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C. L'ACTIVITÉ DES PORTS FLUVIAUX

Si, durant l'année 2002, le trafic fluvial (chargements + déchargements) de l'ensemble des ports français a augmenté, le nombre de quais dépassant 100.000 tonnes est resté pratiquement inchangé (153, contre 154 en 2001).

L'activité du port autonome de Paris (PAP) s'établit à 19,9 millions de tonnes, soit une progression de 7,7 % par rapport à l'année précédente. Après le tassement du trafic constaté en 2001, principalement en raison des conditions climatiques, il s'agit donc d'un retour à la croissance, malgré un début d'année difficile. Le transport de matériaux de construction a augmenté de 736.000 tonnes, le transport de produits énergétiques de 560.000 tonnes, et celui des produits agricoles et alimentaires de 85.000 tonnes. En conséquence, le chiffre d'affaires du PAP a progressé de 8 % en 2002, pour atteindre 57,4 millions d'euros. Cependant, ce chiffre d'affaires reflète aussi la croissance des activités liées aux transports de passagers et aux loisirs.

L'activité des ports de la façade maritime connaît également une progression, sous l'effet de l'augmentation des échanges de matériaux de construction et de charbon. Le trafic du port du Havre est ainsi passé de 3,9 millions de tonnes en 2001 à 4,5 millions de tonnes en 2002. De même, au port de Rouen, il est passé de 3,1 à 3,7 millions de tonnes.

En revanche, le trafic des ports du Rhin (14,8 millions de tonnes) est en légère baisse (-3,8 %), en raison de la diminution du transport des minéraux bruts et des matériaux de construction. Cette baisse affecte notamment le port autonome de Strasbourg, dont l'activité recule de 3,1 %. Cependant, les ports du Rhin profitent de l'essor du transport combiné (+9,1 %), Mulhouse confortant sa première place de port français en matière de conteneurs.

Les ports du Rhône et de la Basse Saône ont généré un trafic de l'ordre de 4 millions de tonnes, en légère baisse par rapport à l'année précédente. L'activité des plates-formes multimodales de Chalon et Mâcon, appartenant à la société Agroport, a progressé de 4,3 %.

Enfin, les ports du réseau Nord ont enregistré une croissance de leurs expéditions (+8,8 %) et de leurs arrivages (+2,7 %).

Le port autonome de Paris (PAP)

Deuxième port fluvial européen, le port autonome de Paris assure 13 % de l'approvisionnement en marchandises de la région parisienne, grâce à ses 70 sites installés au coeur d'une zone urbaine dense. Il accueille 600 entreprises et génère 72 000 emplois, dont 12 000 emplois directs.

Le PAP prend en compte la mission qui lui est assignée par le plan de déplacements urbains (PDU) d'Ile-de-France de contribuer au report du trafic routier sur les modes fluvial et fluvio-maritime. Il s'agit, d'ici 2005, de doubler le trafic fluvial pour absorber 3 % du trafic routier.

La stratégie de développement adoptée a déjà permis une forte augmentation du trafic fluvial en 2002. Le PAP envisage, dans cette perspective, de réaménager ses dix plates-formes multimodales pour les rendre plus fonctionnelles et leur permettre d'assurer le trafic supplémentaire. En 2002, le port de Bonneuil-sur-Marne a ainsi ouvert une plate-forme pour les conteneurs. Par ailleurs, quatre plate-formes supplémentaires devraient être mises en service d'ici 2020.

Enfin, une consolidation du réseau des ports urbains est prévue, en vue de desservir les villes au plus près de leurs lieux de consommation (s'agissant en particulier des matériaux de construction) et de production (déchets), et de contribuer ainsi à réduire le transport routier dans leur périmètre. Un autre objectif est l'amélioration de l'intégration de ces ports dans le paysage urbain et l'environnement des habitants. Il s'agit d'en faire des espaces mixtes, à usage à la fois industriel et de loisirs, grâce à une sécurisation des activités, à une rénovation des installations portuaires et à des aménagements tels que l'installation de promenades piétonnières (exemple de l'arboretum du port de Gennevilliers).