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MERCIER Louis

Ancien sénateur de la Loire

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MERCIER (Louis)

Né le 10 mai 1920 à Coutouvre (Loire)

Décédé le 14 avril 2014 à Cours-la-Ville (Rhône)

Sénateur de la Loire de 1983 à 2001

Louis Mercier voit le jour le 10 mai 1920 à Coutouvre, petite commune rurale du Roannais à laquelle il reste fidèle jusqu'à son dernier souffle. Fils d'agriculteur, il embrasse lui-même cette profession.

Il s'engage également dans la vie publique. Elu au conseil municipal de Coutouvre en avril 1945, lors des premières élections municipales organisées à la Libération, il devient maire de de sa commune natale en 1961. Constamment reconduit, il administre Coutouvre trente-quatre ans durant. Il siège en outre de 1982 à 1986 au conseil régional de Rhône-Alpes.

Il joue par ailleurs un rôle important au sein du monde agricole local. Cet ancien militant de la Jeunesse agricole catholique est membre de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles et de la chambre d'agriculture départementale. Il préside également la caisse de Mutualité sociale agricole départementale.

Fort de son implantation dans la Loire, il est choisi comme suppléant aux élections sénatoriales du 22 septembre 1974 par le sénateur-maire de Noirétable, Claude Mont. C'est également ce dernier qui le sollicite pour qu'il se porte candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983. Louis Mercier, membre du Centre des démocrates sociaux, se présente alors en quatrième position sur la liste de l'Opposition nationale unie pour la défense des communes et des libertés, soutenue par l'Union pour la démocratie française et le Rassemblement pour la République. Après avoir recueilli 634 des 1 619 suffrages exprimés au premier tour, il est élu sénateur de la Loire au second tour avec 1 047 des 1 612 suffrages exprimés. Ses trois colistiers sont également élus, Claude Mont et le président du conseil général de la Loire Lucien Neuwirth dès le premier tour, l'ancien ministre Michel Durafour au second.

Neuf ans après sa première élection à la Haute Assemblée, Louis Mercier se représente devant les grands électeurs de la Loire le 27 septembre 1992. Il occupe de nouveau la quatrième place sur la liste d'Union pour la Loire, constituée par l'UDF et le RPR et conduite par Lucien Neuwirth. Au premier tour, il rassemble 824 des 1 699 suffrages exprimés. Il est ensuite réélu au second tour avec 882 des 1 687 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il rejoint le groupe de l'Union centriste. Membre de la commission des affaires économiques, il participe en 1993 à la mission d'information sur les mutations économiques en Russie, en Ukraine, en Bulgarie et en Pologne ainsi que sur les relations économiques, commerciales et financières de ces pays avec la France, dont il cosigne le rapport.

C'est à son domaine professionnel, l'agriculture, qu'il consacre l'essentiel de son action au Sénat. Il se préoccupe plus particulièrement de la protection sociale des exploitants agricoles. Il intervient ainsi en 1985 lors de la discussion du projet de loi relatif à l'abaissement à soixante ans de l'âge de la retraite des personnes non salariées des professions agricoles. Il prend aussi régulièrement la parole lors de l'examen du budget des prestations sociales agricoles. Il déplore par exemple en 1995 la faiblesse des retraites agricoles et propose que les plus modestes soient portées « au moins au niveau du RMI ». Il s'exprime en outre sur la mutualisation de la Caisse nationale de crédit agricole en 1987. Il prend par ailleurs la parole au cours de l'examen du projet de loi sur le statut du fermage en 1984 et de celui sur l'adaptation de l'exploitation agricole à son environnement économique et social en 1988. Il se préoccupe également des difficultés des producteurs de viande bovine (1985) et de la formation professionnelle agricole (1991).

Il fait en outre valoir ses vues à la Haute Assemblée sur un autre domaine qui lui est cher : l'aménagement rural. Il plaide avant tout pour le maintien des services publics dans les espaces ruraux, à commencer par celui de l'eau. Président du syndicat des eaux Rhône-Loire-Nord, il est ainsi membre, au titre du Sénat, du comité consultatif pour la gestion du Fonds national pour le développement des adductions d'eau dans les communes rurales, de 1987 à 1997. Il intervient en séance publique sur la politique de l'eau et sa protection en 1990 et 1991. À la tête du syndicat intercommunal d'électricité de la Loire de 1989 à 2000, il s'exprime également en 1999 à propos de la modernisation du service public de l'électricité. Il présente un amendement en ce sens au projet de loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire en 1999.

Le sénateur de la Loire se préoccupe plus particulièrement de son territoire. Il exprime ainsi ses inquiétudes sur l'avenir de l'URSSAF de Roanne en 1987 et la situation des personnels des arsenaux de Roanne et de Saint-Étienne en 1989. Il plaide également pour la construction de nouvelles voies de communication dans son département en 1991.

Ses sujets de préoccupation au Sénat ne se réduisent toutefois pas à l'agriculture et à l'aménagement rural. Il cosigne une proposition de loi sur les victimes de la déportation du travail en 1990 et en 1995. Il s'intéresse par ailleurs à la réforme de l'enseignement supérieur (1986), à la création d'un plan d'épargne retraite (1987), à la famille (1994) ou aux élections cantonales (1997). Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998 et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999. En revanche, il s'abstient sur la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999.

Après avoir déjà renoncé à solliciter le renouvellement de son mandat municipal en 1995, il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001. Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, commandeur du Mérite agricole, il se retire alors de la vie politique à l'âge de quatre-vingt-un ans. Il s'éteint le 14 avril 2014, à quelques jours de son quatre-vingt-quatorzième anniversaire, à l'hôpital de Cours-la-Ville, dans le Rhône.

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Photo de M. Louis MERCIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 10 mai 1920
Décédé le 14 avril 2014
Profession
Agriculteur
Département
Loire