RAPPORT GENERAL N° 85 TOME 3 ANNEXE 37 - PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 1998 ADOPTE PAR L'ASSEMBLEE NATIONALE - CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL


Claude LISE, Sénateur


COMMISSION DES FINANCES, DU CONTROLE BUDGETAIRE ET DES COMPTES ECONOMIQUES DE LA NATION - RAPPORT GENERAL N° 85 TOME 3 ANNEXE 37 - 1997/1998

Table des matières






N° 85

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 1997-1998

Annexe au procès verbal de la séance du 20 novembre 1997.

RAPPORT GÉNÉRAL

FAIT

au nom de la commission des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation (1) sur le projet de loi de finances pour 1998 , ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE ,

Par M. Alain LAMBERT,

Sénateur,

Rapporteur général.

TOME III

LES MOYENS DES SERVICES ET LES DISPOSITIONS SPÉCIALES

(Deuxième partie de la loi de finances)


ANNEXE N° 37

SERVICES DU PREMIER MINISTRE :

III - CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL


Rapporteur spécial : M. Claude LISE

(1) Cette commission est composée de : MM. Christian Poncelet, président ; Jean Cluzel, Henri Collard, Roland du Luart, Mme Marie-Claude Beaudeau, MM. Philippe Marini, René Régnault, vice-présidents ; Emmanuel Hamel, Gérard Miquel, Michel Sergent, François Trucy, secrétaires ; Alain Lambert, rapporteur général ; Philippe Adnot, Bernard Angels, Denis Badré, René Ballayer, Bernard Barbier, Jacques Baudot, Claude Belot, Mme Maryse Bergé-Lavigne, MM. Roger Besse, Maurice Blin, Joël Bourdin, Guy Cabanel, Auguste Cazalet, Michel Charasse, Jacques Chaumont, Yvon Collin, Jacques Delong, Yann Gaillard, Hubert Haenel, Claude Haut, Jean-Philippe Lachenaud, Claude Lise, Paul Loridant, Marc Massion, Michel Mercier, Michel Moreigne, Joseph Ostermann, Jacques Oudin, Maurice Schumann, Henri Torre, René Trégouët.

Voir les numéros :

Assemblée nationale ( 11 ème législ.) : 230 , 305 à 310 et T.A. 24 .

Sénat : 84 (1997-1998).

Lois de finances.

PRINCIPALES OBSERVATIONS

A. UN BUDGET MODÉRÉ

Le Conseil économique et social, fort de ses 231 membres, disposera en 1998 d'un budget en légère régression par rapport à la loi de finances initiale pour 1997. Toutefois cette baisse de 1,36 % n'est qu'apparente.

En réalité, les crédits disponibles augmentent de 1,19 million. Cet état de fait trouve son explication dans l'arrêté d'annulation du 10 juillet dernier qui a entraîné la diminution de 3,6 millions de francs des crédits affectés au chapitre 57-01 nouveau. Malgré cette légère hausse, votre rapporteur tient à souligner que la progression enregistrée est inférieure aux prévisions d'inflation retenues par le ministère des finances, soit 1,49 % dans le projet de loi de finances pour 1998. Le Conseil économique et social contribue donc à l'effort national de maîtrise des dépenses publiques.

B. DES BESOINS RÉELS

Au cours de sa visite au Palais d'Iéna au mois d'octobre dernier, votre rapporteur a constaté l'avancement des travaux. Au chapitre 57-01, 80 % des crédits avaient été engagés à la fin du mois de septembre et 50 % des opérations réalisées. Les dépenses se sont concentrées sur la mise en conformité du réseau électrique du bâtiment, qui était très défectueux. Cette politique de renforcement de la sécurité se poursuivra en 1998 avec la création d'un escalier de secours qui desservira les salles de réunion des sections auxquelles l'accès ne peut actuellement s'effectuer que par un ascenseur. Les travaux réalisés au Palais d'Iéna sont particulièrement coûteux étant donné la vétusté du bâtiment, classé monument historique. Plusieurs années d'efforts budgétaires seront encore nécessaires pour assurer la remise à niveau totale des infrastructures.

Dans le souci d'améliorer la diffusion de ses travaux, le Conseil économique et social s'apprête à participer à la future chaîne de télévision civique mise en place par le Parlement. Il souhaiterait diffuser deux séquences mensuelles, d'une demi-heure environ chacune. Tout en se félicitant de cette initiative, votre rapporteur s'inquiète des moyens qui seront mis à sa disposition dans ce cadre. Il remarque qu'aucun crédit n'est inscrit, à cet effet, dans le projet de budget pour 1998.

Il a, en outre, ouvert en juillet 1997 un serveur minitel et s'apprête, le 1er janvier 1998, à ouvrir un site internet grâce auquel il diffusera ses travaux en français et, pour certains d'entre eux, en anglais.

C. LES PERSPECTIVES D'ACTIVITE

Les travaux du Conseil économique et social ont été très nombreux depuis son cinquantenaire. Il a adopté 19 avis et 4 études en 1996. Déjà 13 avis et une étude l'ont été cette année.

Malheureusement son manque de moyens, en expertise essentiellement, nuit au dynamisme des travaux. Votre rapporteur suggère que soit étudié un éventuel rapprochement des moyens du Conseil économique et social et du Commissariat général au Plan.

En cette période de pénurie financière, le regroupement des compétences et des moyens des organes consultatifs lui semble tout à fait indiqué. Il contribuerait à l'efficacité de l'ensemble du système.

Malgré cela, votre rapporteur tient à souligner la qualité des travaux publiés tels que ceux consacrés à la SNCF, aux contrats plan-Etat-régions ou à la pêche. Deux études sont en cours de réalisation. L'une traite de la prévention des conflits collectifs du travail et l'autre du système bancaire français.

CHAPITRE PREMIER

UN BUDGET MODESTE

Cette année encore, les crédits consacrés au Conseil économique et social sont modestes. L'institution, qui tient sa légitimité de la Constitution de 1946, participe à l'effort de maîtrise des dépenses de l'Etat souhaité par le gouvernement. Son budget baisse de 1,36 % par rapport à la loi de finances pour 1997. Cette modestie n'entame en rien le dynamisme du Conseil économique et social dont l'activité, depuis son cinquantenaire à connu un fort regain.

A. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES CRÉDITS

Les crédits demandés pour 1998 au titre du Conseil économique et social s'élèvent à 176,48 millions defrancs , contre 178,89 millions de francs pour 1997 .

En réalité, les crédits disponibles seront légèrement supérieurs l'an prochain à ceux dont le Conseil a pu effectivement disposer.

Le décret d'annulation de crédit du 10 juillet 1997 l'a privé de 3,6 millions de francs, tant en autorisations de programme qu'en crédits de paiement sur le chapitre 57-01.- équipement administratif. Cette annulation est d'autant plus regrettable que le chapitre 57-01 avait été créé en 1997, afin de donner au Palais d'Iéna une autonomie de gestion dans l'entretien de ses locaux. Cette autonomie revendiquée depuis de nombreuses années, devait permettre d'achever la totale réfection du Palais. Toutefois, les annulations mettent en péril la cohérence, à long terme, de cette stratégie. Compte tenu de cette réduction, les crédits disponibles seront supérieurs de 1,19 millions de francs l'an prochain.

L'analyse de l'évolution des dotations inscrites aux quatre chapitres qui composent le budget du Conseil économique et social, permet de mesurer la réalité de l'évolution de ses crédits.

Les crédits baissent donc d'1,36 %, passant de 178,88 à 176,47 millions de francs. Cette diminution s'explique, en partie, par les crédits non reconductibles dont le montant s'élève à 671.000 francs et par des mesures d'ajustement pour 240.000 francs. La baisse la plus sensible est celle qui affecte l'équipement administratif. Les crédits sont en diminution de 39,66 % par rapport à la loi de finances pour 1997, mais de 12,5 % seulement comparé à la somme réelle dont a disposé le Conseil économique et social au cours de l'année.

Votre rapporteur tient, en conséquence, à souligner que le Conseil économique et social prend lui aussi sa part dans l'effort de maîtrise des dépenses de l'Etat.

B. PRINCIPALES ÉVOLUTIONS

1. Indemnités des membres du CES et des sections (chapitre 31-01)

Les crédits de ce chapitre représente 64 % du budget total du Conseil économique et social. Il est consacré en grande partie à la rémunération de ses 230 membres et 72 conseillers. Ce chapitre était resté, rappelons le, parfaitement stable l'an passé. Il enregistre cette année, une hausse proche de celle des traitements de la fonction publique intervenus en mars et octobre 1997.

Ce chapitre augmente de 0,90 % soit un accroissement de 1.018.757 francs.

2. Dépenses en personnel (chapitre 31-11)

Les crédits de ce chapitre sont en hausse de 693.819 francs (soit 1,55 %). Cette évolution résulte des mouvements suivants :

au titre des mesures acquises : une hausse de 526.437 francs correspondant à l'augmentation de la valeur des traitements de la fonction publique et au glissement vieillesse technicité (GVT).

au titre des mesures nouvelles : un ensemble de mesures d'ajustement d'un montant global de 167.382 francs, lié pour l'essentiel à des transformations d'emplois. Cette somme comprend également la prise en charge, pour un montant de 70.000 F, au bénéfice d'un fonctionnaire, du dispositif prévu par la loi n° 96-1093 du 16 décembre 1996, relatif au congé de fin d'activité. Elle permet, sous certaines conditions, aux fonctionnaires de 58 ans et plus de cesser leur activité tout en conservant les trois quarts de leur traitement, et ce, jusqu'à ce qu'il atteignent l'âge de la retraite.

3. Dépenses de matériel (chapitre 34.01)

Les crédits consacrés au matériel et fonctionnement des services augmentent de 4,78 %, soit 480.000 francs. Au titre des mesures nouvelles, un crédit de 1.150.000 francs est inscrit. Un crédit non renouvelable de 670.000 francs y figurait l'an passé. Ces nouveaux moyens seront consacrés au remplacement d'équipements informatiques. Le Conseil économique et social souhaite homogénéiser ses moyens dans ce domaine en adoptant les standards du marché. Les crédits de ce chapitre sont insuffisants depuis quelques années. Ils ont, en francs constants, baissés de 7,55 % entre 1987 et 1996, alors même que la surface des locaux du Palais d'Iéna s'est, elle, accrue.

4. Equipement administratif (chapitre 57-01)

La création, l'an dernier, d'un titre V au sein du budget du Conseil économique et social a constitué une novation dans un budget qui ne comportait traditionnellement que des dépenses de fonctionnement.

La dotation inscrite au chapitre 57-01 provenait des crédits inscrits au titre V du budget du ministère de la culture en 1996 pour un montant de 15,1 millions de francs en autorisations de programme et de 3,5 millions de francs en crédits de paiement.

Le solde de ces crédits, soit 11,6 millions de francs, figurait au budget du Conseil pour 1997. Il était destiné à permettre l'achèvement d'un programme triennal de travaux d'entretien et de rénovation du Palais d'Iéna.

Pour 1998, la demande de crédits s'élève à 7 millions de francs (en autorisations de programme comme en crédits de paiement) soit une baisse de 39,66 %. Cette régression de 4,6 millions de francs doit être tempérée par le fait que le chapitre 57-01 a fait l'objet d'une annulation de crédits, en juillet dernier, d'un montant de 3,6 millions de francs. La baisse réelle des moyens du CES, dans ce domaine, s'élève donc à 1 million de francs, soit 12,5 %.

CHAPITRE II

UNE INSTITUTION DOTEE DE MOYENS RELATIVEMENT LIMITES

A. L'EXÉCUTION DES BUDGETS DE 1996 ET 1997

1. Le budget de 1996 : des crédits consommés, dans leur quasi totalité

Les crédits ouverts en 1996 au titre du Conseil économique et social ont été consommés dans leur quasi totalité . Un léger excédent de 79.633,57 francs a été reversé à la recette générale des finances.

Les crédits du chapitre 34-01 "Dépenses de matériel" ont été abondés par deux virements de 625.000 et 225.000 francs au titre de la franchise postale (arrêtés des 21 février et 30 octobre 1996). Ce même chapitre a fait l'objet d'une annulation de crédits de 500.000 francs par arrêté du 26 septembre 1996. Votre rapporteur déplore cet état de fait.

2. Le premier semestre de 1997

Au 31 juillet 1997, une modification a été apportée à la loi de finances pour 1997, au titre V, " Équipement Administratif ". Il s'agit d'une annulation des crédits du chapitre 57-01 à hauteur de 3,6 millions de francs .

Le taux de consommation des crédits au 31 juillet 1997 s'établit comme suit :

Chapitre 31-01 :"Indemnités des membres du Conseil et des sections"
52,01 %
Chapitre 31-11 : "Dépenses de personnel" 56,26 %
Chapitre 34-01 : "Dépenses de matériel hors évaluations politiques publiques"

dont :

fonctionnement courant communication et cinquantenaire
49,32 %

92,93 %

7,07 %
Chapitre 57-01 : Équipement administratif crédit de paiements 4,72 %
Les taux de consommation des crédits des chapitre 31-01 et 31-11, comparables à ceux des années précédentes, n'appellent pas de commentaire particulier.

En revanche, votre rapporteur note le taux relativement faible de consommation des crédits du chapitre 34-01. Le rythme de consommation des crédits est traditionnellement irrégulier.

Les crédits du chapitre 57-01 ne sont pour ainsi dire pas consommés car les marchés ont fait l'objet d'un lancement d'appel d'offre qui a mobilisé les énergies au premier semestre de cette année.

Par ailleurs, traditionnellement, le Conseil économique et social privilégie naturellement pour l'exécution des travaux, l'été, période au cours de laquelle les activités de l'assemblée sont suspendues. D'autre part, la nouveauté que constitue pour le Conseil, la gestion de cette ligne, explique cette mise en marche prudente.

Il est rassurant de noter que fin juillet les trois quarts des ordres de services avaient été lancés. Le Palais d'Iéna compte réaliser les huit millions de francs de travaux prévus, d'ici à la fin de l'exercice.

B. LES RESSOURCES HUMAINES

1. Évolution des effectifs de 1993 à 1997 et prévisions pour 1998

Les effectifs des différentes catégories de personnel ont évolué comme suit :

1993
au 31.12

1994
au 31.12

1995
au 01.07

1996
au 01.07

1997
au 01.07

1. Personnel titulaire

(régi par les lois n° 83-634 du 13/07/83 et n° 84-16 du 11/01/84)
catégorie A 32 32 32 32 32
catégorie B 16 16 16 16 16
catégorie C 97 97 100 100 98
catégorie D 4 4 - - -
Total

149

149 148 148 146
2. Personnel non titulaire 18 19 18 19 20
Total général 167 168 166 167 166
Conformément aux prévisions deux emplois de catégories C ont été supprimés tandis qu'un informaticien non titulaire a été recruté. Il est chargé d'assurer la direction du service informatique, d'évaluer les besoins techniques du Conseil et de mener à bien les projets de standardisation du matériel et de développement des nouvelles technologies.

2. Le personnel non titulaire

Les 20 agents non titulaires qu'emploie le Conseil économique et social sont pour 17 d'entre eux employés à temps partiel au service de la séance.

3. La présence de fonctionnaires détachés

Au sein des 32 postes d'agents titulaires de catégories A et à la date du 1 er juillet 1997, 14 sont occupés par des fonctionnaires en position de détachement :

- un administrateur civil du ministère de l'emploi et de la solidarité : secrétaire général du Conseil économique et social ;

- deux administrateurs civils détachés de l'emploi et de la solidarité : directeurs adjoints du Conseil économique et social ;

- un trésorier principal de première classe détaché du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie en tant que trésorier du Conseil économique et social .

Les autres fonctionnaires de catégorie A détachés auprès du Conseil économique et social occupent des postes d'administrateurs et d'attachés :

- un conseiller référendaire à la Cour des Comptes ;

- trois administrateurs civils issus respectivement des ministères de l'agriculture et de la pêche, de l'économie, des finances et de l'industrie, et de l'intérieur ;

- trois attachés principaux, issus du ministère de l'économie, des finances et l'industrie, du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie et du ministère de l'emploi et de la solidarité ;

- trois attachés dont deux détachés du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, et un du ministère de l'agriculture et de la pêche.

A ce personnel en position de détachement s'ajoute un administrateur civil mis à disposition du Conseil par le ministère de l'emploi et de la solidarité exerçant le même type de fonctions que les fonctionnaires détachés ainsi qu'un administrateur hors classe de l'INSEE et un chargé de mission de 1ère catégorie de l'INSEE.

4. L'accent mis sur la formation

Traditionnellement, la formation du personnel du Conseil économique et social se focalise sur le perfectionnement dans les langues étrangères, les préparations aux concours administratifs et la bureautique. En outre, cette année, de nombreuses formations ayant trait à l'hygiène et la sécurité ont été dispensées.

C. MOYENS EN MATÉRIEL ET LOCAUX

1. Les moyens en matériel

a) Les charges de fonctionnement

Les principales charges en fonctionnement courant au 30 juin 1997 (hors dépenses de communication) s'établissent ainsi, depuis plusieurs années en pourcentage :

En pourcentage des dépenses imputées au chapitre 34-01

1994

(au 31.07)

1995

(au 31.07)

1996

(au 30.06)

1997

(au 30.06)

Atelier de reprographie 13,88 10,22 12,19 9,93
Électricité, gaz, 9,53 11,90 15,62 12,83
Documentation 5,58 4,85 4,25 4,19
Traitement de texte 3,80 5,35 2,47 14,20
Informatique administrative 3,63 1,40 2,15
Nettoyage des locaux 17,29 20,26 11,42 15,02
Téléphone 12,13 12,08 11,38 10,21
Gestion du parc automobile 11,01 8,70 7,81 6,47
Frais divers de gestion 6,12 3,51 15,85 10,98
Total des charges de fonctionnement 82,97 78,27 83,14 83,83
La forte progression des frais de gestion est la conséquence de la suppression de la franchise postale. La charge afférente au courrier adressé par le Conseil à ses membres ,a presque quintuplé leur montant.
b) Les moyens informatiques et bureautiques

A l'issue d'un audit récent que le Conseil a fait effectuer sur ses moyens informatiques, il a entrepris, conformément aux conclusions rendues, de rejoindre les standards informatiques et d'équiper en ordinateur de type PC l'ensemble de ses services.

Après avoir renouvelé l'équipement des secrétariats des sections, il a cette année, procédé au remplacement de celui des groupes.

Cette vague de renouvellement du matériel devrait s'achever en 1998 par l'équipement des services administratifs et du cabinet du Président.

Suite à ces mutations technologiques, 62 personnes ont été formées à la bureautique en 1996 et 30 le seront en 1997.

Le service "assistance-évolution-formation" prévu a été créé. L'informaticien recruté à cet effet a constitué une équipe de trois personnes, recrutées en interne afin d'exercer le dépannage, l'assistance et la petite formation. Par ailleurs, un effort de standardisation de la forme des publication est entrepris.

Soucieux des nouvelles technologies, le Conseil économique et social projette, dès janvier 1998, de se doter d'un site internet qui contribuera à la diffusion de ses travaux tant en France qu'à l'étranger. Certains seront diffusés non seulement en français, mais aussi en anglais. Cette innovation a été précédée par la mise en place en juillet dernier d'une page minitel qui connaît un certain succès.

c) L'atelier d'impression

L'essentiel de la diffusion des travaux est encore assuré par le support papier.

Le Conseil est équipé d'un ensemble moderne de moyens techniques d'impression qui permettent notamment d' assurer en interne le tirage des projets de rapports et d'avis avant leur adoption par l'Assemblée plénière, puis de diffuser ces documents auprès des ministères et des assemblées parlementaires après qu'ils aient été adoptés par le Conseil définitivement. Cette imprimerie intégrée permet au Conseil n'avoir que rarement recours à des prestataires de services extérieurs.

La diffusion dans le public des travaux du Conseil économique et social est ensuite assurée par la Direction des Journaux officiels dans la série des "Avis et rapports du Conseil économique et social", ainsi que sous forme de brochures. Le Journal officiel des avis et rapports est tiré en 5.000 exemplaires, dont près de 2.800 sont destinés à satisfaire les abonnements  y compris ceux du Conseil. Les brochures sont quant à elles éditées à 2.000 exemplaires .

En 1996, plus de 8.000 exemplaires ont été vendus. Le plus vendu, après le rapport d'activité annuel du CES (1.266 exemplaires) fut "Le droit de la personne malade" (620 exemplaires)

d) Les crédits destinés à la communication

Depuis 1992, des crédits spécifiquement affectés aux actions de communication sont distingués au sein du chapitre 34-01.

En premier lieu, ces crédits ont permis d'assurer la poursuite du plan de communication , qui porte notamment sur :

- " La lettre du Palais d'Iéna" , une publication mensuelle depuis janvier 1997 tirée à 5.000 exemplaires ;

- l'enregistrement audiovisuel de certaines séances plénières du Conseil ou de certaines manifestations qui s'y sont déroulées.

En deuxième lieu, ces crédits permettent de conduire des actions spécifiques d'information , comme la diffusion de "La lettre du Palais" auprès de toutes les ambassades de France, l'organisation de rencontres du président avec les responsables des grands quotidiens régionaux de province, la préparation d'actions destinées à améliorer la connaissance du rôle et des travaux du Conseil auprès de public scolaire et universitaire en liaison avec des organismes tels que le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) et le Centre national d'enseignement à distance (CNED).

En dernier lieu, le Conseil se prépare à contribuer à la mise en place de la future chaîne civique et parlementaire. Il souhaiterait diffuser deux séquences mensuelles d'une demi-heure environ chacune. Tout en se félicitant de cette initiative, votre rapporteur s'inquiète du manque de moyen dont le Conseil disposerait pour ce faire.

2. Les locaux et l'entretien du Palais d'Iéna : l'obtention de l'autonomie

L'année 1997 marque dans ce domaine un tournant puisque le budget du Conseil est enfin doté de crédits d'investissement propre.

a) Une ligne budgétaire pour préparer l'avenir

La création d'un titre V au sein du budget du Conseil économique et social constitue une novation dans un budget qui ne comprenait que des dépenses de fonctionnement.

Les travaux les plus urgents ont pu être réalisés ou au moins engagés.

En 1996, et pour la dernière fois à l'initiative du service national des travaux du ministère de la culture, ont été achevés, le ravalement de la façade du Palais d'Iéna, la mise aux normes des alarmes incendie et balisage de sécurité.

En 1997, sous la maîtrise d'œuvres de la SICAMO, filiale de la Caisse des dépôts et consignation, ont été entrepris :

l'étude diagnostique et la programmation des travaux à réaliser dans le bâtiment, sur le plan de la sécurité ;

la rénovation et mise en conformité des installations électriques qui n'avaient fait l'objet d'aucune modernisation depuis leur origine ;

une première tranche de réaménagement et rénovation des locaux dont les salles de réunions des groupes ;

l'amélioration de la qualité des abords du Palais ;

b) Des besoins en baisse

Pour l'année 1998, les besoins sont moindres. Ils s'élèvent à 7 millions de francs en autorisations de programme et crédits de paiement.

Ils permettront la création d'un escalier de secours pour desservir les salles de réunion qui en sont dépourvues. Une seconde tranche de rénovation des bureaux et l'installation d'un sas de sécurité à l'entrée seront entrepris.

Votre rapporteur insiste sur la nécessité de ne pas entraver cette autonomie par des annulations de crédits, comme ce fut le cas en 1997, faute de quoi elle perdrait tout son sens.

D. LA CAISSE DES PENSIONS DES MEMBRES DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Les membres du Conseil, à l'exception des membres de section, acquièrent des droits à pension.

Au 1 er juillet 1997, 631 pensions étaient servies aux anciens membres du Conseil ou à leurs ayants-droits, contre 623 l'an dernier, dont 439 pensions viagères normales (contre 431 l'an dernier), 184 pensions de réversion, 8 pensions d'orphelin (dont 2 pensions temporaires).

Le montant mensuel moyen des pensions, toutes catégories confondues, s'élevait, à cette date, à 6.206 francs, majorations pour enfants comprises.

Les dépenses de la caisse qui ont représenté un peu plus de 46 millions de francs pour 1996, sont stables après avoir été en forte augmentation de 12,37 % entre 1994 et 1995.

Pour 1997, sur la base des traitements de la fonction publique et compte tenu de leurs évolutions, le montant des retraites devrait être de près de 46,83 millions de francs.

Le régime de retraite des membres du Conseil est fondé sur la répartition. Le montant des fonds gérés par la Caisse des dépôts et consignations au 30 juin 1997 est de 193,86 millions de francs. Les perspectives seront fonction de la situation boursière en 1997 et 1998, et, pour ce qui est de la partie obligatoire, du niveau des taux d'intérêt.

Le montant de la subvention accordée à la caisse des pensions par le Conseil depuis 1991 a ainsi évolué :

1991 12.500.000 F

1992 11.200.000 F

1993 11.800.000 F

1994 13.410.378 F

1995 14.210.000 F

1996 14.940.000 F

En 1997, l'accroissement prévisible des pensions induit par les augmentations des traitements de la fonction publique en avril et octobre devra être couverte par un accroissement des produits financiers dégagés par les fonds gérés par la Caisse des dépôts ou, le cas échéant, par un accroissement de la subvention d'équilibre.

En 1998, compte tenu des nouvelles pensions prévisibles, le montant total des dépenses de la caisse est estimé à 47,33 millions de francs.

CHAPITRE III

UNE ASSEMBLÉE CONSULTATIVE EN DEVENIR ?

I. UN BILAN D'ACTIVITÉ SATISFAISANT

De janvier 1994 à juillet 1997 , le Conseil économique et social a élaboré 73 textes (61 avis et 12 études) dont 16 avis à la demande du Gouvernement.

Pendant l' année 1996 , le Conseil économique et social a adopté 19 avis et 4 études qui se répartissent comme suit :

- 4 avis sur saisine gouvernementale :


·
1 saisine portant sur un projet de loi,


· 3 saisines portant sur des problèmes de caractère économique et social,

- 2 avis périodiques sur la conjoncture,

- 17 auto-saisines, dont 4 études.


Au cours du premier semestre de 1997, le Conseil économique et social a adopté 13 avis et 1 étude qui se répartissent comme suit :

- 3 avis sur saisine gouvernementale :


·
1 saisine portant sur un projet de loi,


· 2 saisines portant sur des problèmes de caractère économique et social,

- 1 avis périodique sur la conjoncture,

- 10 auto-saisines, dont 1 étude


Le détail de ces travaux depuis 1994 est présenté dans les tableaux ci-après :




CONTENU DETAILLE DES TRAVAUX REALISES DE 1994 AU PREMIER SEMESTRE 1997

I - CONSULTATIONS EFFECTUEES EN APPLICATION DE L'ARTICLE 69 DE LA CONSTITUTION

Rapporteur

Date d'adoption

Date de parution au JO

1°/ Projets de loi

a) Demandes d'avis :

1994

- Projet de loi d'orientation pour le développement du territoire

M. PARROTIN

1er juin

JO n° 11 du 6 juin 1994

1995 :néant
1996 : Projet de loi d'orientation relatif au renforcement de la cohésion sociale

Mme de Gaulle Anthonioz

11 décembre

JO n° ?? du 24 décembre 1996

1997 (premier semestre)

- Projet de loi d'orientation pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt

Mme Lambert

23 avril

JO n° 8 du 28 avril 1997

b) Demandes d'étude : néant

2°/ Projet de décret


a) Demandes d'avis :

1994, 1995 et 1996 : néant
b) Demandes d'études :

1994, 1995 et 1996 : néant
3°/ Proposition de loi : néant

II - CONSULTATIONS EFFECTUEES EN APPLICATION DE L'ARTICLE 70 DE LA CONSTITUTION

1°/ Problèmes de caractère économique et social
a) Demandes d'avis :

1994


- Les orientations de la politique d'aménagement du territoire à l'horizon 2015

- Les Unions commerciales

- Le livre vert sur la politique sociale européenne

- Le développement de la politique forestière au bénéfice du monde agricole et rural

- Le bilan et les perspectives financières de la décentralisation

1995

- Pour une politique énergétique de l'Union européenne

- Projet de création d'une "prestation autonomie" destinée aux personnes âgées dépendantes


M. PARROTIN

M. SALVANES


Mme CUMUNEL


M. INSA


M. DIDIERJEAN

M. PECQUEUR


M. BRIN


26 janvier

23 mars


30 mars


11 mai


6 juillet

23 mai

13 septembre


JO n° 3 du 24 février 1994

JO n° 9 du 6 mai 1994


JO n° 6 du 1er avril 1994


JO n° 14 du 18 juin 1994


JO n° 22 du 8 juillet 1994

JO n° 1 du 26 mai 1995

JO n° 4 du 1er septembre 1995

1996

- Les droits fondamentaux de l'homme au travail dans une économie mondialisée

- Les grandes orientations du contrat de plan Etat-SNCF 1996-2000

- Contribution du Conseil économique et social au débat sur le devenir du service national



Mme RAIGA


M. BILLET


M. BASTIDE



13 mars


24 avril


29 mai



JO n° 9 du 18 mars 1996


JO n° 13 du 29 avril 1996


JO n° 18 du 9 juillet 1996

1997 (premier semestre)

- Le volontariat du service national

- Les systèmes de normalisation et de spécifications dans les appels d'offres internationaux

M. MICHEL


M. RAMPHFT

26 février


9 avril

JO n° 3 du 28 février 1997


JO n° 7 du 17 avril 1997

b) Demande d'étude : néant
2°/ Plan : néant
3°/ Projet de loi de programme

a) Demande d'avis
:

1994

- Projet de loi de programmation pour l'école

1995 , 1996 et 1997 (premier semestre) : néant

M. BASTIDE

23 novembre

JO n° 25 du 28 novembre 1994

b) Demande d'étude : néant

III - QUESTIONS DONT LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL S'EST SAISI

1°/ Avis

1994


- Les problèmes économiques généraux de la France dans la perspective de l'Union économique et monétaire européenne





M. VIGNAU





12 janvier





JO n° 2 du 14 février 1994

- Les relations extérieures de la France avec le Viêt-nam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et la Birmanie



M. BILLET



8 février



JO n° 4 du 12 mars 1994

- Les accidents du travail et les maladies professionnelles : analyse et prévention


M. FABRE


23 février


JO n° 5 du 26 mars 1994

- La situation et le devenir des associations à but humanitaire


M. DESIR


23 mars


JO n° 8 du 26 avril 1994

- Les relations économiques entre la France et l'Europe centrale et orientale


M. RENOUVIN


26 avril


JO n° 12 du 6 juin 1994

- Les relations économiques entre la France et les pays du Cône Sud de l'Amérique latine


Mme SALMONA


11 mai


JO n° 15 du 20 juin 1994

- Les leviers immatériels de l'activité économique


M. BOUCHET


25 mai


JO n° 16 du 5 juillet 1994

- La scolarisation des enfants d'immigrés

M. BOCQUET

8 juin

JO n° 17 du 19 juillet 1994

- L'espace rural entre protection et contraintes

M. LEDRU

29 juin

JO n° 18 du 25 juillet 1994

- Evaluation de la politique d'aides à la localisation des activités dans les zones de conversion


M. BURY


6 juillet


JO n° 23 du 29 août 1994

1995

- Evaluation des politiques publiques de lutte contre la grande pauvreté


Mme de GAULLE-ANTHONIOZ


12 juillet


JO n° 3 du 27 juillet 1995

- Les relations entre la France et la République d'Afrique du Sud


M. MARLIN


13 septembre


JO n° 5 du 3 octobre 1995

- Quel devenir pour la planification française

M. RAIGNOUX

27 septembre

JO n° 6 du 24 octobre 1995

- Les formes civiles du service national

M. BASTIDE

25 octobre

JO n° 9 du 24 novembre 1995

- Espaces de solidarité : bassins de vie et pays

M. RAPEAUD

25 octobre

JO n° 10 du 5 décembre 1995

-L'Europe et les enjeux géostratégiques de l'équilibre alimentaire mondial


M. HERTH


29 novembre


JO n° 1 du 17 janvier 1996

- L'évolution de la place financière de Paris dans la perspective de l'instauration de la monnaie unique



M. SALUSTRO



29 novembre



JO n° 2 du 23 janvier 1996

1996
-  La question foncière

M. J.L. DUMONT

10 janvier

JO n° 5 du 15 février 1996

- Le développement des services de proximité

M. BAILLY

10 janvier

JO n° 6 du 17 février 1996

- L'inspection du travail

M. FABRE

24 janvier

JO n° 7 du 24 février 1996

- Crise de l'économie et crise du système monétaire international


Mme de MOURGUES


14 février


JO n° 8 du 8 mars 1996

- L'organisation mondiale du commerce

M. O. GISCARD d'ESTAING

28 février

JO n° 10 du 26 mars 1996

- L'endettement public

M. PRATE

13 mars

JO n° 11 du 9 avril 1996

- Le secteur Textile/Habillement

M. CLAPIN

27 mars

JO n° 14 du 7 mai 1996

- Les conséquences de la mécanisation sur l'avenir de l'agriculture et de l'espace rural


M. COMPIEGNE


27 mars


JO N° 12 du 22 avril 1996

- Urbanisation et citoyenneté dans les grandes agglomérations


Mme DOUVIN


29 mai


JO n° 17 du 4 juillet 1996

- Les droits de la personne malade

M. EVIN

12 juin

JO n° 16 du 18 juin 1996

- Le tourisme, un atout à développer

M. CHAUSSEBOURG

26 juin

JO n° 19 du 19 juillet 1996

- Les spécificités démographiques des régions et l'aménagement du territoire


M. G-F DUMONT


26 juin


JO n° 20 du 25 juillet 1996

- La coopération transfrontalière au service de l'aménagement du territoire


M. ESTRESI


27 novembre


JO n° 25 du 19 décembre 1996

1997 (premier semestre)

- Le travail à temps partiel

M. WALTER

29 janvier

JO n° 1 du 20 février 1997

- La télévision de demain, nouvelles technologies et société


M. HADAS-LEBEL


12 février


JO n° 2 du 26 février 1997

- Le financement des opérations à risques dans les PME


M. DAVID


12 février


JO n° 4 du 28 février 1997

- Agriculture et activités nouvelles : facteur de dynamisme du monde rural


M. FAKI


26 février


JO n° 5 du 26 novembre 1997

- L'élargissement de l'Union européenne et ses conséquences pour l'économie française


M. PRATE


12 mars


JO n° 6 du 5 avril 1997

- Le tourisme, facteur de développement de l'outre-mer français


M. LAVENTURE


23 avril


JO n° 9 du 28 mai 1997

- Le suivi et la réalisation des contrats de plan dans le cadre de la planification


M. BILLET


13 mai


JO n° 10 du 9 juin 1997

- La politique spatiale de la France dans le contexte européen et mondial


M. CARPENTIER


10 juin


JO n° 13 du 11 juillet 1997

- Prévention et soins des maladies mentales : bilan et perspectives


M. JOLY


2 juillet


JO n° 14 du 24 juillet 1997

2°/ Rapports périodiques de conjoncture, établis en application de l'article 2 du décret du 28 août 1974 :
- Conjoncture économique au premier semestre 1994


M. MARCHELLI


13 avril


JO n° 7 du 18 avril 194

- Conjoncture économique au second semestre 1994


M. BRUNAUD


9 novembre


JO n° 24 du 14 novembre 1994

- Conjoncture économique au premier semestre 1995


M. FOURÇANS


5 juillet


JO n° 2 du 10 juillet 1995

- Conjoncture économique au second semestre 1995


M. de BENOIST


15 novembre


JO n° 8 du 20 novembre 1995

- Conjoncture économique au premier semestre 1996


M. MOREL


15 mai


JO n° 15 du 22 mai 1996

- Conjoncture économique au second semestre 1996


M. GADONNEIX


13 novembre


JO n° 23 du 18 novembre 1996

- Conjoncture économique au premier semestre 1997


Mme de MOURGUES


25 juin


JO n° 12 du 30 juin 1997

3°/ Etudes

1994

- L'agriculture française et la politique agricole commune

M. PISANI

26 avril

JO n° 10 du 25 mai 1994

- Prospective, planification et programmation dans l'Europe


M. CAMBUS


10 mai


JO n° 13 du 18 juin 1994

- Les phénomènes de violence à l'encontre des jeunes


M. DELARUE


5 juillet


JO n° 20 du 30 juillet 1994

- La formation professionnelle dans les départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'outre-mer



M. TOUMSON



5 juillet



JO n° 21 du 3 août 1994

- Les transferts de technologie en matière de recherche industrielle : situation des entreprises françaises



M. CHARZAT



5 juillet



JO n° 19 du 29 juillet 1994

- La dépense publique en France : évolution sur trente ans et comparaison internationale


M. MERAUD


8 novembre


JO n° 26 du 31 décembre 1994


1995 : néant

- Les relations franco-chinoises


M. BRASIER


10 octobre


JO n° 7 du 17 novembre 1995


1996 :

- Les effets des nouvelles technologies sur la télévision de demain

- La filière luxe (production et services)




M. HADAS-LEBEL

M. BURNEL




9 janvier

9 janvier




JO n° 3 du 30 janvier 1996

JO n° 4 du 13 février 1996

- Les incidences des changements d'organisation des entreprises sur la nature et l'organisation du travail et sur l'emploi



M. SERIEYX



24 septembre



JO n° 21 du 22 octobre 1996

- La question de l'énergie dans l'espace euro-méditérannéen de libre échange à l'horizon 2005


M. CALVET


24 septembre


JO n° 22 du 29 octobre 1996

1997 (premier semestre)

- Les interventions de l'Etat en faveur des salariés licenciés de plus de 55 ans

M. DJUKIC

27 mai

JO n° 11 du 28 juin 1997

Le nombre des interventions ministérielles devant l'assemblée plénière du Conseil constitue aussi un indicateur pertinent de son activité.

Interventions ministérielles devant l'Assemblée plénière
du Conseil économique et social en 1995, 1996 et en 1997

Date

Ministres étant intervenus en séance

Titre de la saisine

1995

30 mai

Monsieur Roger ROMANI,
ministre des relations avec le Parlement

Lecture de la déclaration de politique générale présentée par le Premier ministre au Parlement

4 juillet

Monsieur François d'AUBERT, secrétaire d'Etat au budget

Conjoncture économique au premier semestre 1995

11 juillet

Monsieur Alain JUPPE,
Premier ministre

Evaluation des politiques publiques de lutte contre la grande pauvreté

12 septembre

Madame Colette CODACCIONI,
ministre de la solidarité entre les générations

Projet de création d'une prestation autonomie destinée aux personnes âgées dépendantes
(saisine gouvernementale)

12 septembre

Monsieur Jacques GODFRAIN,
ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé de la coopération


Les relations entre la France et la République d'Afrique du Sud

24 octobre

Monsieur Raymond-Max AUBERT, secrétaire d'Etat au développement rural

Les espaces de solidarité : bassins de vie et pays

1996

9 janvier

Madame Anne-Marie COUDERC, ministre délégué pour l'emploi

Le développement des services de proximité

9 janvier

Monsieur Pierre-André PERISSOL,
ministre délégué au logement

La question foncière

23 janvier

Monsieur Jacques BARROT,
ministre du travail et des affaires sociales

L'inspection du travail

27 février

Monsieur Yves GALLAND,
ministre délégué aux finances et au commerce extérieur

L'Organisation mondiale du commerce

12 mars

Monsieur Alain LAMASSOURE,
ministre délégué au budget
porte-parole du gouvernement

L'endettement public

26 mars

Monsieur Franck BOROTRA,
ministre de l'industrie, de la Poste et des télécommunications

Le secteur textile/habillement

23 avril

Monsieur Bernard PONS,
ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme

Les grandes orientations du contrat de plan Etat/SNCF 1996-2000
(saisine gouvernementale)

28 mai

Monsieur Jean-Claude GAUDIN
Ministre de l'aménagement du territoire, de la ville et de l'intégration

Urbanisation et citoyenneté dans les grandes agglomérations

28 mai

Monsieur Charles MILLON
Ministre de la défense

Contribution du CES au débat sur le devenir du service national

11 juin

Monsieur Hervé GAYMARD
Secrétaire d'Etat à la santé et à la sécurité sociale

Les droits de la personne malade

25 juin

M. Bernard PONS
Ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme

Le tourisme, un atout à développer

12 novembre

M. Jean ARTHUIS
Ministre de l'économie et des finances

Conjoncture économique au second semestre 1996

26 novembre

M. Jean-Claude GAUDIN
Ministre de l'aménagement du territoire, de la ville et de l'intégration

La coopération transfrontalière au service de l'aménagement du territoire

10 décembre

M. Jacques BARROT
Ministre du travail et des affaires sociales
M. Xavier Emmanuelli
Secrétaire d'Etat à l'action humanitaire d'urgence

Projet de loi d'orientation relatif au renforcement de la cohésion sociale
(saisine gouvernementale)

1997

28 janvier

M. Jacques BARROT
Ministre du travail et des affaires sociales

Le travail à temps partiel

11 février

M. Jean-Pierre RAFFARIN
Ministre des PME, du commerce et de l'artisanat

Le financement des opérations à risques dans les PME

25 février

M. Philippe VASSEUR
Ministre de l'agriculture et de l'artisanat

Agriculture et activités nouvelles :
facteur de dynamisme du monde rural

25 février

M. Charles MILLON
Ministre de la défense

Le volontariat du service national

8 avril

M. Franck BOROTRA
Ministre de l'industrie, de la poste et des télécommunications

Les systèmes de normalisation et de spécifications dans les appels d'offres internationaux

22 avril

M. Bernard PONS
Ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme
et
Mme Margie SUDRE
Secrétaire d'Etat chargée de la francophonie



Le tourisme, facteur de développement de l'outre-mer français

1er juillet

M. Bernard KOUCHNER
Secrétaire d'Etat chargé de la santé

Prévention et soins des maladies mentales : bilan et perspectives

II. L'ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES  : UN BILAN INSATISFAISANT CAUSE PAR UNE PENURIE DES MOYENS FINANCIERS

Malgré le grand intérêt de ses travaux, qui pour certains, trop peu nombreux, connaissent une grande notoriété comme le rapport de Mme Geneviève de Gaulle-Anthonioz , le Conseil économique et social manque de moyens financiers pour en entreprendre d'autres. Cette situation n'est pas satisfaisante.

A. LE CONTEXTE FINANCIER

La participation du Conseil économique et social à l'évaluation des politiques publiques trouve son origine formelle dans le décret n° 90-82 du 22 janvier 1990. Depuis cette date, le Conseil a engagé quatre projets financés sur la part des crédits du Fonds national de développement de l'évaluation (FNDE) inscrits au budget du Plan. Les crédits de ce fonds sont affectés par le comité interministériel de l'évaluation créé par ce même décret. L'article 6 de ce texte autorise le Conseil économique et social à faire appel au concours du fonds "dans la limite du cinquième de la dotation annuelle de ce dernier", pour réaliser ses travaux d'évaluation, sous réserve de l' avis favorable du conseil scientifique de l'évaluation. Mais, le FNDE n'est plus guère abondé. Son budget pour 1998 consacré aux travaux et enquêtes est de 448.000 francs.

B. LES RÉALISATIONS

Quatre études ont été achevées :

-
"l'évaluation de l'efficacité économique et sociale des aides publiques au logement", adoptée le 15 décembre 1993 ;

- "l'évaluation de la politique d'aides à la localisation des activités dans les zones de conversion", adoptée le 6 juillet 1994 ;

- "l'évaluation des politiques publiques de lutte contre la pauvreté (hors RMI)", validée par le conseil scientifique de l'évaluation le 15 mai 1995. Le Conseil économique et social a ensuite adopté l'avis correspondant présenté par Mme Geneviève de Gaulle-Anthonioz, qui a connu une notoriété certaine. Cette étude a comporté une enquête effectuée auprès de 750 personnes et a bénéficié, en raison de l'ampleur du projet, de compléments de financement en provenance du ministère des affaires sociales et de la ville, du Commissariat général du Plan et du Fonds d'action sociale des travailleurs immigrés.

- "l'évaluation des interventions de l' Etat en faveur des salariés licenciés de plus de 55 ans". Ce projet a reçu l'avis favorable du Conseil scientifique de l'évaluation le 18 novembre 1992 et la première phase d'étude s'est achevée en juillet 1994. Après le renouvellement de septembre 1994, la deuxième phase de cette étude a été engagée, financée par les crédits du FNDE et adoptée le 27 mai 1997.

III. CINQUANTE ANS D'EXPERIENCE AU SERVICE DE LA FRANCE ET SON RAYONNEMENT

A. LE SUCCÈS DE LA CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE

Cette célébration a constitué pour le Conseil l'occasion de renforcer sa notoriété et la mise en valeur de ses travaux.

1. La mise en valeur des travaux du Conseil économique et social

Sur ce point, la vente au guichet du Journal officiel et la vente par correspondance des travaux du Conseil constituent de bons indicateurs.

Le Journal officiel "Avis et rapports du Conseil économique et social" porte sur 5.000 exemplaires chacun, dont près d'un tiers sont destinés à satisfaire les abonnements.

En ce qui concerne les travaux du Conseil diffusés sous forme de brochures par le Journal officiel  pour un prix unitaire compris entre 38 et 170 francs , la vente s'est élevée à près de 8.400 exemplaires, soit presque le double de l'année précédente. Cette diffusion est également effectuée dans les régions par le Journal officiel. Le Conseil économique et social ne perçoit aucune recette pour la vente de ses travaux.

2. Le cinquantenaire, une occasion de renforcer sa notoriété

Outre des contacts réguliers avec la presse portant sur ses travaux, et depuis quelques années déjà, le Conseil a développé son action, au-delà de ses strictes compétences constitutionnelles, en organisant de nombreux colloques, entretiens et forums dans le cadre du Palais d'Iéna. La célébration du cinquantenaire de sa création, pour laquelle un crédit non renouvelable de 2,5 millions de francs a été inscrit en 1996 au chapitre 34-01 de son budget, a été l'occasion de donner une dimension supplémentaire à cette politique.

Des actions de communications variées ont été menées à cette occasion. Un dossier pédagogique, une exposition démontable (et donc exportable dans d'autres lieux), l' édition d'un livre de prestige, et l'impression d'un timbre ont été réalisés.

.

B. LE DÉVELOPPEMENT DES RELATIONS INSTITUTIONNELLES ET INTERNATIONALES

Tant à l'étranger qu'en France, le Conseil économique et social développe son influence.

1. Un axe dynamique : les relations internationales

Le Conseil économique et social a en premier lieu concouru à la mise en place de conseils économiques et sociaux dans plusieurs pays.

Depuis le 1er janvier 1994, plusieurs pays se sont doté d'une assemblée consultative composée de représentants des forces économiques et sociales. Parmi ceux-ci, il faut citer le Bénin, le Burundi, le Mozambique et le Cap Vert en Afrique Noire ; le Liban, la Grèce, la Slovénie, Malte et l'Algérie dans la zone Méditerranée ; la Slovaquie, la Russie, la Roumanie et la Hongrie en Europe ; le Brésil en Amérique latine .

Il convient de signaler en deuxième lieu que de nombreux échanges et visites ont été effectués, depuis 1994, avec les correspondants étrangers du Conseil, qu'il s'agisse de la Chambre sociale de Russie, de la Conférence consultative politique du peuple chinois ou de l'Union des conseils économiques et sociaux d'Afrique créée en novembre 1994.

En 1995 et au début de 1996, on relève la naissance d'un Conseil national du travail en Argentine et d'un Conseil à Malte .

Il faut également rappeler que la "cinquième rencontre des conseils économiques et sociaux et institutions similaires", qui s'est tenue en mars 1997 regroupe une quarantaine de ces institutions. Le secrétariat permanent et l'organisation de cette rencontre, mais aussi le soin de fonder à cette occasion une véritable organisation internationale des conseils économiques et sociaux a été confiée à la France. Le but étant à terme de créer une véritable association internationale des Conseils économiques et sociaux agréée par les Nations-Unies. La sixième rencontre prévue pour 1999 se tiendra à Port-Louis (Ile Maurice).

Enfin, à l'initiative de son président M. Jean Mattéoli, le Conseil développe ses échanges avec l'Europe de l'est. Deux conventions passées avec le Conseil consultatif politique de Russie, ont permis l'établissement de relations régulières. Les liens entretenus avec les Conseils d'Afrique et de Méditerranée se sont resserrés. 1996 a été l'année de l'organisation d'un sommet euro-méditerranéen des Conseils économiques et sociaux à Paris. Le prochain sommet qui se tiendra à Marrakech est en préparation.

2. Les relations avec les conseils économiques et sociaux régionaux : un bilan mitigé

Placés auprès des institutions régionales, les 26 conseils économiques et sociaux régionaux ne relèvent en aucune façon de l'autorité du Conseil économique et social.


· Des réunions communes peuvent être tenues sous l'égide de la commission spéciale du Plan avec les présidents de ces organismes dans le cadre de l'étude des aspects régionaux de la planification, ainsi que pour examiner la réalisation des contrats de Plan entre l'Etat et les régions. Cette faculté semble cependant tomber en désuétude dans la mesure où aucune réunion de ce type n'a été tenue dans ce cadre depuis 1993.

Il convient cependant de noter qu'à l'occasion de la demande d'avis du Gouvernement sur le projet de contrat de plan liant l'Etat à la SNCF, la commission spéciale du Plan a accueilli en son sein, à titre consultatif, des représentants des conseils économiques et sociaux régionaux.


· Par ailleurs, l' Assemblée permanente des présidents des conseils économiques et sociaux régionaux tient une réunion mensuelle au Conseil économique et social à laquelle participent des représentants de la section des économies régionales et de l'aménagement et des membres du cabinet du président.

3. Les relations avec le Parlement

Le Conseil économique et social souhaite renforcer ses liens avec le Parlement. Il l'a exprimé lors de son assemblée plénière du 14 janvier 1997.

Cette intensification des relations avec le Parlement pourrait prendre la forme d'auditions plus fréquentes des rapporteurs, du Conseil par les commissions des assemblées comme ce fut le cas :


·
le 19 octobre 1995, la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a entendu M. Hubert Brin, rapporteur d'un avis sur le projet de création d'une "prestation autonomie" destinée aux personnes âgées dépendantes (avis du 13 septembre 1995) ;


·
en avril 1996, M. Jean Bastide, rapporteur d'un avis sur auto-saisine relatif aux formes civiles du service national a été entendu par les commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat saisies du projet de réforme du service national ;


·
le 15 avril 1997, Mme de Gaulle-Anthonioz, rapporteur d'un avis sur l' avant-projet de loi relatif au renforcement de la cohésion sociale a été entendue en séance publique.

En outre une participation active et régulière à la future chaîne parlementaire et civique répondent à ce souhait.

Une collaboration pourrait également s'établir à travers l'Office parlementaire d'évaluation des politiques publiques. La dissolution de l'Assemblée nationale a stoppé une dynamique dont l'évolution était favorable.

Enfin, une association avec le Commissariat général au Plan pourrait également être envisagée. Elle répondrait à deux objectifs précis : une économie budgétaire nécessaire dans un environnement de pénurie financière liée à une plus grande efficacité des instituts et autres offices dont le travail est de s'interroger sur les sujets économiques et sociaux.

Cette association permettrait de regrouper les thèmes étudiés qui sont souvent voisins.

Les moyens de cette dynamique restent à définir. Elle permettrait, en regroupant les instituts, de les faire travailler en synergie et de mettre fin à un droit de tirage minime.

EXAMEN EN COMMISSION

Réunie le mardi 14 octobre 1997, sous la présidence de Mme Marie Claude Beaudeau vice présidente, la commission des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, a examiné les crédits des services du Premier ministre : III-. Conseil économique et social, sur le rapport de M. Claude Lise, rapporteur spécial.

M. Claude Lise, rapporteur spécial, a précisé que la présentation des crédits du Conseil économique et social constituait, au-delà de l'analyse budgétaire, l'occasion d'aborder le rôle de cette institution et de souligner l'intérêt de ses travaux.

Il a souligné que l'analyse des crédits demandés pour 1998, au titre du Conseil économique et social mettait en évidence, d'une part, que ce budget restait modeste et que, d'autre part, enrichi d'une ligne de crédits d'investissement depuis un an, il pouvait conduire de façon plus autonome son avenir.

La commission, sur proposition de M. Claude Lise, rapporteur spécial, a décidé de proposer au Sénat l'adoption du budget des services du Premier ministre -III. Conseil économique et social- pour 1998.

ANNEXE

MODE DE DÉSIGNATION DES MEMBRES DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Les modalités de désignation des 231 conseillers sont les suivantes :

- 163 conseillers sont nommés directement par l'organisation à laquelle ils appartiennent (organisations syndicales, organisations professionnelles, organismes de la coopération et de la mutualité, organisations familiales...) ;

- 68 membres sont nommés par le Gouvernement. Parmi ceux-ci, 28 sont désignés selon des modalités permettant la représentation des entreprises publiques, de la vie associative, des Français hors de France, des organisations professionnelles des départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'outre-mer, ou bien au titre de l'épargne et du logement.

Les quarante autres conseillers désignés par le Gouvernement sont des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel ; ils sont nommés par décret en Conseil des ministres. Les professions exercées par ces personnalités sont donc très variées. Sur les 112 rapports (avis et études) adoptés au cours de la mandature écoulée, 29 ont été rédigés par des personnalités qualifiées.

Le Conseil économique et social comprend neuf sections qui préparent les rapports et les avis présentés à l'assemblée plénière, et effectuent les études qui leur sont demandées.

Le Gouvernement peut appeler à siéger en section, en plus des membres du Conseil économique et social, pour une période de deux ans, des personnalités choisies en raison de leur compétence. Ces membres de section (72 au total) participent aux délibérations des sections et peuvent être désignés comme rapporteurs des études qui seront adoptées par les sections, mais ne votent pas l'adoption des rapports ni des projets d'avis soumis à l'assemblée plénière.

Réunie le mardi 14 octobre 1997 , sous la présidence de Mme Marie Claude BEAUDEAU vice-présidente, la commission des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation a décidé de proposer au Sénat l'adoption des crédits des services du Premier ministre (III-. Conseil économique et social) pour 1998.


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