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B. LE PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

Le principe de la station spatiale internationale est celui du meccano. La station se compose de plus d'une trentaine de pièces qui sont assemblées au fur et à mesure et qui comportent des modules d'habitation, des laboratoires et des infrastructures logistiques. Les différents éléments sont transportés soit par la navette spatiale américaine, soit par les vaisseaux russes Progress, lancés par les fusées Soyouz. Le premier élément a été lancé de Baïkonour fin 1998. La station est habitée en permanence depuis novembre 2000 par deux astronautes, les équipages se relayant environ tous les six mois.

Une fois achevée, la station spatiale internationale se présentera comme un ensemble de près de 109 mètres de longueur et 80 mètres de largeur, pour une masse de 465 tonnes. Elle disposera d'un volume habitable de 1.200 m3. Elle fonctionnera grâce à l'électricité produite par de grands panneaux solaires. La station évoluera en orbite circulaire à plus de 400 kilomètres d'altitude, effectuant 16 révolutions par jour.

L'assemblage de la station spatiale internationale a été considérablement ralenti depuis l'accident de la navette américaine Columbia en février 2003. Les vols américains ont été interrompus et, en l'état actuel des prévisions, ne devraient pas reprendre avant le printemps 2005. La relève des équipages, l'approvisionnement de la station et l'acheminement des pièces reposent donc entièrement sur les vols Soyouz, eux mêmes tributaires de la cadence de production des fusées par l'industrie spatiale russe. Depuis un an et demi, le projet prend du retard. L'achèvement n'est désormais prévu qu'à l'horizon 2010.

L'une des particularités de la station spatiale internationale est que chaque partenaire a en charge la fabrication, l'acheminement et la maintenance d'un ou de plusieurs de ses éléments. Toutefois, les contributions ne sont pas également réparties. Les Etats-Unis assument une très large part du programme, en fournissant les deux-tiers environ de l'infrastructure. La Russie fournit la plus grosse part du restant, devant l'Europe et le Japon, le Canada ayant une participation symbolique.

La contribution européenne a été arrêtée en 1995. Elle comportera :

- le laboratoire pressurisé Columbus raccordé en permanence à la station ;

- un véhicule de transfert orbital (ATV : Automated transfer vehicle) destiné à acheminer du carburant, de l'oxygène, de l'eau et des vivres pour l'équipage, ainsi qu'à délivrer la poussée nécessaire aux corrections d'orbite de la station (rehaussement) ;

- des conteneurs logistiques pressurisés.

Le premier vol du véhicule de transfert pourrait avoir lieu au printemps 2005. Le laboratoire Columbus ne devrait pouvoir être lancé qu'à partir de 2007.

Depuis l'automne 2000, date de l'envoi du premier équipage permanent à bord de la station spatiale internationale, plusieurs équipages se sont succédés, pour des durées moyennes de six mois.

L'équipage actuel est le 9ème depuis le début des missions. Il est arrivé à bord de la station le 21 avril 2004. Il la quittera le 19 octobre 2004.

L'équipage permanent est composé de deux astronautes : un Américain et un Russe.

Les astronautes européens envoyés à bord de la station n'effectuent pas un séjour complet. Ils empruntent les « vols taxis » à bord de la capsule Soyouz lors de la relève des équipages permanents. Ils accompagnent l'équipage arrivant, demeurent à bord une quinzaine de jours, et redescendent avec l'équipage sortant.

Depuis fin 2000, 7 Européens ont séjourné à bord de la station spatiale internationale :

- deux Italiens,

- un Belge,

- un Espagnol,

- un Néerlandais,

- deux Français, Mme Claudie Haigneré (21/30 octobre 2001) et M. Philippe Perrin (5/19 juin 2002).

Deux « vols taxis » sont prévus en 2005, en avril et en octobre.

L'Agence spatiale européenne souhaiterait que pour la première fois, un Européen soit embarqué lors du vol d'octobre pour une mission de longue durée, jusqu'en avril 2006, et non pour 10 à 15 jours comme à présent.

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