Appartenance politique :
Groupe Socialiste
État civil :
Né le 21 mai 1887
Décédé le 15 février 1968
Profession :
Pharmacien
Département :
Isère
IVème République

Ancien sénateur de la IVe République

Elu le 8 décembre 1946
Elu le 7 novembre 1948
Fin de mandat le 4 juillet 1955 (Non réélu(e))

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

PAGET Alfred

Né le 21 mai 1887 à Copponex (Haute-Savoie)

Décédé le 15 février 1968 à Pont-de-Beauvoisin (Isère)

Conseiller de la République puis sénateur de l'Isère de 1946 à 1955

Fils d'instituteur, Alfred Paget fait ses études secondaires au lycée d'Annecy, puis part étudier à l'Ecole de médecine et de pharmacie de Lyon. Finançant ses études par un emploi de surveillant de lycée, il devient pharmacien de première classe et interne des hôpitaux de Lyon. En 1912, il s'installe comme pharmacien de détail à Pont-de-Beauvoisin, en Isère.

C'est dans cette commune qu'Alfred Paget commence sa vie politique. Ayant adhéré à la SFIO à l'âge de dix-huit ans, il est élu conseiller municipal de Pont-de-Beauvoisin le 5 mai 1935, puis maire le 16 mai suivant. Il devient ensuite conseiller d'arrondissement en janvier 1936.

Entré dans les rangs de la Résistance en 1940, il collabore aux services de renseignements militaires et politiques. Révoqué de ses fonctions de maire et de conseiller municipal par décret du Gouvernement de Vichy le 11 février 1941, il est réinstallé dans ces fonctions à la Libération par arrêté préfectoral, puis réélu par ses concitoyens le 18 mai 1945. Il sera également réélu maire en mai 1953.

Il met cette fonction à profit pour développer les oeuvres sociales de sa commune, en créant un hôpital, des dispensaires anti-tuberculeux et des consultations de nourrissons.

Le 30 septembre 1945, il est élu conseiller général pour le canton de Pont-de-Beauvoisin ; il devient vice-président du conseil général de l'Isère en octobre 1945. Il sera réélu en octobre 1951.

Il participe au niveau local à de très nombreuses oeuvres : il est membre du bureau du syndicat des pharmaciens de l'Isère et membre de la société de pharmacie de Lyon. Il est également administrateur et président d'honneur de la Caisse d'épargne et de prévoyance de sa ville, et présent dans presque toutes les sociétés locales : président de la société des sapeurs-pompiers de Pont-de-Beauvoisin, du sou des écoles laïques, du patronage laïque, de la société de basket-ball, vice-président de l'Union sportive, de la fanfare, de la société de pêche et de la société de chasse.

Son activité sera d'ailleurs récompensée par les médailles de la santé publique et de la reconnaissance française. Il sera également nommé chevalier de la Légion d'honneur, officier du mérite social et officier des palmes académiques.

Alfred Paget entre au Conseil de la République le 8 décembre 1946, élu pour l'Isère sur le plan interdépartemental.

Au Conseil, il siège de 1946 à 1948 à la commission du ravitaillement, et de 1946 à 1955, soit toute la durée de ses mandats à la commission de la famille, de la population et de la santé publique, dont il devient vice-président en 1951. En 1949, il siège également à la commission supérieure de la caisse nationale des retraites pour la vieillesse.

Au sein du Conseil, Alfred Paget fournit un travail très important, déposant de nombreux rapports et intervenant fréquemment.

Il remet notamment de nombreux travaux sur la profession de pharmacien et intervient très souvent sur des questions scientifiques ou médicales. Ainsi en 1946-47, il prend la parole lors de la discussion de la proposition de résolution proposant d'assurer une attribution de médicaments aux bénéficiaires d'une législation sociale. En 1948, il dépose deux rapports au nom de la commission de la famille sur des propositions de loi concernant la profession de pharmacien : l'une sur le cumul de la profession de médecin ou de dentiste avec celle de pharmacien, l'autre tendant à autoriser les sociétés à responsabilité limitée entre pharmaciens pour la propriété d'une officine de pharmacie. Il intervient la même année dans la discussion sur les spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et services publics. Il dépose un nouveau rapport en 1949 sur l'autorisation de cumuler les professions de pharmacien avec celle de médecin, vétérinaire, dentiste ou sage-femme. En 1952, il intervient dans la discussion sur le projet de loi concernant l'utilisation thérapeutique du sang humain.

Il rédige en 1953, au nom de la commission de la famille, deux nouveaux rapports sur sa profession : l'un concerne le projet de loi de ratification de la convention relative à la réglementation de la pharmacie, conclue à Paris le 28 février 1952 entre la France et la principauté de Monaco ; l'autre modifie le code de la pharmacie sur le contrôle des sérums et des vaccins. Il intervient la même année à propos de la réglementation de la profession d'opticien-lunetier détaillant. Enfin en 1954, il prend part à la discussion du projet de loi relatif à l'exercice de la pharmacie dans les territoires d'outre-mer.

Il s'intéresse beaucoup, également, aux discussions concernant les questions d'ordre budgétaire et financier. En 1949, il intervient sur la création d'un budget annexe des prestations familiales agricoles. Il prend part aux discussions sur le budget des services des prestations familiales agricoles pour 1951, et des services de la santé publique et de la population pour 1948, 1951, 1952 et 1955. Il intervient également lors de la discussion du projet de loi relatif aux comptes spéciaux du Trésor pour 1953, et lors de la discussion du budget des travaux publics, des transports et du tourisme pour 1955.

De nombreux autres sujets l'intéressent, comme l'incorporation de colorants et d'essences dans les margarines (rapport pour la commission du ravitaillement en 1948), l'aide aux victimes des calamités publiques (1948), la lutte contre l'alcoolisme (rapport pour la commission de la famille en 1949), les élections des organismes de sécurité sociale et d'allocations familiales (1950), la réglementation de l'emploi de produits d'origine végétale dans les boissons non alcooliques (rapport pour la commission de la famille en 1950), les radioéléments artificiels (rapport pour la commission de la famille en 1952), l'institution d'un permis national de chasser (1952), ou encore le projet de loi d'amnistie (1953).

En 1954, il pose deux questions orales au ministre des finances et des affaires économiques, lui demandant quelles mesures seront prises pour assurer aux départements et aux communes l'intégralité de la part leur revenant sur le fonds d'investissement routier. En conclusion du débat sur ces questions, il dépose une proposition de résolution demandant que les ressources de ce fonds routier soient en totalité affectées à l'assainissement et à l'entretien du réseau, et que les chemins vicinaux aient des ressources suffisantes pour leur remise en état.

Le mandat d'Alfred Paget prend fin en 1955, lorsqu'il est battu aux élections du 4 juillet 1955.

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Ve République

PAGET (Alfred)

Né le 21 mai 1887 à Copponex (Haute-Savoie)

Décédé le 15 février 1968 à Pont-de-Beauvoisin (Isère)

Conseiller de la République puis sénateur de l'Isère de 1946 à 1955

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1940-1958)

Représentant l'Isère au Conseil de la République depuis 1946, Alfred Paget sollicite le renouvellement de son mandat aux élections sénatoriales du 19 juin 1955. Candidat sur la liste de la SFIO, il ne remporte que 414 voix sur 1 516 suffrages exprimés au premier tour. Il est devancé par le ministre radical-socialiste de l'Éducation nationale Jean Berthoin, qui réunit 715 voix, et par son colistier socialiste Paul Mistral, qui obtient 456 voix. Aussi décide-t-il de se retirer pour le second tour, qui voit l'élection de J. Berthoin (917 voix sur 1 517 suffrages exprimés), d'un autre radical Jean-Baptiste Dufeu (615 voix), et de P. Mistral (829 voix).

À la suite de ce scrutin, A. Paget renonce à mener une carrière parlementaire. En revanche, il conserve ses mandats locaux. Maire de Pont-de-Beauvoisin depuis 1945, après l'avoir déjà été de 1935 à 1941, il est réélu pour un dernier mandat en 1953. Il occupe également jusqu'en 1958 le siège de conseiller général du canton de Pont-de-Beauvoisin, remporté pour la première fois en 1945.

En 1959, il renonce à se représenter aux élections municipales à Pont-de-Beauvoisin et se retire de la vie politique. Il s'éteint le 15 février 1968, à l'âge de quatre-vingts ans.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Alfred PAGET

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