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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des États-Unis d'Amérique sur l'indemnisation de certaines victimes de la Shoah déportées depuis la France, non couvertes par des programmes français

1 juillet 2015 : Indemnisation de victimes de la Shoah ( rapport - première lecture )

ANNEXE 11  - LA POLITIQUE MÉMORIELLE DE LA SNCF

(Source : SNCF)

1. Depuis plus de vingt ans, SNCF mène un large programme d'actions sur les sujets relatifs à la Seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement à la Shoah. Connaitre le passé et le comprendre, honorer la mémoire des victimes et témoigner de la barbarie qui s'est abattue sur la France et l'Europe, c'est l'engagement de l'entreprise d'aujourd'hui. C'est ce que les vivants doivent aux disparus. Les démarches de recherche et mémorielles ont été menées dans trois directions :

- transparence, avec le rassemblement de toutes les archives 39-45 et leur accès au public depuis fin 1995,

- histoire, avec notamment une recherche indépendante sur l'entreprise SNCF pendant la Guerre, recherche prolongée et débattue lors d'un colloque en 2000,

- mémoire, avec de nombreuses actions en gare, en lien notamment avec l'Association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, présidée par Serge Klarsfeld, pour la présentation de l'exposition sur les Enfants Déportés, dans une vingtaine de grandes gares.

2. Depuis 2010, un programme pluriannuel de cinq ans a renforcé et élargi les partenariats externes, avec notamment :

- le Mémorial de la Shoah à Paris, en particulier sur un axe nouveau : l'Éducation des jeunes générations, avec des démarches auprès des élèves et des enseignants ;

- l'Institut Yad Vashem de Jérusalem, pour la partie française d'une base de données sur les convois de la Déportation ;

- l'association de Serge Klarsfeld sur la mémoire des disparus ;

- le Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, pour l'exposition Courage to Remember, aux Etats-Unis).

De manière complémentaire, la numérisation de la totalité des archives a été menée à bien : 1,3 million de documents sont désormais accessibles par internet.

Un appel à témoignages auprès de cheminots ayant connu cette période, ou de leurs descendants a été lancé ; le recueil des témoignages oraux a été réalisé.

Un travail de recherche historique afin d'identifier et de connaître les 2 500 cheminots victimes de la répression nazie est en cours, en vue de la réalisation d'un livre-mémorial.

3. Fin 2014, SNCF lance un nouveau programme sur cinq ans (2015-2019) afin de prolonger et renforcer son engagement en matière d'Histoire, Mémoire et Éducation. Ce programme soutiendra des projets en France, aux États-Unis et en Israël, avec un budget global de 3,5 millions d'euros, dont deux millions de dollars aux États-Unis.

Ce programme renforce l'engagement de SNCF pour une meilleure connaissance du passé, pour la mémoire des victimes de la tragédie de la Shoah, et surtout pour l'éducation des nouvelles générations : l'éducation est un rempart contre l'ignorance, contre l'indifférence, contre la haine de l'autre, elle permet de lutter contre l'antisémitisme et le racisme.