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Proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse

Dernière mise à jour le 20 janvier 2017
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Mardi 24 janvier 2017 à 17 heures, la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion de la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse se réunit.

Mercredi 7 décembre 2016, le Sénat a adopté avec modifications, par 173 voix pour et 126 voix contre, la proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse.

 

 

 

Suivre les étapes de la discussion

 

 Les étapes de la discussion

Réunion de la commission mixte paritaire (24 janvier 2017)

 

Mardi 24 janvier 2017 à 17 heures, la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion de la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse se réunit.

 

 Première lecture au Sénat (7 décembre 2016)

 

 

Mercredi 7 décembre 2016, le Sénat a adopté, par 173 voix pour et 126 voix contre, la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse.

 

 Examen en commissions au Sénat (6 et 7 décembre 2016)

 

Mardi 6 décembre 2016, la commission des affaires sociales a examiné le rapport de Stéphanie RIOCREUX.

Estimant que la proposition de loi a pour objet de "trouver un point d'équilibre pour que la liberté de s'opposer à l'IVG n'entrave pas la liberté d'y recourir", la rapporteure a proposé à la commission une nouvelle rédaction plus recentré du dispositif. Cette nouvelle rédaction, adoptée par la commission, permet :

  • de rétablir la distinction entre l'objectif poursuivi par les auteurs du délit et les moyens par lesquels il est constitué ;
  • de prévoir, sans ambiguïté que la communication électronique fait partie des moyens par lesquels peuvent s'exercer les pressions morales et psychologiques constitutives du délit d'entrave ;
  • de préciser que les personnes cherchant à s'informer sur l'IVG, notamment sur Internet, peuvent être reconnues victimes de ces pressions.

- L'amendement adopté
- Le rapport
- Le texte de la commission
- Le compte rendu de la commission

 

Mercredi 7 décembre 2016, la commission des lois a examiné le rapport pour avis de Michel MERCIER.

- Avis de Michel MERCIER fait au nom de la commission des lois

 

Nomination de rapporteurs

Mercredi 16 novembre 2016, la commission des affaires sociales a nommé Stéphanie RIOCREUX rapporteure sur la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse.

Mercredi 23 novembre 2016, la commission des lois s'est saisie pour avis et a nommé Michel MERCIER rapporteur pour avis sur la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse.

 

Première lecture à l’Assemblée nationale (1er décembre 2016)

 

Jeudi 1er décembre 2016, l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse.

Lundi 7 novembre 2016, le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur ce texte.

 Comprendre les enjeux

 

Une proposition de loi des députés du groupe socialiste, écologiste et républicain et apparentés

Les députés du groupe socialiste, écologiste et républicain et apparentés estiment que certains sites Internet "indui[sent] délibérément en erreur, intimid[ent] et/ou exerc[ent] des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’interruption volontaire de grossesse (IVG)". Il s’agit pour eux d’une nouvelle forme d’entrave à l’exercice du droit à l’IVG qu’ils considèrent comme un "droit fondamental pour toutes les femmes". Selon eux, ces sites sont en effet "sur un tout autre terrain" que celui de la liberté d’expression et d’opinion.

Leur proposition de loi vise à lutter contre ces pratiques en étendant le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse aux pressions psychologiques et morales sur internet.

L’opposition des députés du groupe Les Républicains

Lors de la discussion en séance publique à l’Assemblée nationale, le groupe Les Républicains a déposé une motion de rejet préalable, estimant notamment que le texte "flirte dangereusement avec la création d’un délit d’opinion".

Cette motion a été rejetée.

L’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale

Le texte initial a été modifié en commission et en séance.

Le Gouvernement ayant engagé une procédure accélérée, la proposition de loi pourrait ne faire l’objet que d’une seule lecture au Parlement.

 

Le délit d'entrave à l'IVG

Le délit d'entrave à l'IVG a été créé par la loi du 27 janvier 1993. Il a été renforcé par la loi du 4 juillet 2001 et élargi par la loi du 4 août 2014.

Ce délit est aujourd'hui inscrit dans le code de la santé publique (art L. 2232-2) et est défini comme le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher, de pratiquer ou de s'informer, sur une IVG ou les actes préalables à celle-ci.

L'entrave peut être exercée physiquement ou par pressions psychologiques.

Le délit est assorti d'une peine maximale de deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende.

En savoir plus :

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