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Qu'en est-il de la voie d'eau pour le fret demain en France et en Europe ?

 

4. M. Bernard Paillard, directeur général d'Aproport (chambre de commerce et d'industrie de Chalon-sur-Saône et Macon)

« Concernant la demande globale de transport, les experts s'accordent sur une prévision de croissance du transport de marchandises estimée de 5 à 7 % par an dans les 10 prochaines années, ce qui provoquera un doublement des trafics dans la même période. Cette progression devrait se vérifier sur l'axe Mer du Nord-Méditerranée compte tenu de la position des bassins industriels européens et mondiaux et de l'évolution démographique, en particulier autour du bassin méditerranéen.

Cette forte augmentation des trafics de marchandises ne pourra être absorbée par le seul transport routier. Si l'on ajoute les impératifs liés à l'environnement, il devient indispensable de favoriser les modes de transport alternatifs au tout routier que sont le transport ferroviaire, le transport fluvial et le transport fluvio-maritime. Les délais nécessaires à la réalisation d'infrastructures nouvelles dans ces domaines imposent des décisions rapides afin de doter la France de véritables corridors de fret ferroviaires et fluviaux raccordés aux réseaux européens et aux ports maritimes de taille internationale.

Pour le mode fluvial, l'interconnexion des bassins du Rhin, de la Seine et de Rhône-Saône devient naturellement la solution de la création d'un véritable réseau européen.

Pour la réalisation de l'interconnexion des bassins fluviaux, deux itinéraires semblent possibles :

- la poursuite du projet de canal Saône-Rhin abandonné en juin 1997, mais dont les extrémités ont déjà été réalisées ;

- ou la connexion par le bassin de la Moselle.

Compte tenu de l'avancement du projet Seine-Nord, la reprise du projet de canal Saône-Rhin nous paraît la plus adaptée pour réaliser plus rapidement une liaison fluviale à grand gabarit Nord-Sud ».