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3. La montée en puissance d'Etats émergents

a) L'Amérique du Sud : un acteur majeur

Le Brésil, l'Argentine, mais aussi le Mexique, comptent désormais parmi les principales puissances agricoles impliquées dans les biotechnologies.

En Argentine, par exemple, les autorisations du secrétariat à l'agriculture, l'élevage, la pêche et l'alimentation ont déjà porté sur 8 variétés de plantes transgéniques : coton, maïs, colza, tournesol, pommes de terre, soja, tomate, blé.

Un soja tolérant au glyfosate et un maïs résistant à la pyrale sont déjà effectivement cultivés. Coton et tournesol seraient proches de l'exploitation.

78 essais en champs ont été autorisés en 1997 et ce seraient 1,4 million d'hectares transgéniques qui auraient été cultivés cette même année, soit une croissance de 16 % par rapport à 1996.

L'Argentine représenterait à elle seule 11 % du total des surfaces transgéniques de par le monde.

b) La Chine : une détermination ancienne

D'après le rapport précité de l'ISAAA, la Chine a été le premier pays à cultiver des plantes transgéniques au début des années 1990. Sa part dans le jeu mondial est toutefois en diminution car le taux de croissance des surfaces transgéniques y est plus faible que dans d'autres pays. Elle représenterait aujourd'hui le deuxième pays en termes de surfaces, avec 14 % du total des surfaces cultivées, contre 64 % pour les Etats-Unis. Au total, il y aurait eu en 1997 en Chine, 1,8 million d'hectares transgéniques cultivés. En ce qui concerne la réglementation, l'autorisation des OGM ne semble pas faire l'objet d'une réglementation spécifique, le dispositif chinois86(*) concernant essentiellement les précautions générales à prendre par les unités de recherche pratiquant des manipulations génétiques.

En ce qui concerne la politique chinoise en la matière, il apparaît que :

la recherche chinoise est étendue dans ce secteur. Elle concerne les végétaux (et notamment le riz) mais aussi les poissons et les volailles. Un " programme national high-tech de recherche et développement ", dit programme " 863 " a été lancé en 1986 dans le secteur de la biotechnologie, qui a également été une priorité des 7è et 8è plans quinquennaux de recherche ;

les biotechnologies sont considérées comme un moyen d'accroissement de l'autosuffisance alimentaire.

Face à ce mouvement inégal mais général, d'adaptation des biotechnologies par les puissances agricoles mondiales, l'Europe semble en retrait, bien qu'elle soit loin d'être unanime sur ce sujet.

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