MODIFICATIONS APPORTÉES
PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Les crédits d'interventions (titre IV) du budget de l'écologie et du développement durable ont été majorés, à titre non reconductible, de 67.600 euros, sur le chapitre 44-10 « Protection de la nature et de l'environnement », dont :

- 9.700 euros sur l'article 06 « Evaluation environnementale et économie : crédits non déconcentrés » ;

- 2.000 euros sur l'article 20 « Protection de la nature, sites et paysages : crédits non déconcentrés » ;

- 800 euros sur l'article 37 « Gestion des eaux et des milieux aquatiques : crédits déconcentrés » ;

- 17.500 euros sur l'article 40 « Protection de la nature, sites et paysages : crédits déconcentrés » ;

- 30.500 euros sur l'article 80 « Prévention des pollutions et des risques : crédits déconcentrés » ;

- 7.100 euros sur l'article 90 « Prévention des pollutions et des risques : crédits non déconcentrés ».

Par ailleurs, le titre VI de ce budget bénéficie également de majorations de crédits, à titre non reconductible, à hauteur de 15.000 euros en autorisations de programme et crédits de paiement, sur l'article 40 « Prévention des pollutions et des risques, nuisances urbaines, éco-produit et bruit » du chapitre 67-20 « Protection de la nature et de l'environnement. Subventions d'investissement ».

ANNEXES

Annexe 1 :  La dépense de protection de l'environnement en 2000

Annexe 2 :  Réponse de la ministre au questionnaire de votre rapporteur spécial portant sur le référé de la Cour des comptes du 6 décembre 2001 relatif à la direction de la prévention des pollutions et des risques (exercices 1995 à 1998)

Annexe 3 :  Lettre de mission du ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire et de la ministre de l'écologie et du développement durable relative à la réalisation d'un audit des activités du ministère

ANNEXE 1

LA DÉPENSE DE PROTECTION
DE L'ENVIRONNEMENT EN 2000

I. L'ÉCONOMIE DE L'ENVIRONNEMENT

Selon les données provisoires, la croissance de la dépense de protection de l'environnement au augmenté sensiblement en 2000. Avec une hausse de 7,0 %, contre 5,8 % (données définitives) en 1999, la dépense de protection de l'environnement atteint 26,1 milliards d'euros. Elle croît à un rythme largement supérieur au produit intérieur brut (+ 4,0 %).



La part de la « dépense de protection de l'environnement » dans le PIB augmente légèrement, pour atteindre 1,86 % du PIB.

Compte tenu de la forte croissance des autres dépenses liées à l'environnement et en particulier de la récupération (+ 31 %), la dépense nationale liée à l'environnement augmente de 9,0 %. En 2000, elle représente 3,1 % du PIB.

Le chiffre d'affaires des activités marchandes liées à l'environnement (éco-activités) suit l'évolution de la dépense, avec une croissance de 8,7 %. Hors récupération, l'augmentation n'est que de 4,1 %, soit sensiblement la même qu'en 1999.

II. LA DÉPENSE DE PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT PAR AGENT ET PAR DOMAINE



La dépense de gestion des eaux usées reste le premier domaine de dépense avec près de 11,3 milliards d'euros, en augmentation de 8,7 % par rapport à 1999. Deuxième domaine de la protection de l'environnement par l'importance des dépenses, avec 8,5 milliards d'euros en 2000, la gestion des déchets est en progression de 7,4 %, après + 5,9 % en 1999.

La dépense de protection de l'air avait enregistré en 1997 une très forte augmentation ; après une baisse en 1998, elle avait retrouvé en 1999 son niveau de 1997. Elle semble se stabiliser en 2000 au niveau de 1,7 milliard d'euros (-1,3 %).

Avec 780 millions d'euros en 2000, la lutte contre le bruit ne représente que 3 % de la dépense de protection de l'environnement. Elle augmente de façon importante en 2000 (+ 6,5 %) pour la deuxième année consécutive, après une longue période de stagnation depuis le début des années 1990.

L'évolution récente de la dépense est influencée principalement par la forte reprise des investissements des administrations publiques locales pour les services collectifs (assainissement et déchets). Après la diminution - aux prix courants - des investissements entre 1994 et1997, ceux-ci avaient retrouvé en 1998 leur niveau de 1994. Le mouvement s'est ensuite amplifié en 1999 (+ 6,2 % selon les chiffres révisés) et surtout 2000 (+ 15,8 %, selon les chiffres provisoires).

Au cours de l'année 2000 (données provisoires), les investissements des entreprises connaîtraient une reprise. La croissance des investissements publics en 2000 (16,4 %) explique l'essentiel de la hausse des dépenses de capital, mais les investissements des entreprises augmenteraient également (7,6 %), sous l'effet des investissements antipollution et des investissements des producteurs spécialisés dans le domaine des déchets.

III. UNE CROISSANCE MODESTE DES AUTRES DÉPENSES LIÉES À L'ENVIRONNEMENT

43 milliards d'euros ont été mobilisés pour la dépense nationale liée à l'environnement en 2000 contre 39,5 milliards d'euros en 1999 (+ 9 %). La reprise de la croissance de la dépense de protection, mais surtout la forte progression de l'activité du secteur de la récupération ont contribué à cette croissance. Hors récupération, la croissance de la dépense se serait située à 6,5 %, c'est-à-dire à un niveau légèrement inférieur à celui de la dépense de protection de l'environnement.



IV. LA DÉPENSE DE PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET SON FINANCEMENT

Les administrations publiques sont responsables, de par la loi, des principales activités environnementales (assainissement collectif, gestion des déchets des ménages...). Ainsi, elles engagent les deux tiers du total de la dépense de protection de l'environnement, la part des entreprises et des ménages étant plus modeste (respectivement 28 % et 6 %).

Toutefois, par le biais de taxes ou redevances, les entreprises et les ménages assurent une grande part du financement des dépenses.

La dépense totale (26,1 milliards d'euros) est financée par les entreprises à hauteur de 45 %. Les ménages financent directement 28 %, le reste étant attribué aux administrations publiques (27 %).

Les entreprises consacrent 10,6 milliards d'euros à la protection de l'environnement. Cette dépense se répartit en 4,5 milliards pour les mesures internes (par exemple, épuration des eaux), 5,6 milliards pour l'achat de services externes (par exemple, traitement des déchets), et 0,5 milliard pour le financement des investissements des activités spécialisées (par exemple, station d'épuration ou usine d'incinération).

Les ménages financent la protection de l'environnement pour un montant de 7,5 milliards d'euros, essentiellement en paiement des services spécialisés (assainissement-épuration des eaux usées, collecte et traitement des déchets ménagers) et en achat de biens destinés à réduire les pressions que leur consommation exerce sur l'environnement (fosses septiques, pots catalytiques).

8 milliards d'euros restent à la charge des administrations publiques : 5,3 milliards d'euros de dépenses de consommation collective (dépenses courantes d'assainissement non couvertes par les taxes, parcs nationaux, administration générale, recherche et développement...) et 2,7 milliards d'investissements dans les services collectifs.

Source : Etat récapitulatif de l'effort financier consenti en 2002 et prévu en 2003 au titre de l'environnement

ANNEXE 2



Réponse de la ministre au questionnaire de votre rapporteur spécial

portant sur le référé de la Cour des comptes du 6 décembre 2001

relatif à la direction de la prévention des pollutions et des risques

(exercices 1995 à 1998)

Question n° 1

Fournir l'organigramme de la direction de la prévention des pollutions et des risques (DPPR) à la date la plus récente. Indiquer le nombre de ses agents, ainsi que leur répartition selon les catégories de la fonction publique, pour chaque année, depuis 1997. Préciser les crédits budgétaires alloués à leurs rémunérations, en distinguant rémunérations principales et accessoires. Est-il envisagé de procéder à un regroupement des bureaux de cette direction ?

Réponse :

L'organigramme actuel de la direction de la prévention des pollutions et des risques figure ci-joint.

La répartition des agents de la direction, selon les catégories de la fonction publique pour les années 1997 à 2000, figure également ci-joint. Pour 2002, l'effectif autorisé de la direction est de 155 agents. Il était de 145 agents en 2001.

Si les données budgétaires précises relatives aux rémunérations des agents de la direction sont disponibles auprès des divers ministères gestionnaires (agriculture, équipement, économie et finances), elles ne le sont pas au niveau du ministère de l'écologie et du développement durable 18( * ) .

Enfin, si la question du regroupement des bureaux de la direction, comme de celui des autres directions du ministère, fait l'objet régulièrement de débat, elle n'est pas envisagée à court terme

Question n° 2

La Cour des comptes souligne « la centralisation auprès du directeur des moyens nécessaires à l'exercice des missions de tutelle, de coordination et de communication » de la DPPR. Décrire ces moyens dans chacun des domaines énoncés - tutelle, coordination et communication.

Réponse

Les moyens placés auprès du directeur pour exercer les missions de tutelle, de coordination et de communication, sont les suivants :

- tutelle de l'ADEME, de l'INERIS et de l'IRSN : 2 agents de catégorie A ;

- coordination des affaires européennes et internationales : 2 agents de catégorie A ;

- communication : 1 agent de catégorie B.

Question n° 3

Enumérer l'ensemble des compétences réglementaires de la DPPR.

Réponse :

Une copie du décret n° 2000-426 du 19 mai 2000 portant organisation du ministère chargé de l'environnement figure ci-joint. L'article 6 de ce décret énumère les missions de la direction de la prévention des pollutions et des risques.

La direction est notamment chargée de la mise en oeuvre des réglementations relatives :

- aux installations classées pour la protection de l'environnement ;

- à la fabrication, l'importation et la mise sur le marché des substances chimiques ;

- aux organismes génétiquement modifiés ;

- aux déchets ;

- à la prévention des risques naturels, notamment pour ce qui concerne les plans de prévention des risques prévisibles ;

- à la prévention des nuisances acoustiques.

Question n° 4

Comment la DPPR fait-elle face « à la dispersion des services extérieurs chargés de la mise en oeuvre de ses actions » selon l'expression de la Cour des comptes ? En quoi consistent les « actions particulières de concertation, de coordination et d'évaluation de ses politiques » avec les services en charge de l'équipement et de l'industrie ? Quelles mesures ont été ou seront prises pour pallier cette difficulté d'organisation administrative ?

Réponse :

Pour la mise en oeuvre des actions de police administrative, la direction de la prévention des pollutions et des risques fait appel à divers services départementaux et inter-départementaux, et notamment :

- aux DRIRE et aux DDSV, s'agissant des réglementations relatives aux installations classées et aux déchets, le DRIRE étant chargé au niveau départemental de l'organisation de l'inspection des installations classées ;

- aux DDE, s'agissant de la réglementation relative à la prévention des risques naturels et à la prévention des nuisances acoustiques.

La direction de la prévention des pollutions et des risques a engagé successivement des programmes de modernisation de l'inspection des installations classées, en DRIRE puis dans les DDSV. Il s'agit en particulier de parvenir à ce que les inspecteurs consacrent une part significative de leur temps à l'inspection (+ de 50 %), ce qui se traduira à terme par le regroupement des missions d'inspection au sein des seules DDSV et DRIRE et par une moindre dispersion de ces missions au sein des services extérieurs, pour reprendre l'expression de la Cour des comptes.

Pour ce qui est des actions de concertation, de coordination et d'évaluation des politiques :

- le directeur de la prévention des pollutions et des risques arrête chaque année un programme d'actions prioritaires pour l'inspection, qui est décliné au niveau local par chaque DRIRE, qui le complète par des priorités régionales ;

- les représentants compétents des DRIRE sont réunis plusieurs fois par an au sein d'un groupe de travail permanent, traitant de l'ensemble des questions relatives aux installations classées ;

- en sus des comptes rendus annuels d'activité, général ou thématiques, chaque DRIRE présente chaque année un bilan prospectif de son action dans le domaine de l'environnement à l'occasion d'une réunion d'échanges avec le directeur de la prévention des pollutions et des risques, à laquelle sont associés les proches collaborateurs des deux directeurs ;

- le directeur de la prévention des pollutions et des risques participe aux réunions régulières des DRIRE, organisées par le ministère chargé de l'industrie.

S'agissant de la prévention des risques naturels et de la mise en oeuvre des plans de prévention des risques, des clubs « Risques » ont été progressivement mis en place par les DIREN, qui réunissent régulièrement les DDE et, le cas échéant, les autres services intéressés dans la région, en présence de représentants de la DPPR, dans un souci de concertation et de coordination.

Les DIREN regroupent les bilans et les programmes de travail annuels des services départementaux en matière de prévention des risques naturels.

Ces diverses actions seront poursuivies et développées.

Question n° 5

Commenter l'appréciation de la Cour des comptes, selon laquelle « le mode de fonctionnement de la direction contribue à la rendre incapable de consommer les dotations budgétaires en augmentation ». Où en est l'élaboration d'un programme prévisionnel des engagements ? De même, un service ordonnateur ainsi qu'un service de contrôle financier au sein du ministère ont-ils depuis lors été mis en place ? En dresser le bilan, le cas échéant.

Réponse :

La situation relevée par la Cour des comptes reflète notamment les difficultés rencontrées par la direction de la prévention des pollutions et des risques, à effectif sensiblement constant, pour faire face à une forte augmentation de la dotation budgétaire mise à sa disposition.

Cette dotation a crû en effet, en DO et CP, de près de 80 millions de francs de 1995 à 1996 et d'environ 50 millions de francs de 1996 à 1997, pour se stabiliser en 1998.

L'évolution de la dotation en AP a été encore plus forte.

Diverses dispositions ont été prises pour accroître le taux de consommation des dotations budgétaires, et par voie de conséquence pour réduire le montant des reports. Des états prévisionnels des engagements sont régulièrement élaborés et tenus à jour. Les dotations en crédits de paiement inscrites au budget 2002 tiennent complètement compte des reports récurrents constatés lors des exercices antérieurs, notamment pour l'agrégat « Prévention des pollutions et des risques ».

Au niveau du ministère, un service ordonnateur et un service de contrôle financier ont bien été mis en place. La qualité de la commande publique en a été sensiblement améliorée.

Question n° 6

Où en est la DPPR dans la mise en place d'indicateurs significatifs lui permettant d'évaluer son activité. De manière générale, comment le ministère s'implique-t-il dans la mise en oeuvre de la loi organique du 1 er août 2001 relative aux lois de finances ?

Réponse :

La DPPR tient à jour et rend publics un certain nombre d'indicateurs d'activité, qu'il s'agisse de la mise en oeuvre des plans de prévention des risques (3.320 PPR étaient approuvés à la fin du mois d'août 2002, ce qui laisse à penser que l'objectif d'approbation de 5.000 PPR en 2005 sera tenu), du traitement des sites pollués, du développement des réseaux de surveillance de la qualité de l'air, de la mise en conformité des incinérateurs d'ordures ménagères...

Un grand nombre d'indicateurs intéresse par ailleurs l'action de l'inspection des installations classées.

De façon plus générale, les travaux conduits depuis 1999 en liaison avec la direction du budget ont permis de progresser sensiblement dans la formalisation des indicateurs. Ils sont développés en vue de la mise en oeuvre de la loi organique du 1 er août 2001, relative aux lois de finances.

Question n° 7

La Cour des comptes considère que « la qualité de la gestion est affectée par l'insuffisante rigueur de la commande publique pour laquelle les procédures sont inadaptées et qui est marquée par des irrégularités nombreuses ». Commenter cette appréciation et présenter les mesures qui ont été ou seront prises afin d'améliorer la qualité de la gestion.

Réponse :

Il est exact que la direction a passé peu de marchés sur la période objet du contrôle de la Cour des comptes. Et cette situation n'est assurément pas satisfaisante. Et ce, même si le montant total des sommes qui ont fait l'objet de lettres de commande est très inférieur au montant de la dotation budgétaire, puisqu'une part des crédits a été déléguée, une autre mise en place à l'ADEME, une autre enfin a fait l'objet de conventions avec les établissements publics.

La DPPR s'est attachée depuis deux ans à ce que toute commande soit précédée d'une consultation, au moins informelle, à ce que les lettres de commande soient écartées au profit des marchés, lorsque leur montant est proche du seuil fixé par le code des marchés, à ce qu'il soit largement recouru à l'appel d'offres.

Si l'évolution des pratiques a été progressive, du fait des grosses difficultés rencontrées pour recruter des agents motivés et compétents venant renforcer l'effectif des gestionnaires, elle est désormais significative, et les efforts engagés seront poursuivis. Ainsi, en 2002, plusieurs dizaines d'appels d'offres auront été lancés par la DPPR.

Les agents en charge des engagements financiers ont reçu une formation complémentaire sur la commande publique.

La Cour des comptes a notamment critiqué les relations financières avec certains établissements publics et associations. A cet égard, la DPPR a sans doute mal pris en compte l'évolution de la réglementation tant nationale que communautaire de 1995 à 1998, et les dispositions utiles ont été également prises pour mettre un terme à ces pratiques contestées.

Question n° 8

Récapituler le nombre des marchés passés par la DPPR depuis 1998, l'objet et le montant de chacun d'entre eux, ainsi que les procédures employées.

Réponse :

Le nombre de marchés passés par la DPPR depuis 1998 est par année le suivant :

1998 : 1

1999 : 2

2000 : 8

2001 : 38

2002 : 16 (au 15/11)

Le détail par année figure ci-joint.

Question n° 9

Quels moyens la DPPR a-t-elle mis en place depuis 1998, afin de mieux évaluer le caractère effectif des travaux d'information, de communication et d'études effectuées par les associations auxquelles elle verse chaque année des subventions ?

Réponse :

La DPPR a conclu avec les associations auxquelles elle verse régulièrement des subventions des conventions pluriannuelles d'objectifs, prévoyant un dispositif formalisé d'évaluation, afin de mieux apprécier le volume et la qualité des services rendus.

ANNEXE 3


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