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Proposition de résolution relative à la création d'une commission d'enquête sur les conditions d'utilisation des farines animales : Les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage et les conséquences qui en résultent pour la santé des consommateurs. Tome 1, rapport

 

(2) Les résultats intermédiaires du programme de tests sur les bovins à risque : l'insuffisance du réseau d'épidémio-surveillance

Les résultats intermédiaires du programme, portant sur 15.000 animaux testés entre le 7 août et le 24 octobre 2000 ont été annoncés par l'AFSSA le 11 décembre 2000. Ils font état de 32 animaux atteints, ce qui représente un taux de prévalence de 2,1 pour mille dans les catégories de bovins à risque considérées. Plus négatifs que prévu, puisque ce taux de prévalence se situe dans la fourchette haute des prévisions, ces résultats ont mis en évidence les limites de la détection classique par le réseau de surveillance clinique de l'ESB, ainsi que l'a souligné le directeur général de l'AFSSA, M. Martin Hirsch.

Parmi les catégories de bovins testés, une contamination plus forte a été constatée pour les bovins abattus d'urgence (3 pour mille), et les bovins euthanasiés (4,1 pour mille), alors qu'elle est limitée pour ceux morts de mort naturelle (1,3 pour mille).

Or, à l'inverse des bovins relevant des deux autres catégories, les bovins abattus d'urgence pouvaient jusqu'à présent entrer dans la chaîne alimentaire -dans le délai maximal de 48 heures après l'accident- à condition qu'un vétérinaire inspecteur les ait reconnus propres à la consommation.

Afin de tenir compte de l'exposition particulière de ces bovins accidentés -au nombre d'environ 25.000 chaque année- au risque d'ESB, un arrêté du 20 décembre 2000, complété par un arrêté du 7 février 2001, les a finalement exclus de 1a chaîne alimentaire. Ils sont désormais euthanasiés, collectés par le service public de l'équarrissage et détruits.

Le bilan intermédiaire de ce programme à visée épidémiologique n'en justifie pas moins le dépistage systématique des bovins de plus de trente mois à l'abattoir, qui s'inscrit davantage dans une optique de sécurité alimentaire.

Le programme pilote a permis de détecter 60 cas en 2000, et 14 cas depuis le début de l'année 2001 (au 24 avril 2001).