B. UNE ACTION PRINCIPALEMENT BILATÉRALE
Sur les
48,32 milliards de francs des crédits d'action extérieure,
hors quote-part française au budget de l'Union européenne, les
moyens destinés à l'animation des services sont reconduits
à 10,2 milliards de francs, tandis que les dépenses
d'intervention, soit 78,8 % des crédits, se répartissent
à 66 % pour l'action bilatérale et 34 % pour l'action
multilatérale.
1. L'action bilatérale
L'action
bilatérale représente un montant de 25,04 milliards de
francs, et est mise en oeuvre à partir des budgets :
- du ministère des affaires étrangères
(42,57 %) : les crédits se répartissent à
hauteur 75 % en faveur des crédits d'action culturelle et d'aide au
développement et pour 25 %, par des subventions versées aux
établissements publics ;
- du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, et
des charges communes (21,95 %) : il s'agit, pour l'essentiel, de
garanties à l'exportation, de prêts et dons du trésor,
d'annulations de dettes et des aides-projet de l'Agence française de
développement ;
- des comptes spéciaux du trésor (18,81 %).
2. L'action multilatérale
La
quote-part française au budget de l'Union européenne
représente 32 % des crédits consacrés à
l'action multilatérale de la France. Les autres crédits sont
répartis de manière équilibrée entre le
ministère de l'éducation, de la recherche et de la technologie
(il s'agit essentiellement de la contribution versée à l'Agence
spatiale européenne), le ministère de l'économie, des
finances et de l'industrie (contributions aux institutions financières
internationales de développement), et le ministère des affaires
étrangères (contributions obligatoires aux Nations Unies,
crédits de recherche inscrits au budget civil de recherche et de
développement et contribution au Centre européen de recherche
nucléaire).