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CECCALDI-PAVARD Pierre

Ancien sénateur de l'Essonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CECCALDI-PAVARD (Pierre)

Né le 6 février 1921 à Meaux (Seine-et-Marne) Décédé le 31 décembre 2004 à Dourdan (Essonne)

Sénateur de l'Essonne de 1977 à 1986

Né dans l'Est parisien, à Meaux, Pierre Ceccaldi quitte sa ville natale après avoir fréquenté le collège municipal. Fils d'un fonctionnaire de l'Enregistrement, il intègre alors le prestigieux lycée Henri IV puis poursuit des études d'économie. En 1943, il se marie à Jacqueline Pavard dont il adjoint le nom au sien. Alors qu'il entame à peine sa carrière d'inspecteur de l'Economie nationale, il intègre le cabinet de Pierre Pflimlin au ministère de l'Agriculture (1947-1949) en tant qu'attaché de presse puis comme chef de son secrétariat particulier. C'est le début d'un parcours au service des ministres MRP de la IVe République. Il conserve sa fonction avec Gabriel Valay (1950) et lors du retour de Pierre Pflimlin à l'Agriculture (1950-1951). Lié à l'élu alsacien, il devient son attaché lorsque celui-ci est nommé ministre du Commerce et des relations économiques extérieures (1951-1952), ministre d'Etat (1952), ministre de la France d'Outre-mer (1952-1953). Alors que Pierre Pflimlin est écarté des gouvernements suivants, Pierre Ceccaldi entre au service de Paul Coste-Floret ministre d'Etat puis de la Santé (1953-1954) et de Louis Anjoulat, ministre de la Santé puis du Travail (1954-

1955) en tant que chef-adjoint de cabinet. A partir du retour de Pierre Pflimlin, il lui reste attaché comme chef de cabinet au ministère des Finances (1955-1956 et 1957-1958), à la présidence du Conseil (1958) et lorsqu'il devient ministre d'Etat sans portefeuille (1958-1959). De 1961 à 1962, il est chargé de mission auprès du ministre MRP de la Santé publique et de la population, Joseph Fontanet. Ensuite, alors que les démocrates- chrétiens s'éloignent des gouvernements, son parcours professionnel se diversifie. De 1959 à 1968, il est administrateur de l'Aéroport de Paris ; de 1961 à 1974, il reprend ses fonctions d'inspecteur de l'Economie nationale et, de 1963 à 1965, il est détaché auprès de la Caisse nationale des marchés de l'Etat. Francilien d'origine, il accompagne l'organisation de la région en étant un des dirigeants du District de la région parisienne dans les années 1960 et le président de la SEMEASO (Société d'économie mixte pour l'équipement et l'aménagement de la Seine-et-Oise) de 1958 à 1979. Parallèlement à ses mandats électoraux et ses diverses fonctions, il dirige un cabinet d'assurances.

Bien que son activité professionnelle le fixe à Paris, il s'installe en Seine-et-Oise près de sa belle-famille, à Dourdan, et est élu conseiller municipal en 1956. Trois ans plus tard, les électeurs et les conseillers municipaux lui apportent leurs voix pour la charge de premier magistrat de la ville. Sous les couleurs centristes successives, du MRP à l'UDF, Pierre Ceccaldi-Pavard occupe la fonction jusqu'en 1983, année où il décide de ne pas se représenter. Pendant 24 ans, il accompagne ainsi sa commune dans l'explosion démographique que connaît l'agglomération parisienne. Alors qu'il est devenu maire honoraire de la ville, sa famille offre en 1984 les terrains sur lesquels sont bâtis les locaux de l'IADES (Inter Association Sud Essonne), le regroupement de deux associations de familles d'handicapés.

Le Dourdannais s'investit aussi au sein du département. En 1955, il est élu conseiller général du canton de Dourdan-Nord et réélu jusqu'à sa défaite en 1979, alors qu'il était vice-président de l'assemblée départementale depuis deux ans. Il est également conseiller régional d'Ile-de-France de 1976 à 1977.

Alors que sa liste des modérés remporte 577 voix sur 1 616, Pierre Ceccaldi-Pavard est élu sénateur en septembre 1977. Ami de Jean Lecanuet, il s'inscrit au groupe UCDP puis UC, en 1984, et rejoint la commission

des affaires économiques et du plan jusqu'en 1983, qu'il quitte pour intégrer la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale jusqu'à la fin de son mandat. De 1978 à 1981, il est rapporteur pour avis des crédits consacrés à l'urbanisme par les projets de loi de finances. En 1983 et 1985, il également nommé rapporteur de deux textes relatifs à l'immobilier : celui définissant la location accession à la propriété immobilière, et celui relatif aux sociétés d'immeubles en jouissance à temps partagé. Il se spécialise ainsi dans ces domaines qu'il connaît bien par ses diverses expériences extraparlementaires. Alors qu'il est à la tête d'un cabinet d'assurances, il est nommé rapporteur de projets de loi relatifs aux contrats d'assurance vie et aux opérations de capitalisation (1979, 1980, 1984 et 1985). On lui confie aussi cette fonction pour les transports intérieurs en 1982. Ce thème lui est particulièrement cher et constitue une des constantes de son activité. En tant qu'élu de la grande banlieue parisienne, qu'il a contribué à organiser, il mesure combien les transports en commun sont fondamentaux pour des millions de Français. Régulièrement, il demande des comptes sur les dysfonctionnements de la ligne Paris-Dourdan. En 1984, il est le rapporteur de la loi sur la modification du statut de la Nouvelle-Calédonie.

Pierre Ceccaldi-Pavard n'intervient pas seulement à la tribune pour présenter et défendre ses différents rapports. Il prend régulièrement la parole pour poser des questions au Gouvernement à propos de la fiscalité locale, des impôts ou encore de l'éducation nationale. Cette intense activité se concrétise aussi par le dépôt de plus de 30 propositions de loi ou de résolution.

Très investi dans sa fonction parlementaire, il est élu secrétaire du Sénat le 5 octobre 1983 et occupe cette fonction jusqu'à la fin de son mandat.

Début 1981, Pierre Ceccaldi-Pavard vote pour la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes. Bien que proposées par la gauche, il se déclare favorable aux lois abolissant la peine de mort (1981), renforçant la décentralisation (1982) et réformant les prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982).

En septembre 1986, le sénateur de l'Essonne est victime de la division de la droite départementale. A la tête d'une liste dissidente de l'UDF-CDS, il ne recueille que 161 voix sur 1 978. C'est la fin d'une activité politique de près de 40 ans entamée dans les cabinets ministériels de l'après-guerre.

Pierre Ceccaldi-Pavard s'éteint le jour de la Saint-Sylvestre 2004 dans sa 83e année. Il était chevalier de

la Légion d'honneur.

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Photo de M. Pierre CECCALDI-PAVARD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 6 février 1921
Décédé le 31 décembre 2004
Profession
Assureur conseil
Département
Essonne