III. L'EXPOSITION ALIMENTAIRE DES POPULATIONS ANTILLAISES AUX PESTICIDES

Hors la chlordécone, l'étude du risque alimentaire encouru par les populations antillaises du fait des pesticides fait partie des actions prévues par le « plan chlordécone ».

Cette étude, confiée à l'AFSSA a été engagée mais ses résultats ne sont pas escomptés avant la fin de 2010.

Dans l'attente de ces conclusions, une approche de cette exposition alimentaire peut-être fournie par les analyses effectuées par les directions régionales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DRCCRF).

Ces analyses sont effectuées sur environ 125 résidus de pesticides et portent sur l'ensemble des produits (c'est-à-dire peau comprise).

Elles peuvent être comparées avec celles effectuées en métropole.

A l'échelon national , les derniers résultats disponibles sont ceux des plans de surveillance et de contrôle de 2007 qui ont porté sur 4 444 échantillons et qui sont les suivants :

- 47,9 % ne contiennent pas de résidus de pesticides,

- dans 44,5 %, on a détecté des résidus de pesticides, mais inférieurs aux LMR,

- seuls 7,6 % des échantillons dépassaients les LMR.

En Guadeloupe , hors recherche de pesticides organochlorés, les analyses multirésidus effectuées en 2008 au titre des plans de surveillance et de contrôle ont fait apparaître les résultats suivants :

- un échantillon de bananes vertes a été déclaré non conforme en raison de sa teneur en lambdacyhalothrine,

- plusieurs molécules ont été détectées sur des agrumes importées (thiabendazole, carbedozine), mais en-deçà des LMR.

En 2007, une seule non-conformité (diéthon) avait été détectée sur des échantillons de cive.

En Martinique , les 264 prélèvements de végétaux effectués en 2008 dans les circuits de distribution (40 sur les produits d'importation et 224 sur les produits locaux) n'ont donné lieu qu'à une seule non conformité : la détection de bupirimate dans un échantillon de persil. En 2007, sur 209 prélèvements, aucune non conformité n'avait été détectée.

Au total, et sous réserve des conclusions de l'étude entreprise par l'AFSSA, il ne semble pas que l'exposition alimentaire des populations antillaises aux pesticides (hors chlordécone et autres organochlorés) soit plus marquée qu'en métropole. Si on se réfère aux résultats comparés des plans de contrôles et des surveillances menés par la DGCCRF, cette exposition semble même moins élevée.

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