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IV. OBSERVATIONS

La situation de l'évaluation des politiques publiques dont il a la charge au sein du ministère des Affaires étrangères présente, de prime abord, un paysage contrasté.

La note-circulaire du secrétaire général et l'instauration d'une cellule dédiée à l'évaluation et de procédures à vocation évaluative ainsi que la diffusion d'un « Guide de l'évaluation » publié en juin 2001, très bien fait, témoignent d'une volonté de se doter des moyens administratifs et culturels nécessaires à une authentique diffusion de l'évaluation des politiques publiques. En outre, les finalités de l'évaluation et ses bénéfices, l'optimisation des moyens mais aussi les gains en termes de mobilisation des personnels, sont bien repérés.

Toutefois, il n'est pas possible de s'en tenir à l'énoncé de ces intentions et le questionnaire ne permet pas de mesurer l'effort réel d'évaluation, non plus que les suites réservées aux travaux d'évaluation.

Par ailleurs, une certaine confusion semble demeurer, au plan conceptuel, entre l'audit des services et les évaluations des politiques dont le ministère a la charge. Celles-ci semblent sous-dimensionnées par rapport aux activités d'audit dont les résultats sont, en outre, d'autant plus incertains que leur publication est restreinte.

Enfin, aucune hiérarchie des évaluations réalisées par le ministère n'apparaît. Les thèmes des publications de la « Série-évaluations » de la DGCID établissent déjà la très inégale importance des enjeux des politiques évaluées. Mais que dire de la coexistence parmi les évaluations citées d'une évaluation de l'action humanitaire de la France avec l'évaluation de la filière reprographique !

Cette situation paraît résulter assez étroitement d'un manque de définition suffisamment claire et précise, des objectifs de l'action diplomatique de la France, qui est évoquée en creux dans la note du secrétaire général du ministère susmentionnée.

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