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Trouver une issue au casse-tête des visas

 

2. Sur longue période, une tendance à la hausse de la demande de visas

En tendance, la pression migratoire (Afrique sub-saharienne) et la mobilité internationale (Russie, Chine, Turquie, pays émergents) ne cessent de croître. Aucun facteur ne permet aujourd'hui de penser que la demande mondiale de visas continuera à baisser à court ou moyen terme.

Estimation de la migration nette annuelle par continent

(en milliers)

 

2000-2010

2010-2020

2020-2030

2030-2040

2040-2050

Afrique

- 416

- 377

- 395

- 393

- 393

Asie

- 1.311

- 1.210

- 1.221

- 1.222

- 1.222

Europe

1.271

799

805

808

808

Amérique latine/Caraïbes

- 1.108

- 616

- 590

- 595

- 595

Amérique du Nord

1.453

1.305

1.300

1.300

1.300

Océanie

111

99

101

102

102

Source : Word population Forum, ONU

Selon le Word population Forum, près de 400.000 personnes quittent chaque année le continent africain. En prenant en compte les autres terres d'émigration, l'Europe devrait accueillir 800.000 personnes par an au moins jusqu'en 2050. Cette pression se fera nécessairement sentir aux portes des consulats.

La mobilité internationale ne pourra qu'être profitable à la France, compte tenu des liens privilégiés qu'elle entretient avec certains pays, à condition qu'elle adapte sa politique de délivrance des visas entre ouverture et contrôle de l'immigration illégale. D'ores et déjà, la France occupe en Inde une place prépondérante en matière de destination touristique à l'instar de la Suisse et de la Grande-Bretagne : elle est ainsi dans ce pays le premier consulat Schengen. Les liens privilégiés entretenus avec certains Etats - la France est, par exemple, le deuxième fournisseur du Liban - crée des flux d'affaires et suscite des visites familiales

A l'inverse, en raison notamment des restrictions de notre politique des visas, les commerçants du Congo-Brazzaville ne viennent plus faire leurs achats en France, mais à Dubaï ou en Chine.