II. LA POLITIQUE DES PAYSAGES : DE LA PROTECTION À LA GESTION CONCERTÉE

Les moyens consacrés à la protection de la nature et des paysages connaissent pour 1998 une croissance sensible .

Les dépenses ordinaires s'élèveront à 233,9 millions de francs, en progression de 6,6 % par rapport à 1997.

Quant aux dépenses en capital, elles sont en progression de 4 % en autorisations de programme et de 6 % en crédits de paiement. Elles s'établiront à 302,3 millions de francs en crédits de paiement et à 322,8 millions de francs en autorisations de programme.

Cette croissance des moyens, consacrés à la protection de la nature et des paysages s'accompagnera d'une augmentation notable du nombre des espaces protégés .

Les parcs marins de Corse et de la mer d'Iroise et le parc de la forêt guyanaise s'ajouteront aux sept parcs nationaux existants. La politique des réserves naturelles sera poursuivie à un rythme accéléré : 14 réserves représentant 723.020 hectares sont susceptibles d'être classées en 1998 contre 7 en 1997. Par ailleurs, la création de nouveaux parcs naturels régionaux est envisagée. Enfin, la mise en oeuvre de la directive Natura 2000 devrait se traduire par la constitution de nouvelles zones de protection de la nature.

Cette augmentation du nombre des espaces protégés implique pour l'Etat des charges de fonctionnement et des dépenses d'investissement qui devront être assurées au fil des ans, sous peine de compromettre la politique d'excellence qu'ils doivent illustrer.

La politique des paysages fondée à l'origine sur un impératif unique de conservation a évolué, au fil des ans, pour s'appuyer sur des moyens permettant d'assurer, au-delà de leur simple préservation, la gestion des paysages de référence . Elle a donné lieu, à ce titre, à des réalisations exemplaires comme en témoignent les parcs naturels régionaux ou les parcs nationaux.

Bien que l'action de l'Etat en ce domaine ait été relayée par les collectivités locales, le coût de la politique des paysages s'en est trouvé alourdi.

L'effort de l'Etat, dans un contexte de rigueur budgétaire, ne peut être constamment accru. Or, la création de nouveaux espaces protégés, si elle ne s'accompagne pas d'un engagement financier pérenne de l'Etat risque de remettre en cause leurs conditions de gestion.

L'approfondissement des réalisations dans les espaces existants ne doit pas en effet être négligé au profit d'une extension mal maîtrisée en termes financiers de leur nombre.

A. LA POLITIQUE DE PROTECTION DES PAYSAGES CONDUITE PAR L'ÉTAT

1. La protection des paysages remarquables

a) Les sites classés

Les arrêtés préfectoraux procédant au classement de sites à la fin du XIXe siècle constituent les premiers signes de l'implication de l'Etat dans la protection des paysages. La loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique et légendaire ou pittoresque qui succéda à une loi du 21 avril 1906, pérennisa cette action en instituant des mécanismes comparables à ceux prévus par la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.

La protection assurée par la loi de 1930 a été complétée au fil des ans par de nouvelles prescriptions. Ainsi, la loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité a précisé que la publicité est interdite sur les monuments naturels et dans les sites classés qu'ils soient urbains ou ruraux. Plus récemment, la loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement a prévu que lors de la création de réseaux électriques ou téléphoniques nouveaux, l'enfouissement des réseaux est obligatoire sur ces sites sauf dérogation accordée par arrêté interministériel.

A ce jour, sont recensés 2.692 sites classés et 5.085 sites inscrits. Ils recouvrent des réalités très variées, allant de la protection d'éléments isolés (arbres, rochers, lacs, cascades...) à des sites de vastes dimensions. Depuis plusieurs années, la tendance consistant à classer de vastes entités paysagères s'est développée. Ainsi, en 1997, ont été classés le massif forestier d'Ermenonville et le site de Vézelay (inscrit, par ailleurs, au patrimoine mondial de l'humanité).

Le dispositif de la loi de 1930 présente un caractère essentiellement conservatoire et ne permet guère de garantir que l'entretien des sites protégés s'effectue dans des conditions satisfaisantes. A la différence de la protection assurée au titre de la loi de 1913 pour les monuments historiques, les obligations engendrées pour les propriétaires des sites par une mesure de classement ou d'inscription n'ont pas été compensées par des mesures fiscales ou financières permettant l'entretien du site, ce qui prive donc ces mesures de leur pleine efficacité.

Afin de remédier à cette lacune, les questions soulevées par la gestion des sites classés, en particulier ceux de vastes dimensions, sont désormais prises en compte, dans le cadre d'un document " d'orientations et de recommandations " dont l'usage se développe pour les sites récemment classés et qui fixe les objectifs assignés à la protection des sites.

Par ailleurs, la politique dite " des grands sites " initiée en 1976 et relancée en 1989 a également contribué à ébaucher une gestion de ces espaces. Elle a pour objet de permettre la réhabilitation et la mise en valeur des sites protégés les plus remarquables et les plus menacés, notamment du fait de l'afflux touristique. Les opérations engagées à ce titre s'appuient sur un programme de remise en valeur de l'espace protégé, tout en prenant en compte un développement économique compatible avec la qualité des lieux.

Depuis 1997, ces opérations sont éligibles à des crédits du ministère de l'environnement et non plus à des crédits du ministère de l'équipement. Les dotations consacrées à ces opérations s'élevaient à 9,8 millions de francs en 1997 ; elles seront reconduites pour 1998.

De 1989 à 1997, le ministère de l'équipement puis celui de l'environnement ont financé :

- en études, 19 opérations pour un montant global de 2,6 millions de francs ;

- en travaux, 13 opérations pour un montant global de 30,3 millions de francs.

Les opérations qui peuvent être considérées comme terminées ou ayant fait l'objet de tranches fonctionnelles de travaux concernent les sites de la Dune du Pyla, des jardins du Rayol, de la pointe du Raz et de la montagne Sainte-Victoire ; 19 opérations " grands sites " sont actuellement en cours.

b) Les réserves naturelles et les parcs nationaux

A partir des années 1960, l'Etat inaugura, notamment au travers de la création des parcs nationaux et des réserves naturelles, une politique de protection des paysages, orientée sur la gestion de l'espace.

- Les réserves naturelles

La France compte, au 1er août 1997, 134 réserves naturelles protégeant 323.896 hectares, soit une superficie près de deux fois supérieure à celle couverte en 1995.

L'objectif assigné aux réserves naturelles est d'assurer une protection exemplaire de chacun des milieux existants en France, en se fondant sur les inventaires scientifiques réalisés au niveau français et européen. Leur constitution qui était déjà possible sur le fondement de la loi du 2 mai 1930 fut expressément prévue par la loi du 1er juillet 1957 à laquelle succéda la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature qui en fixe désormais le régime.

Le classement des réserves et leur gestion font largement appel à la déconcentration et à la concertation avec les propriétaires et les collectivités locales.

L'article R-242-18 du code rural prévoit que les réserves naturelles peuvent être gérées par des propriétaires de terrains classés, des associations, des fondations, des collectivités locales ou des établissements publics qui passent à cet effet une convention avec l'Etat définissant les modalités de leur intervention, leurs droits et leurs obligations.

Pour les 134 réserves existantes, la répartition des organismes gestionnaires est actuellement la suivante :

- 28 réserves sont confiées à des instances locales (11 sont gérées directement par des collectivités locales ; 11, par des parcs naturels régionaux  et 6, par des syndicats mixtes ou intercommunaux) ;

- 25 réserves sont gérées par des établissements publics (parcs nationaux, office national des forêts, office national de la chasse...) ;

- 79 réserves sont gérées par des associations ;

- 1 réserve est gérée par une fondation et 1 réserve n'a pas encore de gestionnaire désigné.

Il faut noter que 8 réserves naturelles bénéficient d'une cogestion par deux organismes. La tendance à la cogestion s'affirme, en effet, ces dernières années, alors que les associations sont moins souvent que par le passé désignées comme gestionnaires uniques. Une telle évolution semble correspondre à l'intérêt grandissant pour les réserves naturelles manifesté par les collectivités locales qui prennent conscience de la place qu'elles peuvent tenir dans le développement local.

6 réserves ont été classées en 1995, 4 en 1996, 2 depuis le début de l'année 1997 et 7 projets sont susceptibles d'aboutir d'ici à la fin de l'année. Le rythme de constitution des réserves s'est accéléré au cours des dernières années : 34 projets sont en cours d'instruction, l'objectif étant d'atteindre le nombre de 250 réserves en 2040. Pour l'année 1998, est envisagée la création de 14 réserves.

L'Etat prend en charge en priorité les dépenses liées à la conservation du milieu et au rétablissement des équilibres biologiques, les collectivités locales étant associées aux dépenses d'accueil du public. L'engagement de ces dernières est bien entendu plus important quand elles sont elles-mêmes gestionnaires de réserves.

Les difficultés rencontrées dans la gestion des réserves sont de trois ordres. Elles tiennent, d'une part, aux contraintes que les réserves engendrent pour certaines activités humaines (chasse, activités agricoles, ostréicoles et sylvicoles), d'autre part à la difficulté de trouver un organisme gestionnaire possédant les compétences techniques comme les capacités de négociation et de concertation indispensables et, enfin, au coût que représentent la création de nouvelles réserves et la mise en oeuvre de méthodes de gestion efficaces et exemplaires.

Ces difficultés exigent donc que la gestion des réserves fasse l'objet d'une réflexion approfondie . L'effort entrepris depuis 1991 pour établir dans chaque réserve un plan de gestion doit être poursuivi. En effet, ces plans permettent d'effectuer un bilan du patrimoine naturel protégé et de déterminer les objectifs assignés à la réserve afin d'évaluer et de programmer les moyens d'intervention nécessaires. Jusqu'ici, 32 plans ont été élaborés et agréés par le Conseil national de la protection de la nature.

Les moyens affectés par l'Etat aux réserves rapportés à leur nombre et à leur superficie, ont augmenté jusqu'en 1994 ; depuis, ils n'ont pas progressé pour les dépenses de fonctionnement et ont diminué pour les dépenses d'investissements.

Le financement des nouvelles réserves, délicat en 1996 comme 1997, devrait être rendu plus aisé en 1998 compte tenu d'une augmentation des crédits qui leur sont consacrées. En effet, pour 1998, en dépit d'une diminution de 4,4 % des autorisations de programme qui s'établissent à 14,185 millions de francs, les dépenses de fonctionnement augmentent de 11,76 % pour s'élever à 36,8 millions de francs.

Compte tenu, cependant, du nombre élevé de réserves dont le classement est envisagé en 1998, votre rapporteur s'interroge sur le montant des dotations prévues par le projet de loi de finances et sur les conditions de fonctionnement des réserves naturelles existantes qu'elles impliquent.

- Les parcs nationaux

Les objectifs des parcs nationaux sont définis dans l'exposé des motifs de la loi du 22 juillet 1960. Ils ont pour mission de protéger le patrimoine naturel, de mettre à la disposition de tous, et plus particulièrement des citadins, les richesses qu'ils préservent et de contribuer au développement économique, social et culturel des territoires où ils sont implantés.

On compte aujourd'hui 7 parcs nationaux : le plus ancien est celui de la Vanoise créé en 1963 ; le plus récent, celui de la Guadeloupe créé en 1989. Situés pour la plus grande part en montagne, ils représentent 0,65 % du territoire national métropolitain (2,2 % avec leurs zones périphériques).

3 nouveaux parcs dont la création est désormais en phase opérationnelle devraient venir s'ajouter aux 7 parcs existants ; ceci constitue une accélération sensible du rythme de création des parcs nationaux. Rappelons en effet que les deux derniers parcs créés l'ont été en 1979 (parc du Mercantour) et en 1989 (parc de la Guadeloupe).

Le projet de création le plus avancé concerne le parc national de la forêt tropicale de Guyane qui revêt une urgence particulière, compte tenu des engagements pris par la France lors de la conférence de Rio de 1992 sur la diversité biologique. La mise en oeuvre de ce projet souffre de retards dus aux difficultés rencontrées dans la conciliation des intérêts contradictoires en présence, en particulier la protection d'un patrimoine naturel très riche, le nécessaire développement de l'emploi touristique, l'exploitation des gisements de minéraux et le respect des modes de vie traditionnels. En dépit de ces obstacles, et grâce à un effort de concertation avec les populations locales, le parc pourrait être mis en place entre 1998 et l'an 2000. La charge budgétaire qu'est susceptible d'engendrer ce nouveau parc s'avère très lourde : ses effectifs permanents devraient passer de 9 à 85 postes à l'échéance de l'an 2000 et son fonctionnement annuel est provisoirement évalué à 37 millions de francs alors qu'il n'est que de 15 millions de francs pour un parc moyen de 50.000 hectares. Quant aux dépenses d'investissement liées à la création du parc, elles sont estimées à près de 90 millions de francs sur cinq ans.

Les deux autres projets de parcs concernent le milieu marin.

Le projet de parc marin de Corse qui couvrirait une superficie marine de 100.000 hectares et littorale de 40.000 hectares a fait l'objet d'une prise en considération par arrêté du 18 septembre 1997, étape obligatoire avant le lancement de l'enquête publique. Il devrait constituer un sanctuaire du milieu méditerranéen, compte tenu de l'excellente qualité des eaux, de la faible densité humaine et de l'isolement de certaines de ces zones. La création du parc est destinée à préserver le caractère exceptionnel de cette zone qui englobe plusieurs sites inscrits ou classés.

Le projet de parc marin de la mer d'Iroise est, à ce jour, moins avancé. La définition du projet devrait être précisé dans le courant de l'année 1998.

Pour 1998, les crédits consacrés par le ministère de l'environnement aux parcs nationaux s'élèvent à 166 millions de francs en dépenses ordinaires et crédits de paiement, soit une progression de 6,6 % et à 44,46 millions de francs en autorisations de programme, soit une reconduction en francs courants.

Cet effort en faveur des parcs nationaux devra s'inscrire dans la durée afin que les coûts représentés par la mise en place des nouveaux parcs ne soient pas dans les années à venir financés par des redéploiements qui ne pourraient qu'engendrer des difficultés de gestion pour les parcs existants.

Le bilan de l'action conduite depuis 1963 par les parcs nationaux ne justifie en aucun cas un relâchement de l'effort de l'Etat . En effet, si leur succès en tant qu'instruments de protection des milieux naturels et des paysages ruraux mérite d'être souligné, leurs réalisations sont perfectibles. C'est le cas en particulier dans les zones périphériques des parcs où les résultats de leur action sont mitigés au regard de l'article L.241-10 du code rural qui prévoit que dans ces zones " (...) les diverses administrations publiques prennent, suivant un programme défini, en liaison avec l'organisme de gestion (...), toutes mesures pour permettre un ensemble de réalisations et d'améliorations d'ordre social, économique et culturel tout en rendant plus efficace la protection de la nature dans le parc ".

Votre rapporteur émet donc le souhait que la poursuite de la politique de création de nouveaux parcs, qui dans son principe ne peut être contestée, ne s'effectue pas au détriment des parcs existants.

c) Le conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres

Le conservatoire du littoral, créé par la loi du 10 juillet 1975, a pour mission de mener une politique foncière destinée à protéger les espaces naturels maritimes et lacustres de tout risque de dégradation ou d'urbanisation.

Cet objectif clair a connu une remarquable stabilité qui a fortement contribué à l'excellente opinion que le public s'est forgée de l'action menée par l'établissement.

Le Conservatoire a acquis au cours des vingt-deux dernières années un peu plus de 50.000 hectares d'espaces naturels fragiles ou menacés. L'intervention de l'établissement public a concerné, à ce jour, 370 sites répartis sur la totalité des départements littoraux. Le Conservatoire, par ses interventions, assure désormais la protection de près de 10 % du linéaire côtier métropolitain . Afin de mener à bien la politique foncière qui lui incombe, le Conservatoire a dépensé depuis sa création 1,6 milliard en francs courants soit 23,1 milliards en francs constants. Il offre aujourd'hui à un large public un patrimoine étendu d'une rare qualité pour lequel, à de très rares exceptions, l'accès est gratuit.

Le champ de compétence du Conservatoire a été progressivement élargi par la loi littoral du 3 janvier 1986, la loi paysage du 8 janvier 1993 et la loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement.

Aux termes de l'article L.243-1 du code rural, le Conservatoire exerce de droit sa mission dans les cantons côtiers, les communes riveraines des mers, étangs et plans d'eau de plus de 1.000 hectares, les communes riveraines des estuaires et des deltas et, sur leur demande et après accord du préfet, dans les communes qui participent directement aux équilibres économiques et écologiques littoraux.

Cette extension du champ d'action du Conservatoire semble aujourd'hui trouver ses limites. En effet, il ne semble pas opportun de le faire intervenir dans des zones peu menacées par la pression foncière pour lesquelles l'impératif de gestion l'emporte sur celui de conservation. Il faut souligner que la loi, bien qu'elle n'interdise pas formellement au Conservatoire de gérer lui-même les terrains acquis, prévoit la gestion de ses immeubles par convention avec des collectivités locales, des établissements publics tels l'Office national des forêts, des fondations, des associations spécialisées agréées à cet effet ou des exploitants agricoles. Les conventions prévoient expressément l'usage à donner aux terrains, qui doit respecter les sites naturels et l'équilibre écologique.

Les crédits du Conservatoire du littoral connaîtront en 1998 une relative stabilité. Les dotations qui lui sont consacrées progresseront de 4,9 % et s'établiront à 143,4 millions de francs en dépenses ordinaires et en crédits de paiement. Les autorisations de programme diminueront légèrement (- 0,2 %) et s'élèveront à 125 millions de francs.

Le maintien à ce niveau des dotations budgétaires est absolument indispensable si l'on veut permettre au Conservatoire de poursuivre sa stratégie globale de préservation à long terme d'un tiers du littoral français, plus communément appelé le " tiers-sauvage ". Pour y parvenir, l'établissement devrait acquérir au cours des prochaines décennies, 120.000 hectares, soit une superficie plus de deux fois supérieure à celle qu'il a acquise depuis sa création en 1975.

Cette ambition est encore loin d'être atteinte d'autant que le Conservatoire a été, une fois encore, cette année victime de la régulation budgétaire. La mesure d'annulation portant sur 12 millions de francs d'autorisations de programme et 6 millions de francs de crédits de paiement a eu pour effet de retarder certaines opérations qu'il s'agisse d'acquisitions ou de programmes de travaux.

En outre, si les dotations budgétaires permettent au Conservatoire de faire face aux opérations courantes, elles ne sont pas suffisantes pour rendre possible l'acquisition par le Conservatoire de grands domaines qui sont mis en vente dans des secteurs d'intérêt primordial à des prix élevés, en particulier sur le littoral méditerranéen.

L'article 26 de la loi de finances pour 1996 a étendu au profit du Conservatoire du littoral le régime de la dation en paiement de droits de succession reconnaissant l'intérêt national du patrimoine naturel au même titre que celui du patrimoine culturel. Cette possibilité fiscale commence à être connue et des propositions de dation (8 au total pour les exercices 1996 et 1997) ont été examinées par le conseil d'administration du Conservatoire du littoral. Il faut souligner que le montant des dations ne sera pas imputé sur les crédits du Conservatoire, ce dont votre rapporteur se félicite.

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