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III. LES TRAFICS DE LA SNCF

 Trafic voyageurs

Le tableau ci-dessous montre l'évolution, depuis 1998, du trafic voyageurs de la SNCF avec la répartition entre TGV, trains rapides nationaux, trains régionaux et trains du réseau de l'Ile-de-France :

En milliards de voyageurs-kilomètres

1998

1999

2000

2001

2002

Grandes lignes

47,5

49,1

51,7

52,8

54,3

dont :

 
 
 
 
 

- TGV

30,0

32,3

34,8

37,4

39,9

- Trains rapides nationaux

17,5

16,8

16,9

15,4

14,4

Services régionaux

7,7

8,0

8,5

8,8

9,2

Ile-de-France

9,3

9,1

9,7

9,9

10,1

Total trafic voyageurs

64,5

66,2

69,9

71,5

73,5

Le trafic voyageurs a été marqué, au cours de ces cinq dernières années, par une nette progression (+ 14 %). Toutefois, après trois années de croissance soutenue (compris entre 3,3 et 5,5 % par an), un ralentissement de la progression des trafics est apparue en 2001 (+ 2,4 %), confirmé en 2002 (+ 2,8 %).

Relevons que ce ralentissement a affecté à la fois les trafics Grandes Lignes, et ceux de l'Ile-de-France, mais n'a pas concerné les trafics régionaux.

Si le trafic Grandes Lignes a évolué favorablement sur la période 1998-2002 (+ 14,2 %), on note de fortes disparités : 

- le trafic des TGV a enregistré une forte progression (+ 33 % en cinq ans, + 60 % depuis 1996) du fait de l'élargissement de l'offre. La mise en service du TGV Méditerranée a notamment permis au trafic TGV de poursuivre un bon rythme de progression en 2001 (+ 7,6 %) et en 2002 (+ 6,6 %), et de permettre à celui-ci de représenter désormais plus de 54 % de l'ensemble du trafic voyageurs de la SNCF ; mais cette tendance, soulignons-le, a profité essentiellement aux relations avec le Sud-Est.

- au contraire, le trafic des trains rapides nationaux (TRN), après plusieurs années de stagnation, a enregistré une baisse marquée depuis 2001, due principalement à la mise en service du TGV Méditerranée et au report de l'offre Grandes Lignes vers les services régionaux ; globalement, le trafic de l'activité Grandes Lignes a donc poursuivi sa progression (+ 2,3 % en 2001, + 2,7 % en 2002), mais à un rythme plus modéré que les années précédentes (+ 3,4 % en 1999 et + 5,1 % en 2000).

- le trafic régional voyageurs a enregistré une hausse de 20,1 % en cinq ans du fait de l'extension de l'offre de transport dans les régions ayant expérimenté la décentralisation des services régionaux de voyageurs.

- le trafic d'Ile-de-France a enregistré, quant à lui, une évolution positive (+ 11 % sur les quatre dernières années) ; après avoir progressé fortement en 2000 (+ 6,6 %), le trafic a évolué plus modérément en 2001 (+ 2,3 %) et en 2002 (+ 2,6 %).

 Le trafic ferroviaire de marchandises ne laisse pas, quant à lui, de susciter de graves inquiétudes.

Au cours de l'année 2001, le volume de trafic a ainsi enregistré une baisse de 9 % (- 8,8 % pour le trafic conventionnel et - 9,4 % pour le trafic combiné), que la SNCF explique par la conjoncture moins favorable et le mouvement social survenu au cours du printemps chez les agents de conduite.

Les résultats de l'année 2002 ont montré un trafic en stagnation par rapport à l'année précédente. Des hausses de trafic ont toutefois été enregistrées dans les secteurs de la sidérurgie, des matériaux de construction, de la chimie ou encore des véhicules automobiles. Les baisses de trafic ont concerné les secteurs de l'agriculture et des produits pétroliers.

Les résultats du premier semestre de l'année 2003 font état, hélas, d'une baisse de 8,6 % par rapport à la même période de l'année précédente. Cette baisse concerne la totalité des secteurs de marché (le transport combiné régresse même de 12,6 % !) et est imputé par la SNCF aux différents mouvements sociaux intervenus au cours de cette période ainsi qu'aux difficultés de conjoncture.

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