b) Les principales nationalités concernées

Le fichier AGDREF permet de connaître, avec un certain retard, la répartition par nationalité des demandes acceptées et refusées. On ne dispose donc à la date du 30 avril 1998 que de données partielles, qui fournissent toutefois des indications intéressantes.

Le ficher AGDREF permet d'analyser à la date du 30 avril la répartition par nationalité de 63.287 demandes traitées, c'est-à-dire qui ont fait l'objet d'une réponse positive ou négative ou qui sont en instance d'une décision immédiate. Compte tenu du délai nécessaire au traitement statistique, ce chiffre ne représente toutefois que 58,2% des décisions effectivement prises à cette date.

Sur ces 63.287 dossiers traités, les ressortissants algériens viennent en tête des demandes (13,9% du total des demandes), presque à égalité avec les ressortissants marocains (13,0%), suivis des ressortissants chinois (8,9%), zaïrois (7,3%), tunisiens (5,6%), maliens (5,5%), turcs (5,1%), sénégalais (3,9%), cap-verdien (3,1%) et congolais (3,0%).

L'Afrique noire et le Maghreb fournissent donc l'essentiel des demandes : neuf des dix premières nationalités représentées dans ces 63.287 dossiers appartiennent au continent africain. Occupant la troisième place par le nombre de demandes, les Chinois font exception à cette règle et constituent un cas tout à fait particulier.


Au 30 avril 1998, on dispose également de la répartition par nationalité pour les 51.394 régularisations accordées : les Algériens arrivent en tête (14,1%), suivis des Marocains (11,1%).

La surprise vient des Chinois qui représentent 10,5% des régularisations accordées et devancent nettement des immigrations plus traditionnelles venues du Zaïre (7,7%), du Mali (5,6%), de Tunisie (4,9%), de Turquie (4,2%). La place des Chinois témoigne de l'émergence d'une immigration clandestine importante venue d'Extrême-Orient.


Viennent ensuite, dans l'ordre, les ressortissants sénégalais (3,3%), congolais (3,2%), ivoiriens (3,1%), haïtiens (3,1%), camerounais (2,7%), mauriciens (2,3%), yougoslaves (2,0%) et philippins (1,8%).

Ces quinze nationalités représentent 81% du total des régularisations, qui portent sur 135 nationalités dont certaines ne sont toutefois représentées que par un seul ressortissant.

Les régularisations accordées jusqu'à présent concernent donc essentiellement les ressortissants de trois blocs géographiques : l'Afrique noire (36,7% des régularisations), le Maghreb (30,1%) et l'Extrême-Orient (13,1%).

Rapprochés au nombre de refus de régularisation, ces chiffres apparaissent encore plus significatifs.

Sur les 10.276 dossiers pour lesquels la régularisation a été refusée, ce sont cette fois les Marocains qui occupent la première place (22,4% des refus), suivis des Algériens (11,8%), des Turcs (9,4%) et des Tunisiens (8,6%). Viennent ensuite les Sénégalais (6,3%), les Zaïrois (6,0%), les Maliens (5,5%), les Comoriens (2,5%), les Congolais (2,4%) et les Cap-Verdiens (2,3%).

Les Chinois n'occupent que la onzième place avec 2,2% du total des refus
. Cette répartition s'explique par le caractère essentiellement familial de l'immigration chinoise. Au contraire, les Marocains et les Turcs vivant irrégulièrement en France sont très souvent des hommes seuls, célibataires ou ayant laissé leur famille au pays.

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