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Mutation des virus et gestion des pandémies - l'exemples du virus A (H1N1)

 

CINQUIEME PARTIE : L'ACTION DES INSTITUTS DE RECHERCHE

I. UN FOISONNEMENT D'ORGANISMES ET DE THEMES DE RECHERCHE DONT L'ACTION DOIT ETRE CONFORTEE

A. LES THEMATIQUES DECLINEES SONT REVELATRICES DE LA VIVACITE DE LA RECHERCHE FRANÇAISE

Elles portent notamment sur la connaissance des virus, sur leurs mutations, sur les caractéristiques générales des maladies infectieuses, sur les vaccins, les tests, les médicaments anti-viraux, mais aussi sur l'analyse des comportements sociaux face aux infections virales, face à la prévention et au traitement.

De multiples organismes participent à ces recherches. Il ne s'agit pas de tous les citer, mais de mettre en évidence l'action de quelques uns. Seront retenus l'INSERM, l'Institut Pasteur et l'INRA.

Une étude exhaustive mettrait en lumière l'importance de la recherche universitaire et le rôle du CNRS, dont les laboratoires sont souvent communs aux trois organismes précités.

Deux organismes mériteraient par ailleurs d'être entendus dans le cadre d'une recherche plus approfondie de l'action à envisager dans le Tiers Monde : l'IRD et le CIRAD, dont les études portent sur l'amélioration des outils de diagnostic et d'épidémiologie moléculaire, ainsi que sur le développement des vaccins et antiviraux.

B. IL FAUT CONTINUER DE SUSCITER, PROMOUVOIR ET FINANCER DE NOUVELLES RECHERCHES

Des connaissances limitées rendent nécessaires un effort de recherche plus important et plus diversifié :

- sur les modes de transmission du virus,

- sur sa virulence,

- sur la mortalité indirecte,

- sur l'évaluation des mesures de prévention (on n'a jamais vraiment testé l'efficacité des masques et les effets induits par un lavage plus régulier des mains),

- sur l'impact sanitaire, économique et collatéral de la fermeture des écoles,

- sur la manière de comptabiliser les décès,

- sur l'effet de la grippe dans les pays du Tiers Monde et sur les moyens qui devraient être mis à leur disposition (les infections respiratoires sont la première cause de mortalité en Afrique sub-saharienne),

- sur l'apport des modèles mathématiques et des scénarios pour prévoir l'impact d'une pandémie,

- sur les réactions de la population, sur la nature des rumeurs, sur l'attitude générale face à la vaccination, sur l'appréhension par les citoyens des risques comparatifs liés à la grippe et aux vaccins.

- sur la sérologie après la pandémie, pour évaluer les résistances acquises par les vaccinés, ainsi que la proportion de personnes qui n'ont eu ni vaccin ni grippe visible mais ont acquis des anticorps.

Ces thèmes ne sont pas limitatifs. Ils montrent l'ampleur du travail qui reste à accomplir.

Une réflexion doit par ailleurs être menée sur les financements à prévoir, et sur la manière de financer des recherches urgentes, notamment par l'A.N.R.