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PATENOTRE François

Ancien sénateur de l'Aube

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

PATENÔTRE (François)

Né le 5 avril 1908 à Troyes (Aube)

Décédé le 11 avril 1977 à Piney (Aube)

Sénateur de l'Aube de 1948 à 1958

Fils d'agriculteur, François Patenôtre, après l'obtention de son baccalauréat, poursuit des études supérieures à l'Institut d'agriculture de Beauvais couronnées d'un diplôme d'ingénieur. Il s'installe alors dans le domaine familial de Rachisy comme exploitant agricole.

Après sa mobilisation pendant la seconde guerre mondiale, de retour à la vie civile, en raison de son dévouement aux causes qui lui sont confiées, il est appelé à la tête de nombreuses organisations agricoles : c'est ainsi qu'il est président de la fédération départementale des syndicats des exploitants et de la fédération départementale des syndicats d'élevage, membre du conseil d'administration de la confédération générale de l'agriculture, vice-président de l'office agricole départemental, vice-président du Herd-book national de la race brune des Alpes et également membre du conseil d'administration des caisses d'assurances sociales et d'allocations familiales de l'Aube.

Il est élu conseiller municipal de Piney en 1945, puis maire en octobre 1947, fonction qu'il occupe jusqu'en 1965. Il met cette fonction à profit pour développer la voirie et les oeuvres sociales, notamment en créant un dispensaire. Il porte également un grand intérêt aux écoles publiques et aux anciens prisonniers.

Son enracinement local solidement établi, c'est sur la liste de défense paysanne et des républicains indépendants que François Patenôtre se présente avec succès aux élections au Conseil de la République le 7 novembre 1948.

A la Haute Assemblée, il exerce son mandat au sein de plusieurs commissions : celle des affaires économiques, des douanes et des conventions commerciales de 1948 à 1957, celle du travail et de la sécurité sociale en 1949 et 1950, celle des pensions de 1951 à 1958, celles de l'agriculture et de la reconstruction de 1953 à 1958 ; désigné par la commission des affaires économiques, il est également membre de la sous-commission chargée de suivre et d'apprécier la gestion des entreprises industrielles et nationalisées et des sociétés d'économie mixte, en 1948, en 1950 et de 1952 à 1957.

Réélu au Conseil de la République le 19 juin 1955, il n'intervient qu'une fois en séance publique, lors de la discussion du projet de loi tendant à favoriser la construction de logements et les équipements collectifs et n'utilise pas la possibilité qu'a tout parlementaire de déposer des propositions de loi.

Les 2 et 3  juin 1958, François Patenôtre vote en faveur des pleins pouvoirs au Gouvernement du Général de Gaulle et de la révision constitutionnelle.

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Ve République

PATENÔTRE (François, Prosper, Maurice)

Né le 5 avril 1908 à Troyes (Aube) Décédé le 11 avril 1977 à Piney (Aube)

Sénateur de l'Aube de 1948 à 1971

François Patenôtre figure en seconde position sur la liste des Républicains indépendants conduite par le sortant Gustave Alric dans le département de l'Aube à l'occasion des élections sénatoriales du 26 avril 1959. Parmi les autres candidats figurent l'ancien député Henri Roulon, qui a appartenu au Parti républicain de la Liberté (PRL) au début de la IVe République, puis un temps au Rassemblement du peuple français (RPF). Ce fidèle d'André Mutter ne réussit pas à mettre en difficulté les deux sénateurs sortants. François Patenôtre remporte en effet un succès personnel en étant élu dès le premier tour de scrutin avec une voix de majorité : il obtient 379 suffrages de grands électeurs sur 756. Son colistier Gustave Alric doit en revanche attendre le second tour pour l'emporter.

Le mieux élu des sénateurs de l'Aube s'inscrit au groupe des Républicains indépendants à la Haute assemblée et lui reste fidèle jusqu'en 1971. Il siège à la commission des affaires économiques et du Plan, compétente en matière agricole ; cette commission permanente est présidée par Henri Rochereau jusqu'à sa nomination au Gouvernement en mai 1959. A cette date, c'est le sénateur gaulliste de Seine-et-Marne Jean Bertaud qui lui succède. Il présidera la commission des affaires économiques pendant dix-huit années consécutives. Président de la Chambre d'agriculture de l'Aube jusqu'en 1963, François Patenôtre se consacre surtout à ses responsabilités locales sous la Ve République. Il conserve en effet son mandat de maire de Piney jusqu'aux élections municipales de mars 1965 et préside la Société d'intérêt collectif de Précy-Saint-Martin (depuis 1942). Le 23 septembre 1962, il connaît à nouveau le succès au premier tour de scrutin lors des élections sénatoriales dans le département de l'Aube, en rassemblant 387 voix sur 737.

François Patenôtre ne prend pas la parole en séance publique entre 1959 et 1971. L'élu aubois, qui avait soutenu une thèse de doctorat sur la possibilité d'introduire la race bovine Schwyz - ou brune des Alpes - dans son département pour augmenter la production laitière, est à la fois attaché à la propriété familiale et conscient des nécessités d'une modernisation de l'agriculture française. Sa position à l'égard de la politique agricole conduite dans les années 1960 est, pour le reste, assez difficile à établir. Au cours de cette période, un sénateur comme René Blondelle, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, conteste en effet très vivement la priorité accordée par l'exécutif à une réforme des structures sur une politique des prix à la production, donc de soutien au revenu des exploitants agricoles.

François Patenôtre accorde les pouvoirs spéciaux au Gouvernement de Michel Debré pour ramener l'ordre en Algérie au lendemain de la semaine des barricades (3 février 1960). Il approuve la réforme des régimes matrimoniaux lors de son examen par le Sénat, le 11 mai 1965. Ce projet de loi permet aux Françaises de choisir librement leur profession, d'ouvrir un compte en banque et de disposer de leurs propres biens sans que le consentement de leur époux soit désormais nécessaire.

Le sénateur de l'Aube est père de huit enfants : un de ses fils, Yves François Patenôtre, devait du reste rejoindre le clergé séculier et accéder à l'épiscopat. Sans doute faut-il voir dans le vote négatif de François Patenôtre sur la loi portant légalisation de la contraception médicamenteuse, le 5 décembre 1967, l'expression de ses convictions religieuses. L'essentiel des opposants à ce texte se recrute du reste dans le groupe des

Républicains indépendants, hormis quelques élus gaullistes comme Marcel Prélot et Geoffroy de Montalembert, ou centristes, à l'image du sénateur du Nord Octave Bajeux.

L'ancien maire de Piney ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971. C'est alors le président du Conseil général de l'Aube et maire de Rhèges Pierre Labonde, également issu du syndicalisme agricole, qui lui succède comme sénateur de l'Aube.

François Patenôtre décède à Piney, peu après son soixante-neuvième anniversaire. Il avait épousé la petite-fille d'Alphonse Renaudat, sénateur de l'Aube de 1897 à 1930.

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Photo de M. François PATENOTRE,
Appartenance politique
Groupe des Républicains Indépendants
Etat-civil
Né le 5 avril 1908
Décédé le 11 avril 1977
Profession
Exploitant agricole
Département
Aube