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IV. LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA SNCF ET DU GROUPE SNCF

A. LA SNCF

L'évolution 2002-2003 est retracée dans le tableau ci-dessous :

(en millions d'euros)

Situation financière de la SNCF
Principaux éléments

Résultats 2002

Budget prévisionnel 2003

Chiffre d'affaires

14 782

15 183

Produits d'exploitation courante

15 398

15 902

Charges d'exploitation courante

- 14 685

- 15 033

Excédent brut d'exploitation

713

869

Amortissements et provisions nets

- 708

- 788

Résultat d'exploitation

- 17

81

Résultat financier

- 166

- 225

Résultat courant

- 183

- 144

Résultat exceptionnel

168

 

Résultat net

19

- 144

En 2002, le chiffre d'affaires a progressé de 555 M€, sous l'effet d'une hausse des produits du trafic et des contributions de service liées à la régionalisation.

Les produits du trafic ont augmenté de 3,6 % se répartissant de la manière suivante :

 

Trafic annuel

Produits du trafic

Produit moyen

Grandes Lignes

+ 2,7 %

+ 5,0 %

+ 2,2 %

TER

+ 4,0 %

+ 8,1 %

+ 3,9 %

Ile-de-France

+ 2,4 %

+ 3,5 %

+ 1,0 %

Fret

- 0,7 %

- 0,7 %

- 0,0 %

Les produits du trafic Grandes Lignes ont progressé de + 5 %, ceux du trafic RER de + 8,1 %, tandis que le niveau de croissance des produits de l'activité Ile-de-France (+ 3,5 %) restait satisfaisant.

Les produits du trafic Fret ont enregistré, en revanche, une baisse de - 0,7 %.

Le résultat courant de l'exercice 2002 a affiché une perte de - 183 m€ contre - 176 M€ en 2001.

Pour 2003, le chiffre d'affaires prévu s'élève à 15.183 M€, en hausse de 2,7 % par rapport à 2002.

Les produits du trafic (8,63 milliards d'euros), sont en progression de 4,2 % avec une croissance de + 4,6 % pour les Grandes Lignes, de + 1,8 % pour les TER et de + 2,6 % pour l'Ile-de-France. L'objectif recherché pour le fret est une croissance de + 5,4 %.

Les charges d'exploitation courante envisagées s'élèvent à 15,03 milliards d'euros, soit un accroissement de 348 M€ (+ 2,4 %).

Dans cet ensemble, les dépenses de personnel devraient représenter 7,75 milliards d'euros, en progression de 1,4 % par rapport à 2002.

Les péages d'infrastructure devraient enregistrer une progression modérée de + 2 %.

La perte prévue pour l'exercice 2003 s'élèverait à - 144 M€, c'est-à-dire qu'elle diminuerait par rapport au résultat 2002 (- 183 M€).

B. LE GROUPE SNCF

L'évolution des résultats consolidés, pour lesquels les données disponibles les plus récentes concernent l'année 2002, apparaît dans le tableau ci-dessous :

(en millions d'euros)

 


31.12.2002


31.12.2001

Variation

 

En M€

En %

Chiffre d'affaires consolidé

22 176

20 129

2 047

10,2 %

Production stockée et immobilisée

575

659

(84)

- 12,8 %

Subventions d'exploitation

89

134

(45)

- 33,6 %

Achats et charges externes

(10 844)

(10 242)

(602)

5,9 %

Impôts et taxes

(843)

(785)

(58)

7,4 %

Frais de personnel

(9 750)

(8 741)

(1 009)

11,5 %

Excédent Brut d'Exploitation

1 403

1 155

248

21,5 %

Dotations nettes aux
amortissements et provisions

(1 166)

(1 132)

(34)

3 %

Autres charges et produits de
gestion courante

(54)

(3)

(51)

-

Résultat d'exploitation

183

20

163

-

Résultat financier

(320)

(330)

10

3 %

Résultat courant des sociétés
intégrées

(137)

(310)

173

55,8 %

Résultat exceptionnel

297

149

148

99,3 %

Impôts sur les résultats

(37)

(24)

(13)

54,2 %

Résultat net des sociétés intégrées

123

(185)

308

-

Quote part dans les sociétés mises
en équivalence

(2)

13

(15)

-

Amortissement des écarts
d'acquisition

(28)

(38)

10

26,3 %

Résultat net de l'ensemble
consolidé

93

(210)

303

-

Intérêts minoritaires

30

(70)

100

-

Résultat net part du groupe

63

(140)

203

-

Notons qu'à périmètre constant, le chiffre d'affaires consolidé du groupe n'augmente que de 3,1 % en dépit de l'augmentation des produits du trafic induite par le TGV Méditerranée et de la comparaison avec un exercice précédent pénalisé par les grèves du printemps.

Pour la SNCF, les activités de transport routier et de logistique ont développé une politique commerciale plus sélective et souffert d'une conjoncture morose et des difficultés d'acheminement sous la Manche et vers l'Italie. D'autre part, les difficultés de Corail et d'Eurostar ont pénalisé le transport de voyageurs dans son ensemble.

L'excédent brut d'exploitation du groupe a néanmoins augmenté de 12,6 % malgré l'augmentation des péages d'infrastructure (266 M€) et la diminution des aides de l'Etat au transport combiné (60 M€) grâce aux bons résultats de l'activité des TER, de Seafrance et de Telecom Développement.

Le résultat d'exploitation du groupe s'est établi à 184 M€ en 2002 soit une hausse de + 137 M€ par rapport à 2001.

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