N° 238
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2007-2008
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Annexe au procès-verbal de la séance du 26 mars
2008
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de
législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur la proposition de loi,
ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, visant à
renforcer la coopération
transfrontalière, transnationale
et interrégionale par la
mise en conformité
du code général des
collectivités territoriales avec le
règlement communautaire relatif à un
groupement européen de
coopération territoriale,
Par Mme Catherine TROENDLE,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery,
MM. François-Noël Buffet, Marcel-Pierre Cléach,
Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Yves Détraigne, Michel
Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Gaston Flosse, Bernard Frimat, René
Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Jacques Gautier, Mme Jacqueline
Gourault, M. Jean-René Lecerf, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM.
François Pillet, Hugues Portelli, Marcel Rainaud, Henri
de Richemont, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine Troendle, MM. Alex
Türk, Jean-Pierre Vial, Jean-Paul Virapoullé, Richard Yung.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(13ème législ.) :
314, 619 et T.A. 87
Sénat : 182
(2007-2008)
LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION DES LOIS
Réunie le mercredi 26 mars 2008 sous la
présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président, la
commission des lois du Sénat a examiné, sur le rapport de
Mme Catherine Troendle, la proposition de loi n° 182
(2007-2008), adoptée à l'unanimité par l'Assemblée
nationale le 29 janvier 2008, visant à renforcer la
coopération transfrontalière, transnationale et
interrégionale par la mise en conformité du code
général des collectivités territoriales avec le
règlement communautaire relatif à un groupement européen
de coopération territoriale.
Mme Catherine Troendle, rapporteur, a
observé que cette proposition de loi constituait la reprise, à
quelques modifications près, de dispositions adoptées par le
Sénat le 24 janvier 2007, à l'initiative de sa commission
des lois, dans le cadre d'un amendement au projet de loi relatif à
l'expérimentation du transfert de la gestion des fonds structurels
européens.
Elle a rappelé que ces dispositions avaient pour objet
de rénover les instruments de la coopération entre les
collectivités territoriales françaises et
étrangères, communément appelée coopération
décentralisée :
- en mettant fin à la possibilité de
créer un groupement d'intérêt public pour les besoins de
cette coopération, sous réserve du maintien jusqu'à leur
terme des groupements existants, afin d'éviter un empilement inutile de
structures ;
- en autorisant l'adhésion des
collectivités territoriales françaises et de leurs groupements
à des organismes de droit public étranger et leur participation
au capital de personnes morales de droit étranger en dehors du seul
cadre transfrontalier, afin de mettre le droit français en
conformité avec le deuxième protocole additionnel à la
convention-cadre européenne sur la coopération
transfrontalière des collectivités ou autorités
territoriales, dite convention de Madrid ;
- en introduisant dans le code général des
collectivités territoriales les dispositions nécessaires à
la création de groupements européens de coopération
territoriale, prévue par un règlement (CE) n° 1082/2006
du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006 relatif à
un groupement européen de coopération territoriale
(GECT).
Mme Catherine Troendle, rapporteur, a
précisé que la proposition de loi ne comportait aucune
disposition relative à la décentralisation de la gestion des
fonds structurels européens alors que le projet de loi adopté par
le Sénat au mois de janvier 2007, dont c'était l'objet principal,
n'avait jamais été inscrit à l'ordre du jour de
l'Assemblée nationale ni même été retransmis
à son bureau après les élections législatives du
mois de juin. Elle a indiqué que plusieurs collectivités
territoriales n'en avaient pas moins été désignées
autorités de gestion de programmes opérationnels de la politique
de cohésion économique et sociale de l'Union européenne et
estimé que l'intervention du législateur n'était sans
doute pas nécessaire pour les y autoriser.
La commission des lois a adopté la proposition
de loi sans modification.
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