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Projet de loi de finances pour 2003 : Défense - Marine

 

2. le recrutement du personnel officier marinier

L'ensemble des officiers mariniers est issu des militaires du rang mais certaines filières de recrutement, comme l'école de Maistrance permettent un accès très rapide au corps des officiers mariniers. Les engagements initiaux sont de 10 ans.

a) l'école de Maistrance

Cette voie représente environ un tiers des recrutements. L'année 2002 a vu un redressement du nombre des candidatures pour un besoin de 758 personnes. 778 personnes devraient intégrer l'école en 2003. Les quartiers-maîtres admis à l'école de maistrance accèdent au corps des officiers mariniers au bout d'un an à un an et demi en moyenne.

Si les flux de recrutement sont satisfaisants d'un point de vue global, certaines spécialités souffrent de déficits importants (15.5 % pour le personnel atomicien non-officier).

b) les EILD

L'engagement initial de longue durée concerne les deux tiers des recrutements ( 1996 en 2002) pour une formation initiale de quatre mois en école suivie d'un programme pratique. Les EILD accèdent au grade de second maître en moyenne au bout de quatre ans et demi d'engagement.

Au 1er juillet 2002, l `écart entre les effectifs budgétaires et les effectifs réels révélait un déficit important lié à l'accroissement des départs volontaires, à un taux important de non-renouvellement de contrat et aux effets des mesures d'incitation au départ mises en place en 1997.

3. le recrutement des EICD et des volontaires

Le flux de recrutement des EICD se stabilise en 2003 à hauteur de 700 personnes, les besoins étant globalement atteints.

Les mesures mises en place en matière de recrutement et le fin des dispositifs d'incitation au départ devraient permettre de résorber les sous-effectifs.

4. la réserve

La loi n° 99-89 du 22 octobre 1999 portant organisation de la réserve militaire et du service de défense prévoit une organisation en deux sous-ensemble : la réserve opérationnelle, rémunérée et intégrée dans les armées constitue un renfort indispensable à leur fonctionnement tandis que la réserve citoyenne, qui en constitue le vivier, vise à la diffusion de l'esprit de défense et au maintien du lien armées-nation.

L'objectif de format de la réserve opérationnelle de la marine est de 6 500 militaires en 2008.

L'objectif pour 2003 est de 3 400 militaires.

40 % des postes ouverts concernent la protection -défense des points sensibles, la défense maritime du territoire et la sauvegarde maritime, 25 % sont liés aux ressources humaines, le solde se répartissant entre états-majors et emploi des forces.

La montée en puissance apparaît satisfaisante, 1 669 en 2000, 1857 en 2001, 3249 en 2002 mais elle recouvre des disparités importantes selon les grades : si l'objectif est largement atteint pour les officiers, avec 54 % des postes déjà pourvus par rapport à l'objectif 2008, ce niveau atteint 39 % chez les officiers-mariniers et n'est que de 20 % pour les quartiers maîtres et matelots. Les objectifs sont donc atteints en volume mais selon une structure qui devra évoluer.

 

Militaires du rang

Officiers mariniers

Officiers

Objectif 2002

500

1 100

700

Réalisé au 01/07/2002

369

1 698

1 180

% par rapport objectif

73 %

154 %

168 %

Objectif 2003

800

1 700

1 100

Objectif 2008

1 400

3 100

2 000

La durée moyenne des contrats ESR (engagement à servir dans le réserve) est passée de 17 jours en 2001 à 21 jours en 2002.

Pour certaines spécialités d'emplois, la marine procède à un recrutement direct : fusilier, guetteur sémaphorique, marin-pompier et secrétaire. Cette procédure a concerné 250 stagiaires des préparations militaires marine à l'été 2002.

Une réflexion est en outre engagée sur un assouplissement des normes annuelles d'activité actuellement fixées à 30 jours, pour pouvoir bénéficier de la disponibilité de certains réservistes, anciens militaires d'active par exemple et sur le fractionnement de la prime d'engagement pour compenser la baisse des revenus du réserviste.

Les crédits de rémunération et de fonctionnement s'élevaient en 2001 à 4,71 M€. En 2008, le coût global de la réserve devrait atteindre 20 M€.