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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des États-Unis d'Amérique sur l'indemnisation de certaines victimes de la Shoah déportées depuis la France, non couvertes par des programmes français

1 juillet 2015 : Indemnisation de victimes de la Shoah ( rapport - première lecture )

ANNEXE 10 - LA SNCF DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE : UN LIEU DE RÉSISTANCE

Le cadre général

La participation active aux actions de résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale a toujours été un engagement personnel, difficile et risqué.

Les cheminots se sont engagés dans les différents mouvements de Résistance et n'ont pas constitué une structure spécifique (sauf en 1943 avec Louis Armand). Leurs actes de résistance sont le plus souvent liés aux possibilités offertes par leur métier, en particulier le passage régulier de la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre.

Les actions

Les formes générales d'engagement vont de la distribution des tracts à l'entrée dans les maquis.

Les modalités d'action spécifiques prennent plusieurs formes :

- le passage de la ligne de démarcation (dans les tenders en particulier) pour des prisonniers de guerre évadés, pour des aviateurs alliés, pour des Juifs,

- le renseignement à destination des Alliés sur les mouvements de troupes allemands,

- le sabotage insaisissable et très efficaces des matériels (limailles ou sable dans les matériels, inversion des bulletins de destination des wagons de marchandises, accélération de l'usure de pièces, ...),

- le sabotage de la voie pour faire dérailler les convois (en général opéré par les groupes de résistants sur les indications de cheminots).

Les opérations pour la Libération

Deux modalités principales :

- la réalisation du Plan Vert de sabotage pour appuyer le Débarquement le 6 juin 44 (entrainant un net ralentissement des transports militaires allemands) ;

- le déclenchement de la grève au Dépôt des Batignolles le 10 août 44 (évacuation définitive des Allemands le 20 août) et dans divers ateliers de la région parisienne pour la Libération de Paris.

La répression

Environ 2 500 cheminots furent victimes de la répression, dont 1 500 morts en déportation, et 600 fusillés.

Documents : Serge Klarsfeld - « Mémoires - On ne transige pas avec la vérité historique » Fayard-Flammarion - 2015 - p. 640 à 644.

« Ces plaintes sont contraire à la vérité historqie. Elles souillent la mémoire de s1647 cheminots fusillés ou déportés sans retour ; elles effacent le rôle des autorités allemandes, celui de l'Etat français de Vichy, et diluent la responsabilité de ceux qui furent chargés de la déportation des juifs de France. » (...)

« Dans les témoignages des survivants, les cheminots apparaissent comme ceux qui transmettaient les messages des déportés aux familles. Parfois aussi, ils réussirent à intervenir et à sauver des déportés » (...)