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CulturesFrance : des changements nécessaires

 

II. L'ORGANISATION INTERNE DE LA STRUCTURE

A. PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L'AFAA dispose d'un secrétariat général et de départements qui se subdivisent en quatre départements sectoriels gérés par des responsables de département (« département des arts de la scène », « département de la coopération, de l'ingénierie et du développement culturel », « département des arts visuels, de l'architecture et du patrimoine », « département de la communication et du partenariat »), et un « département de l'administration et des affaires générales ». Jusqu'à la réforme en cours, on relevait l'existence de deux départements supplémentaires : le premier consacré au programme Afrique en créations et le second portant sur la communication. L'institution de ce dernier département, qui correspond à un besoin avéré, traduit la volonté du président de l'AFAA et de son directeur d'assurer le plus large rayonnement possible aux actions menées par l'association, alors que, jusqu'ici, les conditions dans lesquelles étaient organisée la communication de l'AFAA appelaient réserve et critiques.

B. PRINCIPES D'ORGANISATION

L'AFAA est organisée selon deux logiques : l'une organique regroupe les départements chargés du fonctionnement de la structure et l'autre opérationnelle rassemble d'une part des départements spécialisés dans une discipline, d'autre part des départements à vocation transversale.

Concernant l'activité opérationnelle de l'AFAA, deux départements exercent des attributions conformément à une thématique artistique spécialisée : le département des « arts de la scène » d'une part et le département des « arts visuels, de l'architecture et du patrimoine » d'autre part.

En outre deux départements se voient attribuer des tâches transversales : Afrique en créations qui fut intégrée dans l'AFAA en 2000, a une compétence géographique limitée à l'Afrique et à la zone caraïbe, ce qui ne devrait pas lui interdire de mener des projets ressortissant par nature de l'une ou l'autre des directions fonctionnelles précitées. Quant au département Coopération et ingénierie culturelle, il est chargé d'organiser des projets tels que les saisons dont il sera traité plus loin. Cette fonction transversale lui donne la plus grande liberté dans le choix des thèmes artistiques à retenir sous réserve des contraintes posées par le projet, qu'elles soient d'ordre géographique, pour les saisons centrées sur un pays, ou liées à un thème, pour les contrats passés avec les collectivités territoriales et les DRAC.

A ces structures opérationnelles sont adjointes deux entités organiques. Tout d'abord un département de la communication, dont la constitution récente a déjà été évoquée, rattaché hiérarchiquement au directeur. Sa tâche est par définition transversale puisqu'il doit travailler au profit des autres départements pour chacun des projets nécessitant un accompagnement médiatique. Puis un département de l'administration et des affaires générales chargé, comme son intitulé l'indique, des tâches de soutien, qu'elles soient administratives, financières ou immobilières.

C. APPRÉCIATION DE L'ORGANISATION DE L'AFAA

Cette organisation présente trois caractéristiques :

· La première fait apparaître la relative légèreté de la structure administrative qui a été favorisée jusqu'à présent par l'existence de relations permanentes et directes entre les principaux responsables au sein de l'AFAA ; la taille de l'association et une répartition des tâches au sein des départements conduisant ces derniers à suivre eux-mêmes la gestion de leurs programmes y ont également contribué. La réforme en cours ayant pour conséquence un élargissement du champ de compétences de l'association nécessitera sans doute un renforcement de la fonction administrative.

· La deuxième réside dans l'organisation des départements consacrés aux activités. Comme la fusion d'Afrique en créations a été particulièrement réussie, les attributions de ce département pourraient se voir réparties entre ceux des Arts de la Scène et des Arts visuels, de l'architecture et du patrimoine, en dehors de toute considération géographique et en fonction de la nature des activités concernées. Ces deux départements verraient ainsi leur taille s'accroître tandis qu'un poste de directeur de département serait de ce fait rendu disponible.

La DGCID a fait part de réticences à toute réorganisation qui remettrait en cause l'existence du département « Afrique en créations ». Or « Afrique en créations » était une association qui a été fusionnée avec succès au sein de l'AFAA en 1999. Si la fonction correspondant à cette mission, et au financement en provenance du fonds de solidarité prioritaire associé, doit bien évidemment demeurer, la Cour s'interroge, dans un contexte d'optimisation des moyens, sur l'opportunité de maintenir aujourd'hui un tel département. Ne serait-il pas plus souhaitable de tirer le meilleur profit de la création de CulturesFrance pour en récolter tous les bénéfices qu'elle permet en matière d'organisation, d'autant plus que des doublons apparaissent entre « Afrique en créations » et les autres départements lorsque ces derniers montent des opérations culturelles en Afrique francophone.

· Enfin, un certain nombre de fonctions essentielles ne sont pas véritablement exercées : il s'agit notamment de l'évaluation des actions entreprises et du contrôle de la gestion. De même une comptabilité analytique intégrée aux services financiers n'existe pas.

Si la fusion de l'ADPF et de l'AFAA a un sens, elle devrait dégager des gains de productivité et permettre de repenser l'action de l'opérateur en tenant compte des recommandations précédemment formulées par la Cour :

- rationalisation de l'activité éditoriale, éventuellement en recourrant en tant que de besoin à d'autres structures existantes,

- renforcement de la fonction de diffusion par des rapprochements avec les professionnels privés du secteur,

- et externalisation de la fonction d'achat de livres.

Les évolutions récentes signalées par la DGCID en matière d'optimisation de la fonction éditoriale vont certainement dans le sens d'une meilleure gestion, mais la Cour s'interroge sur la portée effective des mesures prises au regard des préconisations qu'elle a pu formuler. Ainsi, le recours à la Documentation française comme vecteur de diffusion soulève des questions d'efficacité et d'efficience alors même que cette fonction ne semble pas constituer, à ce jour, le point fort de cette direction.