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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Guinée sur la promotion et la protection réciproques des investissements

 

II. L'ACCORD

A. VALORISER LES PERSPECTIVES EN MATIÈRE D'INVESTISSEMENTS PRIVÉS

Dans un pays largement dépourvu d'aide extérieure, les investissements privés étrangers se sont poursuivis malgré les difficultés et les perspectives semblent prometteuses.

Sur le plan des investissements directs étrangers (IDE), les stocks d'IDE en Guinée étaient de 686 millions de dollars en 2006. De nombreux investissements devraient être effectués dans les années à venir afin d'augmenter la production de bauxite et développer les capacités de production d'alumine.

Sur ce total, les investissements français représentent environ 17 millions d'euros.

La France est absente du secteur de l'extraction minière et intervient plutôt en aval de cette filière. Les implantations françaises comptent une trentaine de filiales début 2008 dans le secteur de la banque et des assurances, la distribution, le secteur pharmaceutique, le secteur automobile, l'hôtellerie, le transport et transitaires, la construction, le secteur pétrolier et gazier, la gestion aéroportuaire, et une quarantaine d'implantations locales créées par des Français, avec ou sans partenaire local. On peut noter en 2007, l'implantation d'une entreprise française de téléphonie mobile, filiale de la SONATEL.

Les perspectives proviennent essentiellement des compagnies minières, impliquées dans l'exploitation de la bauxite et de l'or et des projets de développement de l'alumine. Le secteur minier attire d'importants investissements, en réponse à la hausse des cours des produits de base depuis 2004. Des projets d'exploitation des minerais de fer à forte teneur voient le jour, avec des prospections en cours par deux sociétés internationales, RioTinto du Royaume Uni et BHP Billiton d'Australie.

Dans le domaine de l'exploitation de la bauxite et du fer, les investissements attendus sont supérieurs au PIB annuel du pays.

Cette évolution est conforme à celle qu'a connue le continent africain dans son ensemble jusqu'à l'année 2008, avec une croissance des investissements directs étrangers concentrée sur les pays producteurs de matières premières.

Sur le plan des échanges commerciaux, la France est le deuxième fournisseur de la Guinée après la Chine. Les ventes françaises vers la Guinée ont représenté 184 millions d'euros en 2008 (+ 4,4 % ; 102client) contre 115 millions d'euros en 2007. Les achats français s'élèvent à 70 millions d'euros en 2008. Le solde commercial excédentaire qui atteint 114 millions d'euros pour la France est en nette augmentation (36,1 millions d'euros en 2007). Les ventes françaises sont constituées principalement par le poste « biens d'équipements professionnels » (25 % du total), le poste « biens intermédiaires » (13 %), par les produits agricoles et des industries alimentaires (13 %), et les produits pharmaceutiques (17,4 millions d'euros). La Guinée exporte vers la France ses produits minéraux (70 % du total).