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20 novembre 2003 : Budget 2004 - Outre-mer ( avis - première lecture )

 

 

B. LA GUADELOUPE

 Le secteur agricole qui, selon les dernières données disponibles, représentait, en 1999, 4,2 % de la valeur ajoutée, connaît une mutation liée à la baisse du nombre d'exploitations qui se traduit par une baisse du niveau de la production. L'insuffisance de l'eau contribue également à la diminution des rendements. Par conséquent, en 2001, la production agricole a diminué de 5,6 %, représentant 270 millions d'euros.

La première production est la banane (39,2 millions d'euros).

La production de sucre se maintient, quant à elle, à 38,2 millions d'euros. Son déclin tendanciel depuis dix ans a pourtant freiné la modernisation de l'industrie du sucre. La filière du rhum connaît cependant une relance en 2000 (+ 9,7 %) grâce à la réouverture de l'usine de Bonne-Mer.

Les autres productions végétales, essentiellement des fruits, restent destinées au marché local, à l'exception toutefois du melon qui est exporté vers la métropole.

 La production halieutique est restée stable en 2002, à 10.100 tonnes, dont 93 % de poissons. Elle ne permet pas de couvrir les besoins de la population, estimés entre 13.000 et 15.000 tonnes.

 Le secteur du BTP occupe une place importante dans l'économie guadeloupéenne (9,4 % de la valeur ajoutée en 1999 et 12 % de la population active). Il se caractérise par une forte atomisation, moins de 3 % des entreprises du secteur employant plus de 10 salariés. En 2002, le BTP a connu une évolution défavorable en raison de l'alourdissement des charges et du resserrement des trésoreries de ses entreprises.

 L'industrie guadeloupéenne, relativement récente, est principalement établie sur la commune de Baie-Bahault, sur le site de Jarry, qui fait l'objet d'un projet de modernisation (« Jarry 2000 »). L'évolution du secteur a été plutôt défavorable en 2002, sous l'effet des difficultés du BTP. Cependant, des filières telles que l'imprimerie et l'optique ont bénéficié d'une conjoncture plus positive.

 Enfin, le tourisme traverse une crise durable. Commencée avant 2001, elle se traduit par une baisse de la fréquentation sous l'effet de la concurrence de la République Dominicaine et de Cuba, mais aussi par des coûts de production élevés qui grèvent la rentabilité des établissements.

Le succès de la Route du Rhum et l'importante campagne de promotion de la Guadeloupe en métropole ont contribué à une amélioration de la situation à la fin de l'année 2002, qui ne s'est toutefois pas confirmée en 2003.