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BLIN Maurice

Ancien sénateur des Ardennes

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Réélu le 24 septembre 1989
  • Réélu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 4 juillet 2007 (démissionnaire)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Rapporteur général de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe Union centriste - UDF

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BLIN (Maurice)

Né le 28 août 1922 à Levrézy (Ardennes)

Décédé le 16 juin 2016 à Paris

Député des Ardennes de 1958 à 1962

Sénateur des Ardennes de 1971 à 2007

Maurice Blin voit le jour le 28 août 1922 à Levrézy, petit village ardennais situé dans la vallée de la Meuse. Son père y dirige une entreprise de transport. Après avoir fréquenté le collège Saint-Joseph à Reims, il étudie la philosophie à la faculté des lettres de Paris. Réfractaire au Service du travail obligatoire, il vit dans la clandestinité pour y échapper à partir de 1943.

À la Libération, il obtient l'agrégation de philosophie. Il enseigne ainsi aux lycées de Metz de 1945 à 1948, de Lille en 1952-1953 et de Charleville de 1953 à 1958. Il est aussi pensionnaire de la fondation Thiers de 1948 à 1951 et attaché de recherches au Centre national de la recherche scientifique en 1951 et 1952. Spécialiste de Nietzsche, il publie Le Travail et les dieux en 1976 et Nostalgie d'empire en 2001.

Adhérent au Mouvement républicain populaire dès sa fondation en 1944, il se présente sous son étiquette aux élections législatives de novembre 1958 dans la deuxième circonscription des Ardennes. Après avoir réuni 10 316 des 45 415 suffrages exprimés au premier tour, il est élu au second tour : avec 20 569 des 46 938 suffrages exprimés, il enlève son siège au communiste Pierre Lareppe qui ne réunit que 14 454 voix.

Au Palais Bourbon il s'inscrit au groupe des Républicains populaires. Il est membre de la commission de la production en 1959 puis de celle des affaires étrangères de 1959 à 1962. Il est également délégué parlementaire auprès de l'OTAN de 1959 à 1962. Au cours de son mandat de député, il plaide en 1960 pour l'unité européenne face à l'URSS et en 1962 pour que l'usine de Pierrelatte devienne une « affaire européenne ». Il se préoccupe aussi de l'industrie ardennaise du textile (1960) comme de la canalisation de la Meuse et de la reconstruction des ponts détruits par la guerre (1961). Il se prononce pour la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960. Il vote la motion de censure du 5 octobre 1962.

Aux élections législatives de novembre suivant, il est emporté comme beaucoup de députés MRP par la vague gaulliste. Il ne réunit ainsi que 8 921 des 44 681 suffrages exprimés au second tour contre 19 420 pour le gaulliste Jean Le Gall, qui lui ravit son siège, et 16 340 pour le communiste René Maréchal.

Il débute alors une carrière de journaliste économique à L'Usine nouvelle. Il en est rédacteur en chef de 1963 à 1966, directeur adjoint et rédacteur en chef de 1966 à 1972 et directeur de 1972 à 1977. Il vice-préside aussi de 1971 à 1977 le groupe Usine Publications.

Il retrouve cependant un mandat parlementaire en 1971 : il devient sénateur des Ardennes. Candidat sur la liste du Centre démocrate aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971, il est élu au second tour avec 510 des 962 suffrages exprimés après avoir réuni 368 des 957 suffrages exprimés au premier tour. Il succède ainsi à Marie-Hélène Cardot qui avait renoncé à se représenter. S'il échoue ensuite à conquérir le canton de Rumigny aux élections cantonales de 1978, il parvient à conserver son siège au Palais du Luxembourg à trois reprises. Il est aisément réélu dès le premier tour le 28 septembre 1980 sous l'étiquette du Centre des démocrates sociaux avec 527 des 950 suffrages exprimés, puis le 24 septembre 1989 avec 576 des 989 suffrages exprimés. Sa dernière réélection le 27 septembre 1998 est plus difficile : il n'est reconduit qu'à l'issue du second tour avec 957 des 559 suffrages exprimés après avoir réuni 383 des 963 suffrages exprimés.

Président de la fédération UDF des Ardennes de 1978 à 2007, il s'inscrit au groupe sénatorial de l'Union centriste qu'il préside de 1993 à 1998. Membre de la commission des affaires économiques de 1971 à 1974, il siège ensuite de 1974 à 2007 à celle des finances dont il est secrétaire de 1989 à 1992.

Il consacre l'essentiel de son action à la Haute Assemblée aux questions financières. Il occupe ainsi la prestigieuse charge de rapporteur général de la commission des finances de 1977 à 1989. Il est ensuite rapporteur spécial du budget du travail et de l'emploi de 1989 à 1991, de celui de la défense (exposé d'ensemble et dépenses en capital) de 1992 à 2003 et de celui de la recherche de 2004 à 2008. Il est aussi l'un des rapporteurs de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi de programme pour la recherche en 2005-2006.

Il présente également de nombreux rapports au nom de la commission des finances sur divers sujets financiers : le budget des départements et territoires d'outre-mer (1974-1975), le VIIe Plan (1976), l'orientation de l'épargne vers le financement des entreprises (1978), les hautes rémunérations, (1979), le régime d'épargne populaire (1982) ou la fiscalité des entreprises (1983). Il est aussi rapporteur pour avis sur les projets de loi relatifs à la programmation militaire en 1994, 1996 et 2003.

Son expertise sur les questions financières le conduit à être nommé membre du Conseil national du crédit de 1984 à 1989, de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations de 1986 à 1989, de la commission des comptes et des budgets économiques de la nation de 1987 à 1989 et du Haut conseil du secteur public à partir de 1984. Il est également membre du comité des prix de revient des fabrications d'armement de 1993 à 1996 et de la commission supérieure du service public des postes et communications électroniques de 2004 à 2007.

Il cosigne en outre des propositions de loi sur les sujets les plus divers : le mécénat (1982), l'utilisation d'oeuvres audiovisuelles à des fins éducatives (1991) ou l'organisation de France Télévision (1996). Cet européen convaincu est également membre de la délégation parlementaire du Sénat pour l'Union européenne de 1991 à 1995 et de 1998 à 2004. Il préside par ailleurs le groupe sénatorial d'amitié France-Corée du Sud.

Il vote la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974, la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982, la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002 et la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (Constitution européenne) en 2005. Il se prononce en revanche contre la loi portant création et organisation des Régions en 1972, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999.

Il démissionne de son mandat de sénateur le 4 juillet 2007 après trente-six ans de présence continue à la Haute Assemblée. Il se retire alors de la vie politique. Il avait en effet déjà quitté en 1998 le conseil régional de Champagne-Ardenne où il était élu depuis 1986 et qu'il vice-présidait depuis 1988. Chevalier de la Légion d'honneur, il s'éteint le 16 juin 2016 à l'âge de quatre-vingt-treize ans.

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Photo de M. Maurice BLIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union centriste - UDF
Etat-civil
Né le 28 août 1922
Décédé le 16 juin 2016
Profession
Universitaire
Département
Ardennes