N° 337
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2006-2007
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Rattaché pour ordre au procès-verbal de la
séance du 22 février 2007
Enregistré à la Présidence du Sénat
le 20 juin 2007
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles,
de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur le projet de loi portant
création d'une
délégation
parlementaire pour le
renseignement,
Par M. René GARREC,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery,
MM. François-Noël Buffet, Christian Cambon, Marcel-Pierre
Cléach, Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Yves
Détraigne, Michel Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Gaston Flosse,
Bernard Frimat, René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier,
Philippe Goujon, Mme Jacqueline Gourault, MM. Charles Guené,
Jean-René Lecerf, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Hugues Portelli,
Marcel Rainaud, Henri de Richemont, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine
Troendle, MM. Alex Türk, Jean-Paul Virapoullé, Richard
Yung.
Voir le numéro :
Sénat : 326 rect.
(2006-2007)
LES CONCLUSIONS DE LA
COMMISSION DES LOIS
Réunie le mercredi 20 juin 2007 sous la
présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président, la
commission a examiné en première lecture, sur le rapport de
M. René Garrec, rapporteur, le projet de loi n° 326
rectifié (2006-2007) portant création d'une
délégation parlementaire pour le renseignement.
Après s'être félicité de la
priorité donnée par le Gouvernement à ce texte,
M. René Garrec, rapporteur, a rappelé que plusieurs
propositions de loi déposées au cours des dernières
années, notamment au Sénat, visaient à mettre fin à
une singularité française, notre pays restant l'une des rares
démocraties à ne pas disposer d'instance parlementaire
chargée de suivre, selon des modalités adaptées,
l'activité des services de renseignement.
Il a indiqué que le projet de loi prévoyait la
création d'une délégation composée de trois
députés et de trois sénateurs issus de la majorité
et de l'opposition, habilités à connaître d'informations
classifiées sur l'activité générale, le budget et
l'organisation des services de renseignement relevant des ministères de
la défense et de l'intérieur. Cette délégation
pourrait procéder à l'audition périodique des ministres et
directeurs de service sans pouvoir toutefois accéder aux informations
concernant les activités opérationnelles des services.
Sans remettre en cause l'équilibre du texte et
soucieuse de préserver les conditions permettant que se tisse une
relation de confiance entre les membres de la délégation et les
responsables des services, sans laquelle la délégation ne pourra
réaliser un travail efficace, la commission a adopté
13 amendements.
Ils tendent notamment à ménager à la
délégation une plus grande liberté d'action, conforme au
rôle de la représentation nationale :
- en portant de 6 à 8 l'effectif
de la délégation parlementaire ;
- en précisant que la délégation a
pour mission de suivre l'activité générale et les moyens
des services de renseignement ;
- en élargissant les possibilités de
procéder à des auditions au Premier ministre ainsi qu'aux
personnes ne relevant pas des services de renseignement ;
- en prévoyant la remise d'un rapport
public chaque année ;
- en rendant la délégation destinataire du
rapport de la commission de vérification des fonds spéciaux
créée en 2002.
La commission a adopté le projet de loi portant
création d'une délégation parlementaire pour le
renseignement ainsi modifié.
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