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MONSSERVIN Joseph

Ancien sénateur de l'Aveyron

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 7 janvier 1912
  • Réélu le 9 janvier 1921
  • Réélu le 14 janvier 1930
  • Réélu le 10 janvier 1939
  • Fin de mandat le 26 mai 1944 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

MONSSERVIN (AIMÉ, PIERRE, CHARLES, EMILE, Joseph), né le 8 mai 1864 à Rodez (Aveyron).

Député de l'Aveyron de 1898 à 1902 et de 1906 à 1912.

Sénateur de l'Aveyron de 1912 à 1944.

Joseph Monsservin appartenait à une vieille famille de parlementaires rouergats et était le fils d'Emile Monsservin, sénateur de l'Aveyron de 1892 à 1911. Après d'excellentes études juridiques, il s'inscrit au barreau de Rodez puis devient procureur de la République et juge d'instruction à Espalion. En 1937, il devait d'ailleurs être nommé président honoraire du tribunal d'instance cette ville.

En 1898, Joseph Monsservin est élu conseiller général de l'Aveyron. La même année, il se présente aux élections législatives comme républicain. Dans sa profession de foi, il se prononce pour un large développement des institutions d'assistance et de mutualité, la suppression graduelle de l'impôt foncier, l'allégement du droit d'octroi, le dégrèvement des patentes, la simplification des formalités judiciaires et la réduction de la durée du service militaire.

Le 8 mai 1898, il est élu au premier tour dans la 1re circonscription de Rodez, par 7.292 voix contre 6.369 à Lacombe, radical, député sortant. Aux élections législatives du 27 avril 1902, ce dernier prenait sa revanche. Mais Joseph Monsservin retrouve son siège en 1906, recueillant 7.704 voix contre 6.555 à son adversaire, sur 14.174 votants. Le 24 avril 1910, il est réélu par 7.198 voix sur 14.174 votants.

Au cours des trois législatures, Joseph Monsservin s'occupe activement des questions fiscales. Il soutient notamment le principe d'exonérations ou de larges abattements pour les salariés, obtient que l'évaluation de la propriété bâtie soit faite par des contribuables fonciers désignés par les assemblées locales et non par des fonctionnaires, et s'oppose avec succès au premier projet du ministre des Finances Caillaux qui tendait à instituer un impôt sur les bénéfices agricoles.

Le 7 janvier 1912, il se présente aux élections sénatoriales en remplacement de son père, Emile Monsservin, qui siégeait dans la Haute Assemblée depuis 1892. Il est élu au premier tour par 407 voix sur 802 votants et abandonne son mandat de député.

Le 9 janvier 1921, il est réélu au premier tour, par 445 voix sur 802 votants et le 20 octobre 1929, par 414 voix sur 801 votants. Le 13 octobre 1938, c'est au deuxième tour qu'il est réélu, par 424 voix sur 793 suffrages exprimés, deux voix lui ayant manqué au premier tour pour atteindre la majorité absolue. Membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale de la Haute Assemblée, dont il fut à partir de 1930 le vice-président, il intervint souvent à la tribune du palais du Luxembourg dans la discussion des projets de loi intéressant la vie des collectivités locales. En 1928, en particulier, il prend une part active à la discussion de la loi Loucheur sur les habitations à bon marché. L'état des routes fait également l'objet de sa vigilante attention.

Elu par ses pairs en 1927 à la charge de questeur, il contrôle à ce titre l'administration du Sénat jusqu'en 1934. C'est pendant son questorat que sont entrepris les travaux d'aménagement et d'embellissement du palais du Luxembourg, notamment au second étage. Dans ces locaux, autrefois affectés à l'usage d'appartements et où vécut Anatole France, bibliothécaire du Sénat, Monsservin et ses deux collègues questeurs font aménager des salles modernes à l'usage des grandes commissions parlementaires. L'escalier qui mène à ce second étage est orné de peintures dues notamment au peintre Lucien Simon et qui célèbrent l'héroïsme des combattants de la grande guerre.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vote le projet de loi constitutionnelle donnant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

MONSSERVIN (Aimé, Pierre, Charles, Emile, Joseph)

Né le 8 mai 1864 à Rodez (Aveyron)

Décédé le 26 mai 1944 à Vailhourles (Aveyron)

Député de l'Aveyron de 1898 à 1902 et de 1906 à 1912

Sénateur de l'Aveyron de 1912 à 1944

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2497)

Le 10 juillet 1940, Joseph Monsservin vote en faveur du projet de loi constitutionnelle et se retire de la vie politique.

Il meurt le 26 mai 1944 à Vailhourles dans son département.

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Photo de M. Joseph MONSSERVIN, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 8 mai 1864
Décédé le 26 mai 1944
Département
Aveyron
  • Mis à jour le 28 novembre 2014