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TRÉMEL Pierre-Yvon

Ancien sénateur des Côtes-d'Armor

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 29 juin 2006 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

TREMEL (Pierre-Yvon)

Né le 9 août 1946 à Cavan (Côtes-du-Nord)

Décédé le 29 juin 2006 à Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique)

Député des Côtes-du-Nord de 1988 à 1990 puis des Côtes-d'Armor de 1990 à 1993

Sénateur des Côtes-d'Armor de 1998 à 2006

Licencié en droit, Pierre-Yvon Trémel enseigne l'économie au lycée Notre-Dame à Guingamp de 1972 à

1988. Parallèlement, il s'engage dans la vie politique locale, en devenant maire de la commune à 25 ans, en 1971, et militant au Parti socialiste dès 1977. De 1979 à 2004, il représente le canton de La Roche-Derrien au Conseil général des Côtes d'Armor, dont il occupe la vice-présidence pendant 18 ans de 1984 à 2002. Conseiller régional de 1986 à 1988, il démissionne de ses fonctions en application des règles limitant le cumul des mandats électifs. Acteur politique incontournable de son département, il concourt notamment au développement et au désenclavement routier du pays de Trégor-Goëlo. Défenseur de la culture bretonne et du bilinguisme, il oeuvre à la reconnaissance de la notion de pays et encourage la coopération intercommunale.

Elu député de la 5e circonscription des Côtes-du-Nord le 21 juin 1988, il s'inscrit au groupe socialiste et

siège à la commission de la production et des échanges. Mais il est battu au deuxième tour des élections législatives du 28 mars 1993 par Yvon Bonnot, candidat de l'Union pour la démocratie française. Aux élections sénatoriales du 27 septembre 1998, Pierre-Yvon Trémel, en deuxième position sur une liste commune présentée par le Parti socialiste et le Parti communiste, est élu dès le premier tour, obtenant 845 voix sur les 1562 suffrages exprimés.

Membre du groupe socialiste au Palais du Luxembourg, l'ancien professeur d'économie siège de 1998 à

2002 à la commission des affaires économiques puis, de 2003 à 2006, à la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire. Il intervient à plusieurs reprises en séance publique pour évoquer la situation de l'artisanat et de l'industrie, saluant notamment, lors des discussions des projets de loi de finances pour 2001 et 2002, la politique industrielle menée par le gouvernement de Lionel Jospin en faveur de la sauvegarde et de la restructuration des activités commerciales et artisanales. Après le changement de majorité, il critique dès 2003 la diminution des crédits alloués à l'industrie par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Il réclame la mise en oeuvre d'une politique volontariste visant à lutter contre la désindustrialisation de la France et de l'Europe.

Pierre-Yvon Trémel se bat pour défendre le maintien des services publics sur l'ensemble du territoire national, notamment en milieu rural. Il siège de 2001 à 2006 à la commission supérieure de service public des postes et télécommunications devenue, en 2003, commission supérieure du service public des postes et communications électroniques. En séance publique, il prend régulièrement la parole pour rappeler l'importance du rôle de l'Etat dans le maintien des services publics, et la nécessité de mettre la politique d'innovation technologique au service de l'aménagement du territoire. En 2002, il refuse toute privatisation de France Télécom et s'interroge sur la desserte de l'ensemble du territoire en téléphonie mobile de seconde génération et à haut débit. En 2004, lors de la discussion précédant le vote du projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique, il réclame la création d'un fonds de soutien à l'aménagement numérique du territoire et une meilleure surveillance des conditions de tarification de la téléphonie mobile. En 2005, lors de la discussion du projet de loi

relatif à la régulation des activités postales, il fustige un texte entraînant une dégradation de la présence postale dans les territoires fragiles. Il demande à plusieurs reprises qu'un compromis soit trouvé entre maintien des services publics et volonté de la Commission européenne de libéraliser le service public des télécommunications.

Elu local, Pierre-Yvon Trémel profite également de ses interventions en séance publique pour expliquer les difficultés rencontrées par les agriculteurs, plus particulièrement en Bretagne. Lors de la discussion du budget agricole pour 2001, il évoque les effets de la crise de la vache folle et le sentiment d'abandon du monde rural. Il décrit également la situation financière précaire des pêcheurs, et les difficultés qu'ils rencontrent face à la hausse du prix du gazole. Il milite en faveur d'une meilleure protection des zones côtières et fustige, en 2003, les conséquences désastreuses des dégazages sur les oiseaux et sur les écosystèmes marins. En 2005, il dénonce l'augmentation du nombre de trafics illicites en mer et se déclare favorable au renforcement des mesures de surveillance dans ce domaine, réclamant notamment des moyens accrus aux niveaux national et européen.

Dans l'opposition parlementaire de 2003 à 2006, Pierre-Yvon Trémel, demeure très actif et dépose de nombreuses propositions de loi portant aussi bien sur la défense des droits fondamentaux (droits de l'enfant, liberté de la presse, lutte contre les discriminations), que sur l'aménagement du territoire ou la réforme du système électoral. En 2003, il est membre de la mission commune d'information sur les dysfonctionnements du système de santé face à la canicule et, en 2006, dépose un rapport d'information intitulé La Chine est réveillée, quelles conséquences pour la France ?

Pierre-Yvon Trémel s'oppose au vote du projet de loi relatif au pacte civil de solidarité (1999) et au projet de loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République (2000). Il approuve le projet de loi constitutionnelle relatif à l'égalité entre les femmes et les hommes (2003) et le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (2005).

En mars 2004, il ne se représente pas aux élections cantonales mais demeure maire de Cavan. Pierre- Yvon Trémel s'éteint le 29 juin 2006 dans sa soixantième année. Son suppléant, Didier Morel, étant décédé peu de temps auparavant, des élections partielles sont organisées et remportées par l'ancien ministre délégué à la coopération, Charles Josselin, qui a travaillé de nombreuses années avec Pierre-Yvon Trémel à la présidence du Conseil général de Côtes-d'Armor.

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Photo de M. Pierre-Yvon TRÉMEL, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 9 août 1946
Décédé le 29 juin 2006
Profession
Enseignant
Département
Côtes-d'Armor