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Qu'en est-il de la voie d'eau pour le fret demain en France et en Europe ?

 

E. Les chambres d'agriculture

1. M. Claude Aurias, président de la chambre d'agriculture de la Drôme

« Question 1 : Nous estimons que les flux de marchandises vont s'accroître dans les 10 à 20 ans à venir compte tenu notamment de l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale à l'Union européenne.

Question 2 : Au niveau de la Drôme, la vallée du Rhône se résume à un couloir étroit entre Ardèche et Vercors. Les infrastructures routières sont saturées (nationale 7 et autoroute A7) et bien qu'à l'étude, leur doublement se heurte à des problèmes fonciers, l'impact du TGV Méditerranée se résorbant à peine. Il nous apparaît donc nécessaire de privilégier le ferroutage ou les voies fluviales.

Question 3 : Compte tenu des éléments précités, la réponse est positive. D'autant que le coût et l'impact environnemental sont moindres que pour le transport routier... »

2. M. Albert Thiévon, président de la chambre d'agriculture de l'Ain

« Le monde agricole de notre département a été confronté à l'aménagement de la Saône au droit de Mâcon pour permettre le passage des gros tonnages sans altérer le pont historique de Saint Laurent. La solution a été trouvée avec la construction du canal de contournement de Saint Laurent sur les terrains agricoles de l'Ain.

L'aménagement de cette voie d'eau vers l'amont nous paraît une suite logique, mais, elle a été bloqué en 1997.

Les coopératives céréalières qui ont leurs silos à Mâcon tout comme les industriels, d'après nos informations, réclament avec force une liaison fluviale à grand gabarit achevée sur le parcours Nord.

Pour les grandes quantités de produits lourds que nous avons à « acheminer » chaque année, la voie d'eau est celle qui présente le plus d'avantages sur le plan des prix, de la sécurité, et de l'écologie ».