B. LES ÉCHANGES ÉCONOMIQUES CONNAISSENT UN FORT DYNAMISME

La part de marché des exportations françaises a progressé depuis la fin de la décennie 1990. Portées par la croissance tchèque, les ventes françaises ont été multipliées par trois en dix ans, mais tendent aujourd'hui à stagner. La part de marché pour la France était de 4,1 % en 2008. La France est au septième rang des fournisseurs du pays, derrière l'Allemagne (26 %), la Chine, la Russie, la Pologne, la Slovaquie et l'Italie.

Les importations françaises ont été multipliées par sept en dix ans, du fait du rattrapage de l'économie tchèque mais aussi du recours, par les grands groupes français, à la sous-traitance locale. Elles ont atteint 4,7 milliards d'euros en 2008. Recevant 5,4 % des exportations tchèques, la France est au quatrième rang des clients du pays, derrière l'Allemagne, la Slovaquie et la Pologne.

Le solde du commerce extérieur est déficitaire pour la France à hauteur de 1,3 milliards d'euros en 2008.

Les investissements français se sont fortement développés depuis 2001. Avec 3,2 milliards d'euros (6 % du total) fin 2005, la France est le quatrième investisseur derrière les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Autriche, à égalité avec l'Espagne.

C. NOS LIENS DE COOPÉRATION SE RENFORCENT ET ÉVOLUENT VERS UN PARTENARIAT EUROPÉEN

Le processus de transition vers l'adhésion à l'Union européenne, son intégration rapide dans l'Union et sa présidence européenne ont permis à la Tchéquie de développer ses échanges culturels, éducatifs et scientifiques avec les pays de l'Union en général et le notre en particulier.

Dans le domaine culturel, les échanges franco-tchèques sont encouragés par l'Institut français de Prague et les six Alliances françaises implantées en région (Brno, Ostrava, Plzen, Ceske Budejovice, Pardubice, Liberec). En 2008, la République tchèque a accueilli, pendant la présidence française du Conseil, une Saison culturelle française.

La diffusion de la langue française est soutenue par une importante coopération éducative, qui permet d'accueillir chaque année des élèves tchèques dans des lycées français et des sections bilingues francophones ainsi que des « classes européennes » en français.

La République tchèque est, depuis 1999, membre observateur de l'Organisation internationale de la Francophonie. Cette organisation a aidé Prague à mettre en place, à partir de 2006 un ambitieux programme de formation au français de plus de 800 fonctionnaires, parmi lesquels des ministres. La présidence tchèque a fait une bonne place à la langue française. Par ailleurs, Prague accueille un Lycée français qui forme près de 700 élèves, dont un tiers de Tchèques.

Le développement des échanges universitaires s'appuie sur l'existence de sept filières universitaires francophones installées dans des universités tchèques. L'ensemble des formations franco-tchèques est en train d'être regroupé dans un Forum universitaire franco-tchèque, lancé le 29 juin 2009 à Prague.

Les relations dans le domaine de la recherche sont étroites et se développent. Elles s'inscrivent dans le cadre de l'espace européen de la recherche en voie de formation. Les principaux instruments en sont le programme bilatéral d'échanges scientifiques Barrande (partenariat Hubert-Curien), le programme Vltava d'accueil de chercheurs français en République tchèque, les programmes internationaux de coopération scientifique du CNRS, ainsi que les échanges entre l'Académie des sciences tchèque et les laboratoires du CNRS et de l'INSERM.

Dans le domaine nucléaire, nos deux pays coopèrent dans le cadre des projets internationaux ITER, HIPER et Jules-Horowitz. Début 2009, un conseiller français a été mis à disposition des autorités tchèques sur les questions de politique spatiale. Dans le domaine des sciences sociales, les échanges entre chercheurs français, tchèques et centre-européens sont stimulés par le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES), installé à Prague.

La coopération militaire va bien au-delà des liens forgés lors de la création de l'armée tchécoslovaque créée par décret du président Poincaré en décembre 1917 et dirigée jusqu'en 1925 par des officiers français. La République tchèque apprécie l'expertise française en matière opérationnelle (théâtres d'opération et gestion de crise, en particulier en Afrique), de professionnalisation et de formation.

Enfin, une coopération décentralisée, très dynamique, s'appuie sur une soixantaine de partenariats entre collectivités locales françaises et tchèques : Bourgogne/Bohême centrale, Lorraine/Moravie du nord, Paris/Prague, Rennes/Brno, Limoges/Plzen...

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