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PERREIN Louis

Ancien sénateur du Val-d'Oise

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


PERREIN (Louis)

Né le 18 janvier 1917 à Bordeaux (Gironde)

Décédé le 21 juin 2004 à Paris

Sénateur du Val-d'Oise de 1977 à 1995

Né le 18 janvier 1917 à Bordeaux, en pleine Grande Guerre, Louis Perrein perd très rapidement son père. Combattant au sein du 59e Régiment d'infanterie, celui-ci meurt en effet de ses blessures le 10 septembre 1918 dans la Somme.

Après avoir réussi le concours des surnuméraires, Louis Perrein devient auxiliaire aux Postes et télécommunications en 1938. Il crée immédiatement une section syndicale affiliée à la Confédération générale du travail. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prend part à la Résistance dans les PTT. Entré à l'École nationale supérieure des postes et télécommunications en 1952, il en sort diplômé. Il exerce dès lors d'importantes responsabilités au sein de l'administration des PTT : il les dirige dans l'Ardèche de 1966 à 1969 puis dans le Val-de-Marne de 1969 à 1977.

Il mène par ailleurs une carrière politique. Son engagement prend forme très tôt : il adhère à l'âge de quatorze ans aux Faucons rouges, mouvement de jeunesse socialiste. Puis à seize ans il rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière. Il est ensuite élu en mars 1959 maire de Villiers-le-Bel, commune située à dix-huit kilomètres au nord de Paris où il s'est établi en 1939. Constamment réélu, il gère cette ville jusqu'en 1988. Sous son administration, Villiers-le-Bel connaît une forte croissance démographique : sa population passe de quelque 5 000 habitants au milieu des années 1950 à plus de 25 000 en raison de la construction de grands ensembles et d'une importante immigration. Louis Perrein est par ailleurs conseiller général du canton de Villiers-le-Bel de 1976 à 1994.

Il sollicite également à plusieurs reprises un mandat parlementaire. Ses deux premières candidatures aux élections législatives dans la cinquième circonscription du Val-d'Oise se soldent par un échec. Candidat de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste en juin 1968, il ne réunit que 6 464 des 72 073 suffrages exprimés au premier tour, loin du député communiste sortant Henry Canacos. Il se retire de même en mars 1973 à l'issue du premier tour : candidat de l'Union de la gauche socialiste et démocrate, il n'obtient que 15 319 des 92 972 suffrages exprimés.

Il est cependant élu sénateur du Val-d'Oise le 25 septembre 1977. Le maire de Villiers-le-Bel remporte le seul siège gagné par la liste du Parti socialiste qui recueille 314 des 1 501 suffrages exprimés. Il est ensuite réélu le 28 septembre 1986, sa liste rassemblant 350 des 1 871 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe socialiste. Il en est nommé vice-président en 1983 et appartient à son bureau à partir de 1992. Membre de la commission des finances, il en est secrétaire à partir de 1980. Il est également membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques à partir de 1983, de la délégation parlementaire pour les Communautés européennes à partir de 1992 et du Fonds d'investissement des départements d'outre-mer en 1995.

S'il a quitté la direction des PTT du Val-de-Marne au moment de son entrée à la Haute Assemblée, Louis Perrein consacre une part importante de son action sénatoriale à son ancienne administration. Il est ainsi rapporteur spécial du budget des PTT de 1977 à 1985. Il est en outre nommé membre de la commission de contrôle sur les modalités de fonctionnement du service public des postes en 1984 et de la commission supérieure du service public des postes et télécommunications en 1990. Président du groupe sénatorial d'études sur l'avenir de la Poste à partir de 1980, il vice-préside aussi la mission d'information sur l'avenir des télécommunications à partir de 1986 et appartient à la commission de la télématique à partir de 1987. Il cosigne également une proposition de loi sur la création d'un Conseil supérieur de la télématique (1980) et une autre sur l'organisation du service public des PTT (1993).

Il s'intéresse tout autant aux médias. Membre du groupe sénatorial d'étude des problèmes de presse, il s'exprime lors des discussions des projets de loi sur la communication audiovisuelle (1982), le pluralisme des entreprises de presse (1984) et la liberté de communication (1986).

Son activité au Sénat ne se réduit cependant pas aux PTT et à la communication. Il est également rapporteur spécial des budgets de la Légion d'honneur et de l'Ordre de la Libération de 1986 à 1994, des Monnaies et médailles de 1986 à 1989 et du secrétariat général de la défense nationale en 1993 et 1994. Membre de la commission supérieure des caisses d'épargne, il intervient aussi longuement sur la réforme de ces dernières en 1983.

Nommé membre du comité directeur de l'Association des maires de France en 1978, il suit de près les questions qui concernent les collectivités locales. Il prend ainsi la parole à propos du développement de leurs responsabilités (1979-1980) et de l'aménagement de la fiscalité directe locale (1978-1979). Il intervient en outre au sujet des problèmes qui concernent le Val-d'Oise et Villiers-le-Bel, qu'il s'agisse de l'enseignement ou de la sécurité. Administrateur d'Aéroports de Paris à partir de 1984, il s'exprime souvent sur les nuisances sonores provoquées par le trafic aérien pour les riverains de l'aéroport de Roissy.

Il vote par ailleurs la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982 et la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992. Il se prononce en revanche contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980 et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993. Il s'abstient sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982 et la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Il se représente aux élections sénatoriales du 24 septembre 1995. Âgé de soixante-dix-huit ans, il n'est pas retenu sur la liste du PS dirigée par le maire de Saint-Ouen-l'Aumône Alain Richard. Il conduit ainsi une liste socialiste dissidente qui n'obtient que 70 des 2 078 suffrages exprimés.

Perdant son dernier mandat électif, il se retire de la vie politique. Il avait en effet déjà abandonné en 1988 la mairie de Villiers-le-Bel à son adjointe Raymonde Le Texier afin de se conformer à la loi sur le cumul des mandats. Il avait également quitté le conseil général du Val-d'Oise en 1994.

Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, il s'éteint le 21 juin 2004, à l'âge de quatre-vingt-sept ans.

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Photo de M. Louis PERREIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 18 janvier 1917
Décédé le 21 juin 2004
Profession
Directeur honoraire des Postes et Télécommunications
Département
Val-d'Oise