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DURAFOUR Michel

Ancien sénateur de la Loire

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1965 jusqu'au 3 avril 1967 (Élu député)
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 12 juin 1988 (démissionnaire)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires culturelles
  • Vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Fonctions antérieures

  • Ministre d'État
  • Ministre
  • Ministre délégué

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe de la Gauche Démocratique

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DURAFOUR (Michel)

Né le 11 avril 1920 à Saint-Étienne (Loire)

Décédé le 27 juillet 2017 à Saint-Étienne

Sénateur de la Loire de 1965 à 1967 et de 1983 à 1988

Député de la Loire de 1967 à 1974 et de 1978 à 1981

Ministre du Travail du 28 mai 1974 au 25 août 1976

Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Économie, des Finances et du Budget du 25 août 1976 au 29 mars 1977

Ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives du 12 mai 1988 au 22 février 1989 Ministre d'État, de la Fonction publique et des Réformes administratives du 22 février 1989 au 15 mai 1991

Michel Durafour voit le jour le 11 avril 1920 à Saint-Étienne. Son père Antoine, membre du parti radical-socialiste, est ministre du Travail de 1925 à 1926, puis maire de Saint-Étienne de 1930 à 1932. Après avoir fréquenté le lycée Claude Fauriel dans sa ville natale, il étudie à la faculté de droit de Paris puis à l'École libre des Sciences politiques. En 1939, lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il s'engage et effectue son service militaire à Poitiers. Démobilisé en 1940 après la défaite, il achève en 1941 ses études à l'École libre des Sciences politiques alors installée à Lyon.

En septembre 1944, il entre au cabinet du ministre de l'Information comme chargé de mission. Il exerce cette responsabilité jusqu'en janvier 1946, successivement auprès de Pierre-Henri Teitgen, Jacques Soustelle et André Malraux. Il est ensuite journaliste dans différents organes de presse.

M. Durafour s'engage très tôt en politique, entrant au conseil municipal de Saint-Étienne dès mai 1945. Élu sur une liste de coalition avec la SFIO, il est aussitôt exclu du Parti radical auquel il avait adhéré l'année précédente. De 1947 à 1964, il est adjoint au maire de Saint-Étienne, occupant le siège de premier adjoint à deux reprises (1947-1953 et 1959-1965). En outre, en 1949, il est élu conseiller général du canton de Saint-Étienne Nord-Est sous l'étiquette du Rassemblement du peuple français. De nouveau candidat aux élections cantonales de 1955 mais cette fois dans le canton de Saint-Étienne Sud-Est, il est battu, comme il le sera de nouveau en 1958 dans le même canton, puis en 1961 dans le canton Sud-Ouest.

En décembre 1964, il devient maire de Saint-Étienne à la suite de la disparition d'Alexandre de Fraissinette. Il remportera également les scrutins municipaux de 1965 et 1971. Durant les treize années passées à la tête de la ville, il transforme celle-ci, oeuvrant notamment à la création d'une université et d'une maison de la culture.

Aspirant à représenter la Loire au Parlement, M. Durafour connaît ensuite plusieurs revers électoraux. Après une première candidature infructueuse aux élections constituantes de juin 1946 sur la liste du Rassemblement des gauches républicaines conduite par Eugène Claudius-Petit, il se présente en novembre 1958 dans la première circonscription de la Loire sous l'étiquette du Centre républicain. Se revendiquant comme le seul candidat à avoir « toujours combattu le système »1 et la Constitution de la IVe République, il arrive en tête au premier tour avec 25,3 % des suffrages exprimés contre 24,1 % pour le candidat des Républicains populaires et du Centre démocratique, Jean-Louis Chazelle, et 20,2 % pour le député sortant radical Michel Soulié. Mais en ne réunissant que 26,4 % des suffrages exprimés au second tour, lors d'une quadrangulaire, il est battu par J.-L. Chazelle qui obtient 33,7 % des voix. De nouveau candidat aux élections législatives de novembre 1962 mais cette fois dans la deuxième circonscription de la Loire et sous les couleurs du Centre républicain, il ne recueille que 10,1 % des voix au premier tour, loin des 38,8 % rassemblés par le député sortant gaulliste Lucien Neuwirth et se retire avant le second tour.

Il accède à un premier mandat parlementaire le 26 septembre 1965, élu sénateur de la Loire avec 763 des 1 456 suffrages exprimés au second tour, après voir réuni 622 des 1 441 suffrages exprimés au premier tour. Porté sur la liste des non-inscrits du Sénat, il siège à la commission des lois (1965-1967). Le premier édile de Saint-Étienne rapporte deux projets de loi en 1966, l'un sur les pouvoirs de police conférés aux maires en matière de circulation, l'autre sur l'expropriation des terrains sur lesquels sont édifiés des bidonvilles. Il s'intéresse aussi à la sauvegarde des monuments historiques (1965) et à la constitution des communautés urbaines (1966). Mais c'est à sa ville et à son département qu'il consacre l'essentiel de son activité sénatoriale, intervenant à propos du développement de l'enseignement supérieur à Saint-Étienne (1965) ou des houillères du bassin de la Loire (1966).

En mars 1967, il se porte candidat sans étiquette aux élections législatives dans la première circonscription de la Loire. Après avoir réuni 37,6 % des suffrages exprimés au premier tour, il l'emporte au second, avec 59,4 % des exprimés contre 40,6 % au communiste Michel Olagnier. Élu député de la Loire, il voit son mandat de sénateur prendre fin le 3 avril 1967. La même année, il retrouve le siège de conseiller général du canton de Saint-Étienne Nord-Est qu'il conserve jusqu'en 1979.

Durant la IIIe législature de la Ve République (1967-1968), il s'inscrit au groupe Progrès et démocratie moderne (PDM) et siège à la commission des lois. Se préoccupant surtout des collectivités locales, il présente en 1967 une proposition de loi tendant à la création d'un comité central des oeuvres sociales pour le personnel des collectivités locales. Il rapporte aussi, en 1968, des textes sur l'insigne distinctif de la fonction de maire ainsi que sur les dépenses des départements et des communes. Par ailleurs, il est rapporteur, en pleine crise étudiante de mai 1968, de la proposition de loi visant à créer une commission de contrôle sur la gestion de l'Éducation nationale et en particulier de l'enseignement supérieur. Il dépose également des textes visant à rendre inéligibles au Parlement les membres du Conseil constitutionnel (1967) et à élargir la couverture du risque maladie pour les enfants poursuivant leurs études au-delà de vingt ans (1968).

Vice-président du Centre républicain de 1967 à 1975, M. Durafour se représente aux élections législatives de juin 1968 organisées à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le général de Gaulle. Après avoir recueilli 35,4 % des suffrages exprimés au premier tour, il sort vainqueur d'une triangulaire au second tour avec 42,5 % des voix contre 29,8 % au communiste M. Olagnier et 27,6 % au républicain indépendant Lucien Nicolas.

Au cours de la IVe législature (1968-1973), il siège de nouveau au sein du groupe PDM à l'Assemblée nationale de 1968 à 1972 avant d'être porté sur la liste des députés n'appartenant à aucun groupe en 1972 et 1973. Retrouvant la commission des lois de 1968 à 1973, il siège aussi à la commission spéciale chargée de vérifier et d'apurer les comptes (1971-1972). Nommé au Conseil national des services publics départementaux et communaux en 1968, il continue de s'intéresser principalement aux collectivités locales, déposant une proposition de loi tendant à assurer à leurs agents contractuels le droit aux congés payés annuels (1968) et à augmenter le nombre des conseillers municipaux dans les communes ayant plus de 100 000 habitants (1970). Le maire de Saint-Étienne se soucie également de la taxe d'assainissement dans les communes (1968), des finances des collectivités locales (1969) ainsi que des fusions et regroupements de communes (1971). Il vote par ailleurs contre la loi portant création et organisation des régions en 1972.

Entre 1968 et 1971, le député de la Loire dépose en outre différentes propositions de loi : relatives à l'expulsion des étrangers (1968), à l'intégration dans les services publics de fonctionnaires et agents des services publics algériens (1969), à l'article 11 de la Constitution (1969) ou à la journée nationale du souvenir des Français rapatriés d'outre-mer (1970). Il s'intéresse aussi à l'enseignement, à la recherche, à l'emploi, à l'industrie automobile et au travail féminin. Il se préoccupe également de la fermeture des mines de charbon de sa ville (1968 et 1969).

Aux élections législatives de mars 1973, M. Durafour brigue le renouvellement de son mandat sous l'étiquette du Mouvement réformateur, coalition centriste à la fondation de laquelle il a participé en 1971. Après avoir réuni 43,6 % des suffrages exprimés au premier tour, il est réélu au second avec 60,6 % des voix contre 39,4 % au communiste Maurice Théolet et devient président du groupe des Réformateurs démocrates sociaux à l'Assemblée nationale en 1973 et 1974. Membre de la commission de la défense nationale (1973-1974), le premier édile de Saint-Étienne se préoccupe toujours des collectivités locales au Palais-Bourbon, déposant en 1973 des textes sur la création et l'organisation des régions ainsi que sur l'indemnité des maires et des adjoints. La même année, il est également l'auteur de propositions de loi portant sur les aides de l'État aux entreprises et sur la fixation à dix-huit ans de la majorité électorale et civile. Il se prononce par ailleurs contre la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973.

Ce centriste de gauche soutient la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1974, ce qui lui vaut d'être nommé ministre du Travail le 28 mai 1974 dans le gouvernement de Jacques Chirac. Renonçant alors à son mandat de député, il occupe ce portefeuille ministériel jusqu'au 25 août 1976, date à laquelle il devient ministre délégué auprès du Premier ministre Raymond Barre, chargé de l'Économie, des Finances et du Budget. Il met en place le programme gouvernemental de redressement économique et de lutte contre l'inflation sans parvenir à empêcher la hausse du chômage.

De retour en 1977 au Parti radical présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, devenu aussitôt membre du comité directeur de cette formation, il perd la même année la mairie de Saint-Étienne que lui ravit le communiste Joseph Sanguedolce : la liste de M. Durafour ne recueille que 48,5 % des suffrages exprimés contre 51,4 % pour celle de son adversaire qui devient le premier maire de gauche de Saint-Étienne. À la suite de cet échec, il démissionne du ministère de l'Économie.

Il parvient toutefois, en mars 1978, à retrouver le siège de député de la première circonscription de la Loire. Investi par l'Union pour la démocratie française (UDF), nouvellement créée, il arrive en tête au premier tour avec 35,5 % des suffrages exprimés puis l'emporte au second avec 52,8 % des voix face au communiste Marc Bruyère qui en réunit 47,2 %. De retour au Palais-Bourbon, il s'inscrit au groupe de l'UDF (1978-1981). Président de la commission de la production et des échanges de 1978 à 1981, il est rapporteur pour avis sur le projet de loi portant approbation du rapport sur les principales options du VIIIe Plan (1979) et présente des rapports d'information sur l'économie de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides (1978) ainsi que sur la télématique et la communication au Canada (1980). Toujours soucieux des difficultés économiques de la région stéphanoise, il dépose une proposition de loi en 1978 concernant les mineurs des houillères de bassin reconvertis, tout en exprimant la même année ses inquiétudes pour les industries stéphanoises de la sidérurgie et pour Manufrance. Il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980. Parallèlement à son mandat de député, M. Durafour, qui siège au Conseil régional de Rhône-Alpes à compter de 1973, en est élu président en 1980 et 1981.

Il perd toutefois son siège de député aux élections législatives de juin 1981 qui suivent la victoire du socialiste François Mitterrand à l'élection présidentielle. Arrivé en tête du premier tour avec 33,9 % des suffrages exprimés, le candidat de l'Union de la majorité présidentielle et du Parti radical est battu au second tour par le communiste Paul Chomat : M. Durafour n'obtient que 49,4 % des voix contre 50,6 % pour le premier adjoint au maire de Saint-Étienne. Privé dès lors de mandat parlementaire, il est nommé professeur associé à l'université Lyon-III en 1982. Il avait enseigné auparavant à l'université Paris-IX. Il devient par ailleurs président de la fédération Rhône-Alpes de l'UDF en 1982.

Il fait néanmoins son retour au Parlement dès 1983, retrouvant le Palais du Luxembourg seize ans après l'avoir quitté. Il est en effet élu sénateur de la Loire le 25 septembre 1983 : candidat sur la liste d'union de l'opposition UDF-RPR conduite dans la Loire par le président du Conseil général Lucien Neuwirth, il remporte 1 000 des 1 616 suffrages exprimés au second tour, après avoir réuni 606 des 1 619 voix au premier tour.

Membre du conseil national de l'UDF et vice-président du Parti radical, M. Durafour retrouve le groupe sénatorial de la Gauche démocratique auquel il avait déjà siégé de 1965 à 1967. Il appartient successivement aux commissions des affaires culturelles (1983-1986) et des finances (1986-1988), dont il est aussi vice-président.

L'ancien journaliste manifeste son intérêt au Sénat pour l'audiovisuel et la presse. Membre de la délégation parlementaire pour la communication audiovisuelle en 1985 et 1986, il est rapporteur pour avis du budget de la presse en 1985. Il s'exprime aussi en séance publique à propos de la liberté de la communication audiovisuelle (1983), de la privatisation de TF1 (1986) et de la création d'autres chaînes de télévision privées (1987).

Son action sénatoriale ne se réduit cependant pas aux questions audiovisuelles puisqu'il est rapporteur spécial du budget de l'urbanisme en 1986 et 1987. Il cosigne aussi une proposition de loi instituant une journée nationale des Français d'outre-mer en 1986 et intervient au sujet de l'enseignement supérieur (1983), du statut des professeurs d'université (1984), des centres dramatiques nationaux (1984), de la suppression de l'autorisation administrative de licenciement (1986), de la politique économique du gouvernement Chirac (1987) et de la transparence financière de la vie politique (1988).

Réélu conseiller régional de Rhône-Alpes en 1986 sur une liste UDF-radicaux, il soutient la candidature de Raymond Barre à l'élection présidentielle de 1988. Après le premier tour, l'ancien ministre centriste de Valéry Giscard d'Estaing, se rallie à F. Mitterrand. Il crée alors l'Association des démocrates qui vise à réunir « tous ceux qui ne sont pas socialistes » et qui soutiennent le président de la République sortant face au Premier ministre Jacques Chirac. Pour lui, F. Mitterrand est le candidat qui se montre le plus ferme à l'égard du Front national (FN), mouvement qui représente à ses yeux une grave menace pour la République. En réponse à son intransigeance à l'égard de l'extrême-droite, le président du FN Jean-Marie Le Pen ironise du reste plus tard, en septembre 1988, sur les déclarations de « M. Durafour crématoire », ce qui lui vaudra une condamnation à 10 000 francs d'amende en appel en 1993.

Après la réélection de F. Mitterrand, M. Durafour est nommé le 12 mai 1988 ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives dans le gouvernement de Michel Rocard, incarnant l'ouverture au centre voulue par F. Mitterrand. Il est aussitôt exclu du Parti radical. L'année suivante, en février 1989, il devient ministre d'État. En 1990, il parvient à conclure avec cinq syndicats de fonctionnaires un accord sur la réforme de la grille de la fonction publique. Mais après la nomination d'Édith Cresson à Matignon le 15 mai 1991 il n'est pas reconduit dans ses fonctions ministérielles.

De 1992 à 1996, il est conseiller d'État en service extraordinaire. En 1997, il abandonne son dernier mandat électif, celui de conseiller régional de Rhône-Alpes, qu'il exerçait depuis 1986. Il se retire alors de la vie politique, même s'il dirige en 2007, dans la Loire, le comité de soutien de Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle. Il renoue alors avec l'écriture. Parallèlement à sa carrière politique, il signe en effet une vingtaine d'ouvrages dont Japy et le chien fou (1948), Les Démoniaques (1950), pièce récompensée par le Grand Prix du théâtre 1950, Bettina Colonna (1950), Jus de citron (1951), Notre Rêve qui êtes aux cieux (1952), adapté au cinéma en 1954 sous le titre Les Fruits sauvages, Le Juif du ciel (1955), Les Moutons du ciel (1973), La Baïonnette de Mirabeau (1987) et Marais salaces (2001). Il est également l'auteur de romans policiers et d'aventures sous les pseudonymes de Pierre Jardin, dont Agnès et les vilains messieurs, primé par le Grand Prix du roman d'aventures en 1963, Rémi Sibel et Cécil Viborg.

Cette figure centriste, qui aura incarné deux fois, à quatorze ans d'intervalle, l'ouverture dans un gouvernement, et qui aura représenté dix-sept ans la Loire au Parlement, s'éteint le 27 juillet 2017 à l'âge de quatre-vingt-dix-sept ans à Saint-Étienne.

1 Profession de foi de Michel Durafour au premier tour des élections législatives de 1958.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur ; tableau des élections.

Who's who in France (plusieurs éditions).

Bibliographie

Ouvrages sur Michel Durafour

Soleil (Christian), Michel Durafour. Le Feu sous la cendre, tome 1, Saint-Étienne, Actes graphiques, 1997.

Soleil (Christian), Michel Durafour. Le Vent du large, tome 2, Saint-Étienne, Actes graphiques, 1998.

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Photo de M. Michel DURAFOUR, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de la Gauche Démocratique
Etat-civil
Né le 11 avril 1920
Décédé le 27 juillet 2017
Profession
Professeur d'université
Département
Loire