télécommunications, l'informatique et les biotechnologies9(*).

Les deux tableaux suivants illustrent les deux premiers points.

Concernant les comparaisons qui peuvent être établies avec nos principaux partenaires européens, on constate, à la lecture des deux tableaux suivants, que :

l'Allemagne, avec une DIRD financée pour les deux tiers par les entreprises, obtient des résultats bien meilleurs que les nôtres, qu'il s'agisse de publications ou de brevets, pour un effort budgétaire civil, il est vrai, légèrement supérieur (0,74 % contre 0,72 % du PIB) ;

les performances du Royaume-Uni, où la part des financements nationaux privés10(*) dans le total des dépenses de recherche est moins élevée (49,3 % contre 52,5 %), sont meilleures que les nôtres en ce qui concerne les publications mais pas les brevets (à l'exception toutefois de l'instrumentation, de la chimie et des matériaux), moyennant un investissement global qui ne représente que 1,86 % du PIB au lieu de 2,19 %.

En conclusion, le modèle français de recherche ne fait preuve d'aucune supériorité par rapport aux autres systèmes, notamment en matière d'efficacité des dépenses publiques.

On peut cependant espérer, là aussi, qu'une amélioration s'est produite depuis 1999, date des statistiques les plus récentes de l'OST.

C'est possible dans l'absolu, si on en croit les indicateurs de résultats du « bleu », mais paraît peu plausible, sur le plan comparatif, étant donné l'effort soutenu de recherche de nos principaux concurrents (voir rapport de l'an dernier), quantitativement comme qualitativement.

* 8 L'indice d'impact est égal à la part de citation sur la part de publication. De 1985 à 1997, la production scientifique a crû. Elle s'est stabilisée en 1998-1999, tout comme l'impact des publication mais qui, lui, s'était dégradé, chutant de 1 en 1985 à 0,95 en 1997.

* 9 Part mondiale inférieure à notre part moyenne (5,5 %) dans l'ensemble des technologies clé.

* 10 La contribution de l'administration est cependant minoritaire, celle de l'étranger (16,3 %) étant particulièrement élevée.